29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 16:59

 Le reproche fait aux programmes centrés sur les contenus et les objectifs ainsi qu’aux modèles pédagogiques qui leur sont associés est qu’ils sont le plus souvent décontextualisés et pas ou peu transférables.

Cette situation, nul n’est sans savoir qu’elle compromet la réalisation des objectifs de développement économique, de progrès social, de paix et de démocratie fixés par le décideur.

 

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Le curriculum de l’éducation de base se déroule avec l’approche pédagogique fondée sur le développement des compétences. Cette dernière inclue :

-         Une approche par des compétences de vie

-         Une approche par des compétences transversales

-         Une approche par les standards

-         Une approche par la pédagogie de l’intégration

 

 

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L’intégration permet un transfert efficace des acquis qui vont plus loin que le savoir et le savoir-faire. L’élève, de ce fait, devient acteur des apprentissages et tend vers le savoir-agir.

Ce savoir-agir, rappelons le est fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficace d’un ensemble de ressources dans des situations problème.

 

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Les savoirs, les connaissances sont des ressources au service des compétences. Il ne s’agit plus de dispenser un enseignement décontextualisé mais  de mettre les élèves en situation d’analyse, de construction, de modification ou de réfutation de connaissances.

La motivation se révèle aussi comme étant une clé des apprentissages car les élèves découvrent l’utilité des savoirs. Il donne un sens à son apprentissage. Intégrer une connaissance c’est lui donner une place dans une structure déjà existante.        

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Il ne s’agit pas de juxtaposer et cumuler des  connaissances, des savoir-faire mais il faut apprendre à les mobiliser pour résoudre des problèmes. L’écart entre les acquis scolaires et les situations de vie est donc ainsi comblé. Nous noterons que la démarche de la pédagogie de l’intégration n’élimine pas les pratiques pédagogiques actuelles mais les complète.

 

DIFFERENTES DEFINITIONS DU MOT « INTEGRATION » SELON LES DISCIPLINES

 

1.     Intégration en mathématiques : C’est une opération consistant à calculer l’intégrale d’une fonction.

2.     Intégration en informatique : C’est une phase d’un projet durant laquelle on vérifie le produit par des tests d’intégration. Il désigne également la conception et la réalisation d’un système d’informations intégré par la mise en relations (interfaçage) de différents logiciels existants.

3.     Intégration en pédagogie : C’est une démarche selon laquelle les apprenants mobilisent des ressources pour résoudre une situation – Problème complexe (Pédagogie de l’intégration).

4.     Intégration en psychologie : Ce terme désigne que l’identité tend vers une unité fonctionnelle.

5.     Intégration en sociologie : Processus ethnologique durant lequel une personne initialement étrangère devient membre, (s’intègre) dans une communauté.

6.     Intégration en entreprise : (Etablissements scolaires) Phase d’appropriation des nouvelles fonctions pour la recrue. Au cours de cette phase, le nouveau acquiert des habiletés, valeurs voire aptitudes requises pour s’adapter à son nouveau milieu. Un parrain, le Directeur le plus souvent, l’accompagne, l’aide à s’intégrer dans l’équipe mais aussi à cerner ce qui est attendu de lui en fonction de ses compétences.

 

 Voir S.V.P. notre article sur l'intégration des nouvelles recrues. Merci 

 

 

Copie de SP A0983

 

 

Situation didactique ou d’intégration ?

La situation didactique introduit de nouveaux apprentissages (savoirs ou savoir-faire). L’apprenant manipule, découvre, pratique… construisant ainsi son savoir.

La situation d’intégration permet, quant à elle, à l’apprenant d’exercer une compétence. Elle permet de vérifier si les apprenants ont intégré les ressources nouvellement acquises,  que les objectifs préalablement fixés ont été atteints et que l’apprenant est capable d’affronter un problème de la vie courante.

COMMENT EVALUER LES ELEVES ?

Evaluer l’apprenant, c’est lui permettre de s’améliorer. Il faudrait mettre en place des critères de correction qui permettent à l’enseignant d’avoir plusieurs regards sur la même copie.

1.      Critère de pertinence de la production qui permet de vérifier si l’apprenant respecte les contraintes de l’activité (documents supports, réponses aux questions…)

2.      Critère de cohérence du récit qui permet d’évaluer si l’élève a produit un récit qui a du sens.

3.      Critère de correction de la langue qui évalue la syntaxe, l’orthographe, et la maîtrise des formes grammaticales utilisées.

4.      Critère de la production qui est facultatif car ayant trait au « perfectionnement ».

En mathématiques, il y a 3 critères minimaux.

1.      Critère  de  l’interprétation  correcte de l’énoncé

2.      Critère  de  l’utilisation  correcte des outils mathématiques

3.      Critère de cohérence de la réponse (bon ordre de grandeur, bonne unité de mesure…)

 

COMMENT REMEDIER ?

L’enseignant ne peut remédier à toutes les difficultés des élèves. Ce serait trop long et trop lourd. Il suffit d’identifier les difficultés fréquentes et importantes puis baser la remédiation sur ces dernières.

 

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