Au clair de la lune
« Au clair de la
lune,
Mon ami Pierrot,
Prête-moi ta plume
Pour écrire un mot.
Ma chandelle est morte,
Je n'ai plus de feu :
Ouvre-moi ta porte
Pour l'amour de Dieu »
Au clair de la lune,
Pierrot répondit :
« Je n'ai pas de plume,
Je suis dans mon lit.
Va chez la voisine,
Je crois qu'elle y est,
Car dans sa cuisine,
On bat le briquet. »
Au clair de la lune,
L'aimable Lubin
Frappe chez la brune
Qui répond soudain :
« Qui frappe de la sorte ? »
Il dit à son tour :
« Ouvrez votre porte
Pour un dieu d'amour. »
Au clair de la lune,
On n'y voit qu'un peu.
On chercha la plume,
On chercha du feu.
En cherchant d'la sorte
Je n'sais c'qu'on trouva,
Mais je sais qu'la porte
Sur eux se ferma !
Auprès de ma Blonde
Dans les jardins d'mon père
Les lilas sont fleuris ; (bis - les deux vers)
Tous les oiseaux du monde
Vienn'(nt) y faire leurs nids.
Auprès de ma Blonde
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
Auprès de ma Blonde
Qu'il fait bon dormir.
Tous les oiseaux du
monde
Vienn'(nt) y faire leurs nids. (bis - les deux vers)
La caill', la tourterelle
Et la jolie perdrix.
Auprès de ma Blonde
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
Auprès de ma Blonde
Qu'il fait bon dormir.
La caill', la
tourterelle
Et la jolie perdrix. (bis - les deux vers)
Et ma jolie colombe
Qui chante jour et nuit.
Auprès de ma Blonde
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
Auprès de ma Blonde
Qu'il fait bon dormir.
Et ma jolie colombe
Qui chante jour et nuit. (bis - les deux vers)
Qui chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari.
Auprès de ma Blonde
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
Auprès de ma Blonde
Qu'il fait bon dormir.
Bonjour, ma
cousine
« Bonjour, ma cousine.
- Bonjour, mon
cousin germain.
On m'a dit que vous m'aimiez :
Est-ce bien la vérité ?
- Je n' m'en soucie
guère. (bis)
Passez par ici et moi par là,
Au r'voir, ma cousine, et puis voilà ! »
Les garçons font
face aux filles. Chaque couple ainsi formé se salue en s'inclinant une fois à droite et une fois à gauche (vers 1 et 2). Puis les partenaires se désignent de l'index en faisant mine de s'étonner,
puis de se réprimander (vers 3 et 4). Enfin, chaque couple danse en rond, bras dessus, bras dessous (à droite et à gauche) lors des vers 5 et 6. Pour finir, le couple de tête passe sous les bras
levés des autres enfants pour aller prendre sa place en fin de rang.
Chant de la
Promesse
Chant
scout
Devant tous je m'engage
Sur mon honneur,
Et je te fais hommage
De moi, Seigneur !
Je veux t'aimer sans
cesse
De plus en plus.
Protège ma promesse,
Seigneur Jésus !
Je jure de te suivre
En fier chrétien,
Et tout entier je livre
Mon cœur au Tien.
(Pour les
Guides :
Je jure d'être fière
De notre foi ;
De vivre à sa Lumière
Tout près de Toi.)
Je veux t'aimer sans
cesse
De plus en plus.
Protège ma promesse,
Seigneur Jésus !
Fidèle à ma
Patrie
Je le serai ;
Tous les jours de ma vie,
Je servirai.
Je veux t'aimer sans
cesse
De plus en plus.
Protège ma promesse,
Seigneur Jésus !
Je suis de tes
apôtres,
Et chaque jour
Je veux aider les autres
Pour ton amour.
Je veux t'aimer sans
cesse
De plus en plus.
Protège ma promesse,
Seigneur Jésus !
Ta règle a sur
nous-mêmes
Un droit sacré ;
Je suis faible, tu m'aimes :
Je maintiendrai !
Je veux t'aimer sans
cesse
De plus en plus.
Protège ma promesse,
Seigneur Jésus !
Chère
Élise
Première moitié
du XIXe
siècle
« Avec quoi faut-il chercher l'eau,
Chère Élise, chère Élise,
Avec quoi faut-il chercher l'eau ?
- Avec un seau, mon cher Eugène,
Cher Eugène, avec un seau.
- Mais le seau, il
est percé,
Chère Élise, chère Élise,
Mais le seau, il est percé.
- Faut le boucher, mon cher Eugène,
Cher Eugène, faut le boucher.
- Avec quoi faut-il
le boucher,
Chère Élise, chère Élise,
Avec quoi faut-il le boucher ?
- Avec d'la paille, mon cher Eugène,
Cher Eugène, avec d'la paille.
- Mais la paille
n'est pas coupée,
Chère Élise, chère Élise,
Mais la paille n'est pas coupée.
- Faut la couper, mon cher Eugène,
Cher Eugène, faut la couper.
- Avec quoi faut-il
la couper,
Chère Élise, chère Élise,
Avec quoi faut-il la couper ?
- Avec un' faux, mon cher Eugène,
Cher Eugène, avec un' faux.
- Mais la faux n'est
pas affûtée,
Chère Élise, chère Élise,
Mais la faux n'est pas affûtée.
- Faut l'affûter, mon cher Eugène,
Cher Eugène, faut l'affûter.
- Avec quoi faut-il
l'affûter,
Chère Élise, chère Élise,
Avec quoi faut-il l'affûter ?
- Avec un' pierre, mon cher Eugène,
Cher Eugène, avec un' pierre.
- Mais la pierre
n'est pas mouillée,
Chère Élise, chère Élise,
Mais la pierre n'est pas mouillée.
- Faut la mouiller, mon cher Eugène,
Cher Eugène, faut la mouiller.
- Avec quoi faut-il
la mouiller,
Chère Élise, chère Élise,
Avec quoi faut-il la mouiller ?
- Avec de l'eau, mon cher Eugène,
Cher Eugène, avec de l'eau.
- Avec quoi faut-il
chercher l'eau,
Chère Élise, chère Élise,
Avec quoi faut-il chercher l'eau ?
- Avec un seau, mon cher Eugène,
Cher Eugène, avec un seau... »
Colchiques
Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent,
Colchiques dans les prés : c'est la fin de l'été.
La feuille d'automne
emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.
Châtaignes dans les bois
se fendent, se fendent,
Châtaignes dans les bois se fendent sous les pas.
La feuille d'automne
emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.
Nuages dans le ciel
s'étirent, s'étirent,
Nuages dans le ciel s'étirent comme une aile.
La feuille d'automne
emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.
Et ce chant dans mon cœur
murmure, murmure,
Et ce chant dans mon cœur appelle le bonheur.
La feuille d'automne
emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.
Dans la forêt lointaine
Dans la forêt lointaine
On entend le coucou.
Du haut de son grand chêne,
Il répond au hibou,
Coucou, coucou,
On entend le coucou.
Dansons la
capucine
Dansons la capucine,
Y'a plus de pain chez nous,
Y'en a chez la voisine,
Mais ce n'est pas pour nous.
You !
Dansons la capucine,
Y'a plus de vin chez nous,
Y'en a chez la voisine,
Mais ce n'est pas pour nous.
You !
Dansons la capucine,
Y'a du plaisir chez nous,
On pleur' chez la voisine,
On rit toujours chez nous.
You !
En passant par la Lorraine
En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Rencontrai trois
capitaines,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Ils m'ont appelée :
Vilaine !
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Je ne suis pas si
vilaine,
Avec mes sabots,
Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots,
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Il m'a donné pour étrenne,
Avec mes sabots,
Fais dodo,
Colas
Fais dodo, Colas, mon p'tit Frère,
Fais dodo, t'auras du lolo ;
Maman est en haut
Qui fait du gâteau,
Papa est en bas
Qui fait du chocolat ;
Fais dodo, Colas, mon p'tit Frère,
Fais dodo, t'auras du lolo.
Frère
Jacques
Frère Jacques, (bis)
Dormez-vous ? (bis)
Sonnez les matines, (bis)
Ding, ding, dong ! (bis)
Il court,
il court, le furet.
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois, Mesdam's,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.
Il a passé par ici
Le furet du bois, Mesdames,
Il a passé par ici
Le furet du bois joli !
Il court, il court, le
furet,
Le furet du bois, Mesdam's,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.
Les enfants forment
une ronde et tiennent dans leurs mains une corde nouée par les deux bouts pour faire un cercle, et sur laquelle est enfilé un anneau : le furet. La chanteuse, qui est au milieu de la ronde,
cherche à attraper l'anneau, qu'on se passe en le faisant glisser sur la corde et en le cachant de son mieux. Si elle y réussit, elle change de place avec celle qui a laissé découvrir le
furet.
Il est né
le divin enfant
Il est né le divin enfant,
Jouez, hautbois, résonnez musettes,
Il est né le divin enfant
Chantons tous son avènement.
Depuis plus de quatre
mille ans,
Nous le promettaient les prophètes,
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous attendions cet heureux temps.
Il est né le divin
enfant,
Jouez, hautbois, résonnez musettes,
Il est né le divin enfant
Chantons tous son avènement.
Ah ! Qu'il est
beau ! Qu'il est charmant !
Ah ! Que ses grâces sont parfaites !
Ah ! Qu'il est beau ! Qu'il est charmant !
Qu'il est doux, ce divin enfant !
Il est né le divin
enfant,
Jouez, hautbois, résonnez musettes,
Il est né le divin enfant
Chantons tous son avènement.
Une étable est son
logement,
Un peu de paille est sa couchette,
Une étable est son logement,
Pour un Dieu, quel abaissement !
Il est né le divin
enfant,
Jouez, hautbois, résonnez musettes,
Il est né le divin enfant
Chantons tous son avènement.
Partez, ô rois de
l'Orient !
Venez vous unir à nos fêtes !
Partez, ô rois de l'Orient !
Venez adorer cet enfant !
Il
est né le divin enfant,
Il était une bergère
Il était un' bergère,
Et ron, ron, ron, petit patapon.
Il était un' bergère,
Qui gardait ses moutons,
Ron, Ron,
Qui gardait ses moutons.
Elle fit un fromage,
Et ron, ron, ron, petit patapon.
Elle fit un fromage,
Du lait de ses moutons,
Ron, Ron,
Du lait de ses moutons.
Le chat qui la
regarde,
Et ron, ron, ron, petit patapon.
Le chat qui la regarde,
D'un petit air fripon,
Ron, Ron,
D'un petit air fripon.
Si tu y mets la
patte,
Et ron, ron, ron, petit patapon.
Si tu y mets la patte,
Tu auras du bâton,
Ron, Ron,
Tu auras du bâton.
Il n'y mit pas la
patte,
Et ron, ron, ron, petit patapon.
Il n'y mit pas la patte,
Il y mis le menton,
Ron, Ron,
Il y mis le menton.
La bergère en colère,
Et ron, ron, ron, petit patapon.
La bergère en colère,
A tué son chaton, (ou Tua son p'tit chaton,)
Ron, Ron,
A tué son chaton. (ou Tua son p'tit chaton.)
Elle
fut à confesse,
Et ron, ron, ron, petit patapon.
Elle fut à confesse,
Il était un
petit navire
Il était un petit navire, (bis)
Qui n'avait ja-ja-jamais navigué. (bis)
Ohé ! Ohé !
Il partit pour un long
voyage, (bis)
Sur la mer Mé-Mé-Méditerranée. (bis)
Ohé ! Ohé !
Au bout de cinq à six
semaines, (bis)
Les vivres vin-vin-vinrent à manquer. (bis)
Ohé ! Ohé !
On tira z'à la courte
paille, (bis)
Pour savoir qui-qui-qui serait mangé. (bis)
Ohé ! Ohé !
Le sort tomba sur le plus
jeune, (bis)
C'est donc lui qui-qui-qui sera mangé. (bis)
Ohé ! Ohé !
On cherche alors à quelle
sauce, (bis)
Le pauvre enfant-fant-fant sera mangé. (bis)
Ohé ! Ohé !
L'un voulait qu'on le mit
à frire, (bis)
L'autre voulait-lait-lait le fricasser. (bis)
Ohé ! Ohé !
Pendant qu'ainsi l'on
délibère, (bis)
Il monte en haut-haut-haut du grand hunier. (bis)
Ohé ! Ohé !
Il fait au ciel une
prière, (bis)
Interrogeant-geant-geant l'immensité. (bis)
Ohé ! Ohé !
Mais regardant la mer
entière, (bis)
Il vit des flots-flots-flots de tous côtés. (bis)
Ohé ! Ohé !
Il pleut,
il pleut, Bergère
Paroles de
FABRE
D'ÉGLANTINE
Il pleut, il pleut, bergère,
Presse tes blancs moutons,
Allons sous ma chaumière,
Bergère, vite, allons ;
J'entends sur le feuillage,
L'eau qui tombe à grand bruit :
Voici, voici l'orage ;
Voilà l'éclair qui luit.
Entends-tu le
tonnerre ?
Il roule en approchant ;
Prends un abri, bergère,
À ma droite, en marchant.
Je vois notre cabane...
Et, tiens, voici venir
Ma mère et ma sœur Anne,
Qui vont l'étable ouvrir.
Bonsoir, bonsoir, ma
mère ;
Ma sœur Anne, bonsoir ;
J'amène ma bergère
Près de vous pour ce soir.
Va te sécher, ma mie,
Auprès de nos tisons.
Sœur, fais-lui compagnie.
Entrez, petits moutons.
Soignons bien, ô ma
mère,
Son tant joli troupeau ;
Donnez plus de litière
A son petit agneau.
C'est fait. Allons près d'elle.
Eh bien ! Donc te voilà !
En corset qu'elle est belle !
Ma mère voyez-la.
Soupons,
prends cette chaise,
Tu seras près de moi
La légende
de Saint Nicolas
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Tant sont allés, tant
sont venus,
Que sur le soir se sont perdus ;
S'en sont allés chez le boucher :
« Boucher, voudrais tu nous loger ? »
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
« Allez-vous-en les
garnements
Nous avons trop d'empêchements. »
Mais sa femm' qu'était derrièr' lui
Bien vite le gourmandit.
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
« Pour sûr,
dit-ell', qu'ils ont d'l'argent.
Nous en serons riches d'autant !
Entrez, entrez, mes beaux enfants,
Y a d'la place assurémment ! »
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Ils n'étaient pas sitôt
entrés
Que le boucher les a tués !
Les a coupés en p'tits morceaux,
Mis au saloir comme pourceaux
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Saint Nicolas, au bout
d'sept ans,
Vint à passer dedans ce champs.
Alla frapper chez le boucher :
« Boucher, voudrais-tu me loger ? »
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
« Entrez, entrez,
Saint Nicolas,
Y a d'la place, y n'en manque pas ! »
Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper.
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
« Voulez-vous un
morceau d'jambon ?
- Je n'en veux point, il n'est point bon...
- Voulez-vous mieux un' tranche de veau ?
- Tu ris de moi, il n'est point beau ! »
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
« Du p'tit salé je
veux avoir
Qu'y a sept ans qu'est au saloir. »
Quand le boucher entendit ça,
Hors de sa porte il s'enfuya.
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
« Boucher, boucher,
ne t'enfuis pas
Repens-toi, Dieu t'pardonnera. »
Saint Nicolas alla s'asseoir
Dessus le bord de ce saloir.
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
« Petits enfants qui
dormez là,
Je suis le grand Saint Nicolas ! »
Et le saint étendit trois doigts...
Les p'tits se lèvent tous les trois !
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Le premier dit :
« J'ai bien dormi ! »
Le second dit : « Et moi aussi ! »
A ajouté le plus petit :
« Je croyais être en Paradis ! »
Refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Gentil
Coq'licot
ou
J'ai descendu dans mon
jardin
J'ai descendu dans mon jardin, (bis)
Pour y cueillir le romarin.
Gentil coq'licot, mesdames,
Gentil coq'licot nouveau.
Pour y cueillir le
romarin, (bis)
J'n'en avais pas cueilli trois brins ;
Gentil coq'licot, mesdames,
Gentil coq'licot nouveau.
J'n'en avais pas cueilli
trois brins, (bis)
Qu'un rossignol vint sur ma main ;
Gentil coq'licot, mesdames,
Gentil coq'licot nouveau.
Qu'un rossignol vint sur
ma main, (bis)
Il me dit trois mots en latin ;
Gentil coq'licot, mesdames,
Gentil coq'licot nouveau.
Il me dit trois mots en
latin, (bis)
Que les hommes ne valent rien ;
Gentil coq'licot, mesdames,
Gentil coq'licot nouveau.
Que les hommes ne valent
rien, (bis)
Et les garçons encor bien moins ;
Gentil coq'licot, mesdames,
Gentil coq'licot nouveau.
Et les garçons encor bien
moins, (bis)
Des dames il ne me dit rien ;
Gentil coq'licot, mesdames,
Gentil coq'licot nouveau.
Des dames il ne me dit
rien, (bis)
Mais des d'moisell's beaucoup de bien ;
Gentil coq'licot, mesdames,
Gentil coq'licot nouveau.
J'ai du bon
tabac
Chanson attribuée à
l'Abbé de L'ATTAIGNANT
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
J'en ai du fin et du râpé,
Ce n'est pas pour ton fichu nez !
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
Ce refrain connu que
chantait mon père,
A ce seul couplet il était borné.
Moi, je me suis déterminé
A le grossir comme mon nez1.
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
Un noble héritier de
gentilhommière
Recueille, tout seul, un fief blasonné.
Il dit à son frère puîné :
Sois abbé, je suis ton aîné.
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
Un vieil usurier expert
en affaire,
Auquel par besoin l'on est amené,
A l'emprunteur infortuné
Dit, après l'avoir ruiné :
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
Juges, avocats,
entr'ouvrant leur serre,
Au pauvre plaideur, par eux rançonné,
Après avoir pateliné,
Disent, le procès terminé :
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
D'un gros financier la
coquette flaire
Le beau bijou d'or de diamants orné.
Ce grigou, d'un air renfrogné,
Lui dit, malgré son joli nez :
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
Neuperg2,
se croyant un foudre de guerre,
Est, par Frédéric, assez mal mené.
Le vainqueur qui l'a talonné
Dit à ce Hongrois étonné :
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
Tel qui veut nier
l'esprit de Voltaire,
Est, pour le sentir, trop enchifrené.
Cet esprit est trop raffiné
Et lui passe devant le nez.
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
Par ce bon Monsieur de
Clermont-Tonnerre,
Qui fut mécontent d'être chansonné ;
Menacé d'être bâtonné,
On lui dit, le coup détourné3 :
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.
Voilà dix couplets, cela
ne fait guère
Pour un tel sujet bien assaisonné.
Mais j'ai peur qu'un priseur mal né
Ne chante en me riant au nez :
J'ai du bon tabac dans ma tabatière,
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas
J'ai perdu le Do
J'ai perdu le Do de ma clarinette, (bis)
Ah ! si papa savait ça, tra la la, (bis)
Au pas, camarade ! Au pas, camarade ! Au pas, au pas, au pas ! (bis)
J'ai perdu le Ré de ma
clarinette, (bis)
J'ai perdu le Do de ma clarinette, (bis)
Ah ! si papa savait ça, tra la la, (bis)
Au pas, camarade ! Au pas, camarade ! Au pas, au pas, au pas ! (bis)
Et ainsi de suite en
ajoutant à chaque fois une note de la gamme (mi, fa, sol, la, si).
Lundi
matin
Lundi matin, l'emp'reur, sa femme et le p'tit prince
Sont venus chez moi pour me serrer la pince.
Comm' j'étais pas là, le p'tit prince a dit :
« Puisque c'est comme ça nous reviendrons mardi ! »
Mardi matin, l'emp'reur,
sa femme et le p'tit prince
Sont venus chez moi pour me serrer la pince.
Comm' j'étais pas là, le p'tit prince a dit :
« Puisque c'est comme ça nous reviendrons mercredi ! »
Et ainsi de suite
avec tous les jours de la semaine !
La pêche
des moules
A la pêche des moules,
Je ne veux plus aller, maman ;
A la pêche des moules,
Je ne veux plus aller.
Les garçons de
Marennes
Me prendraient mon panier, maman ;
Les garçons de Marennes
Me prendraient mon panier.
A la pêche des
moules,
Je ne veux plus aller, maman ;
A la pêche des moules,
Je ne veux plus aller.
Quand un'fois ils vous
tiennent,
Sont-ils de bons enfants, maman ;
Quand un'fois ils vous tiennent,
Sont-ils de bons enfants.
A la pêche des
moules,
Je ne veux plus aller, maman ;
A la pêche des moules,
Je ne veux plus aller.
Ils vous font des
caresses
Et des p'tits compliments, maman ;
Ils vous font des caresses
Et des p'tits compliments.
A la pêche des
moules,
Je ne veux plus aller, maman ;
A la pêche des moules,
Je ne veux plus aller.
Le Pont d'Avignon
Sur le pont d'Avignon,
L'on y danse, l'on y danse ;
Sur le pont d'Avignon,
L'on y danse tout en rond
Les beaux messieurs font
comm'ça,
Et puis encor comm'ça.
Sur le pont
d'Avignon,
L'on y danse, l'on y danse ;
Sur le pont d'Avignon,
L'on y danse tout en rond
Maman, les
p'tits bateaux
Maman, les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau
Ont-ils des jambes ?
Mais oui, mon gros bêta,
S'ils n'en avaient pas,
Ils ne march'raient pas.
Allant droit devant
eux,
Ils font le tour du monde.
Et comme la Terre est ronde,
Ils reviennent chez eux.
Ne pleure
pas, Jeannette
Ne pleure pas, Jeannette,
Tralalalalalalalalalalala,
Ne pleure pas, Jeannette,
Nous te marierons,
Nous te marierons.
Avec le fils d'un
prince,
Tralalalalalalalalalalala,
Avec le fils d'un prince,
Ou celui d'un baron,
Ou celui d'un baron.
Je n'en veux pas d'un
prince,
Tralalalalalalalalalalala,
Je n'en veux pas d'un prince,
Encor' moins d'un baron,
Encor' moins d'un baron.
Je veux mon ami
Pierre,
Tralalalalalalalalalalala,
Je veux mon ami Pierre,
Celui qu'est en prison,
Celui qu'est en prison.
Tu n'auras pas ton
Pierre,
Tralalalalalalalalalalala,
Tu n'auras pas ton Pierre,
Nous le pendouillerons,
Nous le pendouillerons.
Si vous pendouillez
Pierre,
Tralalalalalalalalalalala,
Si vous pendouillez Pierre,
Pendouillez-moi z'avec,
Pendouillez-moi z'avec.
Et l'on pendouilla
Pierre,
Tralalalalalalalalalalala,
Et l'on pendouilla Pierre,
Et sa Jeannette avec,
Et sa Jeannette avec.
En route, amis, en
route,
Tralalalalalalalalalalala,
En route, amis, en route,
Nous les dépendouill'rons,
Nous les dépendouill'rons.
Nous
n'irons plus au bois
Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés.
La belle que voilà, la lairons-nous danser ?
Entrez dans la danse, voyez comm' on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.
La belle que voilà, la
lairons-nous danser ?
Mais les lauriers du bois, les lairons-nous faner ?
Entrez dans la danse, voyez comm' on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.
Mais les lauriers du
bois, les lairons-nous faner ?
Non, chacune, à son tour, ira les ramasser.
Entrez dans la danse, voyez comm' on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.
Non, chacune, à son tour,
ira les ramasser.
Si la cigale y dort, ne faut pas la blesser.
Entrez dans la danse, voyez comm' on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.
Si la cigale y dort, ne
faut pas la blesser.
Le chant du rossignol la viendra réveiller.
Entrez dans la danse, voyez comm' on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.
Le chant du rossignol la
viendra réveiller.
Et aussi la fauvette, avec son doux gosier.
Entrez dans la danse, voyez comm' on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.
Et aussi la fauvette,
avec son doux gosier.
Et Jeanne, la bergère, avec son blanc panier.
Entrez dans la danse, voyez comm' on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.
Et Jeanne, la bergère,
avec son blanc panier,
Allant cueillir la fraise et la fleur d'églantier.
Entrez dans la danse, voyez comm' on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez.
Promenons-nous
dans les bois
LE CHŒUR :
Prom'nons-nous dans les bois
Tandis que le loup n'y est pas,
Si le loup y était,
I' nous mangerait.
Parlé :
LE CHŒUR : Loup, y es-tu ?
LE LOUP : Non, je mets ma chemise.
LE
CHŒUR :
Prom'nons-nous dans les bois
Tandis que le loup n'y est pas.
Parlé :
LE CHŒUR : Loup, y es-tu ?
LE LOUP : Non, je mets ma culotte.
LE
CHŒUR :
Prom'nons-nous dans les bois
Tandis que le loup n'y est pas.
Parlé :
LE CHŒUR : Loup, y es-tu ?
LE LOUP : Non, je mets mes bottes.
LE
CHŒUR :
Prom'nons-nous dans les bois
Tandis que le loup n'y est pas.
Parlé :
LE CHŒUR : Loup, y es-tu ?
LE LOUP : Non, je mets mon chapeau.
LE
CHŒUR :
Prom'nons-nous dans les bois
Tandis que le loup n'y est pas.
Parlé :
LE CHŒUR : Loup, y es-tu ?
LE LOUP : Oui, je prends mon fusil.
LE CHŒUR : Sauvons-nous !
LE
LOUP :
Je suis loup, je suis loup
Qui te mangera.
LA
BICHE :
Je suis biche, je suis biche.
Qui me défendra ?
Savez-vous
planter les choux ?
Savez-vous planter les
choux,
A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux,
A la mode de chez nous.
On les plante avec le
pied,
A la mode, à la mode,
On les plante avec le pied,
A la mode de chez nous.
On les plante avec la
main,
A la mode, à la mode,
On les plante avec la main,
A la mode de chez nous.
Une poule
sur un mur
Une poule sur un mur
Qui picote du pain dur,
Picoti, picota,
Lèv' la queue et puis s'en va.
Une souris
verte
Une souris verte
Qui courait dans l'herbe,
Je l'attrape par la queue,
Je la montre à ces messieurs,
Ces messieurs me disent :
Trempez-la dans l'huile,
Trempez-la dans l'eau,
Vous aurez un escargot (ou Ça fera un escargot)
Tout chaud.
Je la mets dans mon chapeau,
Elle me dit qu'il fait trop chaud. (ou Ell' me dit : « Il fait trop chaud ! »)
Je la mets dans mon mouchoir (ou Je la mets dans un tiroir,)
Ell' me dit qu'il fait trop noir. (ou Ell' me dit : « Il fait trop noir ! »)
Je la mets dans ma culotte,
Ell' me fait trois petit's crott's. (ou Ell' y fait trois petit's crott's.)
Je la mets là dans ma main,
Ell' me dit qu'elle est très bien.
Je la mets dans ma cuisine,
Ell' me mange tout' la farine.
Oh ! La coquine !
Quand trois
poules vont au champ
Quand trois poules vont au champ,
La premièr' va devant,
La second' suit la première,
La troisièm' vient la dernière.
Quand trois poules vont au champ,
La premièr' va devant.
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