Articles de Mme SOCK

Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 05:52

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DANS LE CADRE DE NOS ACTIVITES POUR LA FRANCOPHONIE 2011, NOUS AVONS ORGANISE UN CONCOURS DE DICTéE AUTOUR DES DIX MOTS PROPOSES

DIX MOTS POUR LE DIRE: COMPLICE, FIL, AVEC, CORDéE, HARMONIEUSEMENT, AGAPES, RéSEAUTER, CHœUR, ACCUEILLANT, MAIN.

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theme: interagir pour s’enrichir. Mes couleurs +tes saveurs=nos chefs d’œuvre

  

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LE FIL DE L’HISTOIRE

 

             lA MAIN DE LENFANT SE TENAIT HéSITANTE SUR LA PAGE BLANCHE DU CAHIER. eNTRE SES DOIGTS CRISPéS ET NERVEUX, UN CRAYON à PAPIER VERT FLUO à LA MINE BIEN TAILLéE. dES MOTS TRACéS à LA HâTE ATTENDAIENT AVEC IMPATIENCE QUE LE FIL TéNU DE L’HISTOIRE SOIT RENOUé. tIC TAC, TIC TAC, FAISAIT LA PENDULE, éGRENANT LES MINUTES INTERMINABLES.

              l’ENFANT, AGACé, SE TOURNA VERS LA FENêTRE VITRéE, LAISSANT ERRER SON REGARD SUR LA NATURE GéNéREUSE QUI S’éTALAIT à PERTE DE VUE. uN PAYSAGE DE CARTE POSTALE COMPLICE, ACCUEILLANT, S’OFFRAIT, INVITANT AU VOYAGE. eRRANCE AU GRé DES SOUVENIRS DE CHEVAUCHéES FANTASTIQUES DANS DE VASTES PRAIRIES HERBEUSES, PARSEMéES DE FLEURS. pROMENADES MATINALES SUR DE LONGS TAPIS DE SABLE FIN BORDéS DE COCOTIERS QUAND S’éLèVE UN CHœUR DE MOUETTES JOUEUSES.

                lE FIL DE L’HISTOIRE SE NOUE à NOUVEAU AVEC ENTRAIN SUR LA CORDéE, S’INTéGRANT HARMONIEUSEMENT AU COURS DU RéCIT. c’EST TOUJOURS AINSI QUE NAISSENT LES TEXTES. uN ENFANTEMENT DOULOUREUX DE MOTS ET DE MAUX RéSEAUTéS QUI DéCRIVENT NOS PEURS ET NOS RêVES. lES DOIGTS à NOUVEAU ALERTES DE L’ENFANT ERRENT SUR LA FEUILLE, DESSINANT L’APPEL. iL S’AGISSAIT D’INVITER TOUS LES ENFANTS DU MONDE AUX AGAPES DES POèTES, UN RENDEZ VOUS POUR LE PRINTEMPS 2011 à pORTLAND.

MARIE LOUISE SOCK

 

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Merci à tous les élèves du cycle 3 et au corps enseignant  de la Portland French School pour leur soutien lors de la préparation de cette activité.

 

 

 

 

 

 

PRINTEMPS DES POETES 2011 -

 

VOYEZ NOTRE ARBRE A POEMES...

 

 

 

Cliquez sur le lien S.V.P....

 

http://gingimbre.over-blog.fr/article-printemps-de-poetes-2011-69345659.html

 

 

 

 

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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 14:22

 

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Séminaire commun CEAN et IUFM Aquitaine avec le soutien de l'IRD

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Normes, disciplines et éducation

Regards croisés sur les modes de prise en charge des enfants et des jeunes en Afrique et en Europe

 

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Le jeudi 6 mai au campus international de l'IRD à Hann s'est tenu un séminaire de recherche consacré à la question de l'APC comme norme internationale de qualité. L'emergence d'une norme internationale en matière d'éducation: l'exemple de la notion de compétence.

 

 

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Jean-Marie de Ketele, Professeur émerite, université catholique de Louvain et Françoise Ropé , Professeur émerite Université de Picardie sont intervenus en visio-conférence depuis Bordeaux et  le débat  a été animé depuis Dakar par Mme Hélène Charton chargée de recherche au CNRS.

 

Le thème du séminaire: « Normes, discipline et éducation. Regards croisés sur les modes de prise en charge sur les enfants et les jeunes » a porté sur la question de l’approche par les compétences dans les systèmes éducatifs occidentaux et africains.

 

Il s’est agi plus particulièrement d’interroger dans une perspective comparatiste, la manière dont cette notion s’est imposée comme une norme de « qualité » en matière d’éducation (notamment dans les pays du Sud, alors même qu’elle commence à être questionnée dans les régions pionnières de cette approche comme au Québec).

 

En tant que constructions sociales, les modèles d’apprentissage véhiculent un ensemble de références de connaissances dont la structuration correspond à une certaine vision du monde et qui passe notamment par la création d’un nouveau langage et de nouveaux outils. La mutation des systèmes de connaissances passés, à des degrés divers, de savoirs disciplinaires organisés en objectifs pédagogiques d’apprentissages à la production de  référentiels de compétences structurant les étapes d’apprentissage constitue une rupture majeure qu’il convient d’interroger de manière critique. 

 

Françoise Ropé, professeure à l’université de Picardie, a insisté plus particulièrement sur l’origine de cette notion et sa migration du monde de l’industrie vers le monde de l’éducation dans les pays industrialisés.  Quel est le sens de cette évolution, que traduit-elle en termes de statut de la connaissance et de productions de savoirs ?

 

Jean-Marie de Ketele, professeur à l’université de Louvain s'est interrogé plus spécifiquement sur le processus de production et de diffusion de ce type de  « normes » en matière d’éducation (notamment vers les pays du Sud) en questionnant notamment l’évolution socio-historique du statut de la connaissance ainsi que les processus de décisions (rôle des débats publics) et de régulation (rôle des tests internationaux et nationaux).

 

Hélène Charton

 

 

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COMPTE RENDU DU SEMINAIRE - Mme Marie Louise SOCK

 

Comment l’APC s’est-elle impose comme norme dans les pays du Nord et du Sud ? Au Sénégal, cette réforme  est elle le fruit d’une étude et d’une demande provenant de la base ? 

 

Le Professeur émérite Françoise Ropé s’est appesantie sur les Savoirs et les Compétences en faisant l’historique de l’évolution du système scolaire parallèlement à celle de l’entreprise.

L’école est le lieu où l’on dispense le Savoir.  La pédagogie par objectifs introduite dans les années 90 - seuil à partir duquel la redéfinition des contenus et des évaluations s’est révélée indispensable - est une méthode qui provient de la formation permanente des adultes. La notion de compétence a été introduite dans le dispositif par le biais des évaluations. Ces diagnostiques fixés sur le plan national et permettant de faire le point sur le niveau des élèves des classes de C.E.2 et de C.M.2 sont consignés sur des carnets (Livrets d’évaluation). Ils permettent de remédier aux difficultés de certains élèves en individualisant  l’enseignement par le biais des parcours différenciés et des groupes de soutien. En 1991 en France, un rapport général sur l’évaluation a été fait pour une meilleure compréhension du système en vue d’une éventuelle réorientation. Il y a eut ensuite l’évaluation internationale de tous les élèves de 15 ans (PISA) . Les carnets d’évaluations ont alors été déclinés en termes de compétences.

L’entreprise quant à elle, est le lieu de la qualification mesurée par des diplômes. La formation est balisée par des référentiels qui sont en quelque sorte des listes de savoir faire pour l’acquisition des diplomes puis pour l’accès à l’emploi. Ces référentiels sont la réponse à une recherche d’efficacité dans l’acquisition de connaissances pour la recherche d’un emploi. L’on raisonne alors en termes de contrats, de projets, ce qui sous entend des parcours personnalisés. Les compétences, à ce niveau, ne sont point statiques du fait du chômage qui va crescendo mais aussi du changement qui s’opère très vite dans les technologies de pointe.

Le résultat est que l’on note de plus en plus une similitude entre les outils utilisés à l’école et ceux qui sont utilisés dans la vie professionnels : les savoir faire sont opérationnels et validés par des évaluations. Les compétences, quant à elles, se divisent en compétences requises (par les emplois) et compétences acquises (par le salarié). Les évaluations de ces compétences se font par le biais de carnets d’acquisition des savoirs et savoir faire qui sont remplis par les employeurs après un entretien de positionnement. On note donc une relation étroite entre les capacités et l’action, une vision partagée entre la formation et l’emploi. Action, c’est le mot clé qui permet de valider les compétences.

 Nous notons donc une perméabilité entre le milieu scolaire et celui de l’entreprise.  L’APC, individualisante, permet  une meilleure rationalisation du système éducatif. Il  faudrait  tabler sur l’efficacité et sur l’équité pour former et réformer l’institution scolaire.

Seulement, il est recommandé de ne pas perdre de vue que la compétence est le contraire de l’incompétence. La personne taxée d’incompétente peut se sentir inutile et rejetée. Ce système, poussé à outrance peut engendrer une ghettoïsation. La souffrance au travail est un fléau indéniable et les enseignants devraient essayer de ne pas tomber dans certains travers.

 

 

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M. Jean Marie Kétéle a communiqué, quant à lui, sur l’émergence et la diffusion de la notion de compétence  par le biais d’une analyse socio historique.

Pour lui, le statut de la connaissance a évolué en strates :

-          Les traditions et les fondements : Dans la tradition, la création des programmes scolaires était basée sur la traduction des grands auteurs, les commentaires de leurs ouvrages (philosophie : sagesse et  connaissances), l’étude des humanités anciennes (Gréco-latines  dans  les collèges jésuites ou arabes en Afrique). Les traces actuelles de ces traditions sont les facultés philosophie/ Lettres dans nos universités.

-          Le modernisme classique encyclopédique : Diderot et son encyclopédie… Il s’agit là de choisir des savoirs, de les restituer, les transmettre. Ce sont en quelques sortes les humanités modernes : sciences et filières scientifiques. Les traces sont bien sûr nos facultés des sciences actuelles.

-          Le modernisme scientifique et expérimental : Claude Bernard en est  la référence avec le système de l’expérimentation, de l’observation, méthodes de travail élargies aux disciplines littéraires, aux sciences de l’éducation (Pédagogie par les objectifs, taxonomie de Blum. Il s’agit là d’aller au-delà de la restitution en déclinant des objectifs vérifiables et observables. Les traces actuelles sont les écoles normales supérieures.

-          Le post modernisme professionnalisant : Les compétences permettent d’être compétitifs. Des approches  sont ciblées et vulgarisées : l’Approche par les Compétences, l’approche par les projets… Rappel du projet « La main à la pâte » et bien d’autres encore… Le curriculum est alors basé sur des référentiels. La notion de compétence est introduite. Les formations sont réellement professionnalisantes.  Les facultés de médecine s’orientent vers l’approche par projets. Les programmes et les formations sont reconnus par les employeurs. Les traces actuelles c’est que l’on va vers une généralisation de l’APC.

Il est cependant noté que les conditions requises pour une bonne utilisation de l’APC ne sont pas remplies en Afrique.

 

OPERATIONNALISATION  ET EVALUATION DES COMPETENCES : COHERENCE ? LE ROLE DES EVALUATIONS INTERNATIONALES

L’analyse de la situation problème se décline en plusieurs points

-          Savoir redire ou refaire

-          Savoir faire (application scolaire de base)

-          Savoir faire de base (application habillée)

-          Compétences spécifiques (niveau de résolution de problème)

-          Compétences génériques ou transversales (situation de transfert)

Il a été noté que les épreuves données lors des évaluations internationales étaient des situations habillées et pas des compétences. Il  faut donc faire très attention aux paramètres de la situation.

Une personne est compétente quand, face à une situation problème ou un échec, elle est capable de mobiliser un certain nombre de ressources pertinentes (savoir, savoir faire, savoir être) pour résoudre ce type de problème. Nous noterons qu’elle sera aussi qualifiée de compétente en fonction de la vision de la qualité que l’on a…

Compétence= (ressources X taches complexes)

QUERELLES ET OBJECTIONS VIS-A-VIS DE L’APC

Les objections sont :

-          Les APC se mettent en place au détriment des savoirs disciplinaires. Faux… Il n’y a pas de compétences sans la maîtrise des savoirs disciplinaires à mobiliser. Cette maîtrise entraîne une meilleure appropriation de ces savoirs.

-          Les APC  ne s’appuient pas sur les concepts de la discipline. Vrai car les APC sont des taches complexes. Il faut aussi mettre en évidence l’importance des structurants.

-          L’APC ne dit pas comment sont choisis les savoirs et les compétences. Vrai, ce sont les décideurs qui balisent les grandes orientations.

-          Les valeurs de l’école ne sont pas en place dans l’APC… Le chemin qui mène à la compétence est celui de l’utile.

-          Le développement de l’APC est moins important que les conditions de travail et les pratiques de terrain

 

LES ENJEUX PERSONNELS ET SOCIETAUX

L’accumulation de savoirs observables crée un savoir encyclopédique. Quel est le profil du citoyen dans ce cas de figure ? C’est un homme cultivé, qui sait bien parler, une bête de concours… Avec  l’APC, le citoyen, dans le contexte de mondialisation, doit pouvoir faire face aux difficultés de la vie afin de s’en sortir.

 

 

 

P.S.:  Mention spéciale à Mme Hélène Charton et Sophie de l'I.R.D. pour cette initiative heureuse.

 

 

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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 13:10

 

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L'approche par les compétences  prend à son compte les développements pédagogiques les plus récents et les plus probants au niveau de leur application sur le terrain, partout dans le monde.

Elle constitue une alternative fiable aux approches pédagogiques répandues antérieurement :

 

-         L'approche par les contenus, qui se base sur la transmission de contenus de formation organisés en disciplines ou en matières. Son évaluation porte sur la rétention des connaissances présentées durant les cours, et non pas sur la capacité à se servir adéquatement de ces connaissances dans des situations professionnelles problématiques.

-         L'approche par objectifs, qui est fondée sur des comportements observables que les apprenants doivent apprendre à répéter selon les mêmes modalités suivies durant les cours. Ces comportements sont structurés dans un ensemble qui forme le programme mais sont isolés les uns des autres au moment de l'évaluation

 

L’approche par les compétences :

 

v   Est porteuse d'une pédagogie de la réussite : celle-ci postule que les apprenants suivant un programme de formation ont tous la capacité de réussir, l'échec étant considéré comme un symptôme lié à une cause à identifier. L’échec d'un apprenant à une épreuve devrait en effet être exceptionnel. Ceci implique une sélection des candidats faite en fonction de chacun des programmes ou famille de programmes, une mise à niveau pouvant s'avérer nécessaire dans certains cas.

 

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v    Est centrée sur l’apprenant et demande une véritable révolution dans la pratique pédagogique : le formateur ne doit plus enseigner ce qu'il sait, mais faire apprendre à l'apprenant ce que ce dernier doit maîtriser.

 

 

v   Responsabilise l'apprenant  qui passe d'un stade passif de réception de l'information à un état d'émulation et d'incitation à l'auto formation pour en faire le principal acteur de sa propre formation.

 

v   Exige que l'apprenant devienne la principale préoccupation autour de laquelle on mettra en place les méthodes, l'organisation, les outils, la pratique et l'évaluation des activités, des séquences et des cursus de formation.

 

v   Implique une pédagogie différenciée et un apprentissage par essai et erreur : l'apprenant fait ses apprentissages le plus souvent à partir de situations concrètes ou de problèmes à résoudre, sans suivre la séquence « théorie/pratique » Il est le premier responsable de sa formation et apprend à accomplir la tâche demandée par essai et erreur : d'où une approche pédagogique «différenciée», qui prend en compte le fait que chaque individu apprend à son rythme et selon des schémas d'intégration qui lui sont propres.

 

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v   A un mode d’évaluation qui  atteste de l'acquisition de compétences réelles. La réussite, pour un apprenant, c'est en effet l'acquisition des compétences d'un programme de formation dans les conditions énumérées et selon les critères de performances établis.

 

v   Exige une mise en synergie de toutes les ressources disponibles dans l’établissement d'où la nécessité d'avoir un esprit d'équipe solide et une pratique permanente de concertation, d'écoute et d'échange.

 

 

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La mise en œuvre de « l’approche par compétence » entraîne l’aménagement de l’espace scolaire, un nouveau mode d’organisation scolaire, la formation appropriée de nos maîtres et la participation des parents aux recherches effectuées par leur enfant.

 

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L’agencement intérieur des locaux scolaires est nécessaire pour recevoir un service de documentation et d’information où un fichier matières et un fonds documentaire doivent être enrichis, à savoir disposer d’une bibliothèque, de documents sonores, iconographiques, internet, CD, DVD et faire acquérir à l’enfant le sens de la responsabilité.

Sa fréquentation par les élèves est à provoquer et encourager. L’importance de ce service permet le libre accès aux rayons, aux fichiers, aux dossiers. Les élèves se sentent plus à l’aise dans un libre service.

Mais cela suppose un effort de classement et de présentation et une initiation des élèves à la pratique documentaire, autant de tâches nouvelles ou accrues pour le personnel de documentation.

L’outil doit être adapté. Un fichier-matières est indispensable. Le fonds documentaire doit être enrichi car les élèves y recourent volontiers.

 

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Le travail indépendant apporte une réponse à ces exigences, il permet à l’élève de se sentir concerné dans la définition de l’activité qui lui est proposée dans l’exécution au moment de l’évaluation. Il se rattache d’abord à une attitude pédagogique bien connue, l’instruction individuelle peut se définir par sa finalité : l’enfant découvre et élabore seul son propre savoir au sein d’une collectivité d’élèves.

Les principes de base de cette méthode sont : le recours aux méthodes actives qui doivent apprendre aux élèves la recherche personnelle et l’activité méthodique et réfléchie.

 

C’est ce souci de respecter avant tout l’enfant, ses aptitudes, ses besoins, sa liberté qui est le fondement essentiel de cette méthode. Faites en sorte qu’il ne subisse pas l’instruction, mais qu’il y prenne une part active.

C’est au sein des choses et de la vie, et par les choses et la vie que les enfants s’instruisent : c’est-à-dire par l’observation et la recherche. Ils n’étudient pas, ils découvrent. Ils sont le centre même de toute la vie scolaire, et le maître n’est plus qu’un discret et modeste compagnon qui offre et prépare le milieu et oriente les recherches. 

 

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Le travail libre n’est nullement, comme on le croit parfois, réservé aux intelligences supérieures. On le rencontre même chez les retardés mentaux. Et le travail fourni librement par un enfant peu doué est peut-être celui qui est chargé de la signification éducative la plus nette.

 Comment l’enfant s’orientera-t-il vers le travail libre ? A quelques exceptions près, il n’y viendra pas seul. Mais il suffit de peu de choses pour l’y amener ; une simple suggestion faite à l’occasion, invitant « ceux qui le voudront » à faire tel travail. La phrase intermédiaire, très vite dépassée d’ailleurs, est le travail facultatif.

Rapidement, les élèves en viendront à prendre eux-mêmes des initiatives, à écrire des histoires, à fabriquer des objets, à rechercher des matériaux dignes d’observation. Toutes ces productions, individuelles ou collectives, constitueront autant d’éléments nouveaux apportés au travail commun et le mouvement amorcé par quelques élèves se transmettra bientôt à la quasi-totalité de la classe.

 

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Le maître est bien sûr le créateur, l’animateur, le gestionnaire, le contrôleur. Mais il est tout cela en étant lui-même un coopérateur en se dépouillant de toutes ses prérogatives pour devenir l’aîné, celui qui canalise les enthousiasmes sans les éteindre, qui maintient ses élèves sur la voie des choses possibles.

A partir d’un certain âge, l’enfant a besoin également de travailler en collaboration avec ses camarades, de coopérer, d’étudier, d’élaborer par groupes. Le groupe devient donc le milieu naturel dans lequel s’épanouit, sous toutes ses formes, la liberté de l’enfant, liberté indispensable au développement de sa vie mentale.

 

 

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La plupart des matières d’enseignement se prêtent à l’usage du travail par équipes. Qu’il s’agisse d’étudier une question d’histoire, de géographie, de sciences, de grammaire ou de littérature, de langues étrangères, les membres de l’équipe se partagent la tâche à effectuer, recherchent des documents, les groupent, les classent, les analysent, réfléchissent, notent leurs observations puis élaborent un travail de synthèse et rédigent en collaboration rapports ou monographies. Le travail en équipe apparaît comme la plus tardive de toutes les novations pédagogiques.

 

 On a beau vouloir en faciliter l’éclosion, on n’évitera pas des règlements, des consignes, des sanctions. Qu’on utilise des fiches plutôt que des manuels, que des manipulations et des observations remplacent l’enseignement dogmatique, que la rédaction autonome se substitue à l’étude méthodique de la phrase et du paragraphe, il faudra, bon gré, mal gré, que les enfants s’inclinent devant l’évidence, acceptent des ordres, obéissent à des lois ...

 

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  Réglements, consignes, sanctions... ici positives...

Fête de fin d'année scolaire et distribution des prix au complexe

Seydou Nourou Tall de Pikine en présence du Maire Pape Sagna Mbaye

 

Pour conclure, une classe n’est pas « nouvelle » parce qu’on y fait du travail en équipe ou du travail individuel, parce que les enfants ont à leur disposition des fiches de recherche ou des fiches de contrôle. Tout cela est utile certes, mais peut devenir stérile. « Pour la vie, par la vie » doit demeurer le maître-principe de la nouvelle... méthode. C’est une manière constante et pendant toute la scolarité que la liaison doit être établie et maintenue entre l’école et la vie. L’adaptation au réel sainement comprise réside dans la conjonction de l’intelligence, de la sensibilité et de l’activité.

 

 

Une classe est « nouvelle » si les élèves y vivent non dans le monde artificiel qu’est trop souvent notre milieu scolaire, mais dans la vie même, si les parents collaborent, si le dévouement et l’influence de l’éducateur sont à la hauteur de nos espérances, si l’esprit de nos élèves s’ouvre sur des réalités chaque jour plus vastes et plus riches, s’ils y apprennent à « piloter deçà, delà » et à faire leur « miel qui est tout leur » comme le voulait Montaigne précurseur de l’éducation nouvelle.

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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 16:59

 Le reproche fait aux programmes centrés sur les contenus et les objectifs ainsi qu’aux modèles pédagogiques qui leur sont associés est qu’ils sont le plus souvent décontextualisés et pas ou peu transférables.

Cette situation, nul n’est sans savoir qu’elle compromet la réalisation des objectifs de développement économique, de progrès social, de paix et de démocratie fixés par le décideur.

 

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Le curriculum de l’éducation de base se déroule avec l’approche pédagogique fondée sur le développement des compétences. Cette dernière inclue :

-         Une approche par des compétences de vie

-         Une approche par des compétences transversales

-         Une approche par les standards

-         Une approche par la pédagogie de l’intégration

 

 

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L’intégration permet un transfert efficace des acquis qui vont plus loin que le savoir et le savoir-faire. L’élève, de ce fait, devient acteur des apprentissages et tend vers le savoir-agir.

Ce savoir-agir, rappelons le est fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficace d’un ensemble de ressources dans des situations problème.

 

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Les savoirs, les connaissances sont des ressources au service des compétences. Il ne s’agit plus de dispenser un enseignement décontextualisé mais  de mettre les élèves en situation d’analyse, de construction, de modification ou de réfutation de connaissances.

La motivation se révèle aussi comme étant une clé des apprentissages car les élèves découvrent l’utilité des savoirs. Il donne un sens à son apprentissage. Intégrer une connaissance c’est lui donner une place dans une structure déjà existante.        

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Il ne s’agit pas de juxtaposer et cumuler des  connaissances, des savoir-faire mais il faut apprendre à les mobiliser pour résoudre des problèmes. L’écart entre les acquis scolaires et les situations de vie est donc ainsi comblé. Nous noterons que la démarche de la pédagogie de l’intégration n’élimine pas les pratiques pédagogiques actuelles mais les complète.

 

DIFFERENTES DEFINITIONS DU MOT « INTEGRATION » SELON LES DISCIPLINES

 

1.     Intégration en mathématiques : C’est une opération consistant à calculer l’intégrale d’une fonction.

2.     Intégration en informatique : C’est une phase d’un projet durant laquelle on vérifie le produit par des tests d’intégration. Il désigne également la conception et la réalisation d’un système d’informations intégré par la mise en relations (interfaçage) de différents logiciels existants.

3.     Intégration en pédagogie : C’est une démarche selon laquelle les apprenants mobilisent des ressources pour résoudre une situation – Problème complexe (Pédagogie de l’intégration).

4.     Intégration en psychologie : Ce terme désigne que l’identité tend vers une unité fonctionnelle.

5.     Intégration en sociologie : Processus ethnologique durant lequel une personne initialement étrangère devient membre, (s’intègre) dans une communauté.

6.     Intégration en entreprise : (Etablissements scolaires) Phase d’appropriation des nouvelles fonctions pour la recrue. Au cours de cette phase, le nouveau acquiert des habiletés, valeurs voire aptitudes requises pour s’adapter à son nouveau milieu. Un parrain, le Directeur le plus souvent, l’accompagne, l’aide à s’intégrer dans l’équipe mais aussi à cerner ce qui est attendu de lui en fonction de ses compétences.

 

 Voir S.V.P. notre article sur l'intégration des nouvelles recrues. Merci 

 

 

Copie de SP A0983

 

 

Situation didactique ou d’intégration ?

La situation didactique introduit de nouveaux apprentissages (savoirs ou savoir-faire). L’apprenant manipule, découvre, pratique… construisant ainsi son savoir.

La situation d’intégration permet, quant à elle, à l’apprenant d’exercer une compétence. Elle permet de vérifier si les apprenants ont intégré les ressources nouvellement acquises,  que les objectifs préalablement fixés ont été atteints et que l’apprenant est capable d’affronter un problème de la vie courante.

COMMENT EVALUER LES ELEVES ?

Evaluer l’apprenant, c’est lui permettre de s’améliorer. Il faudrait mettre en place des critères de correction qui permettent à l’enseignant d’avoir plusieurs regards sur la même copie.

1.      Critère de pertinence de la production qui permet de vérifier si l’apprenant respecte les contraintes de l’activité (documents supports, réponses aux questions…)

2.      Critère de cohérence du récit qui permet d’évaluer si l’élève a produit un récit qui a du sens.

3.      Critère de correction de la langue qui évalue la syntaxe, l’orthographe, et la maîtrise des formes grammaticales utilisées.

4.      Critère de la production qui est facultatif car ayant trait au « perfectionnement ».

En mathématiques, il y a 3 critères minimaux.

1.      Critère  de  l’interprétation  correcte de l’énoncé

2.      Critère  de  l’utilisation  correcte des outils mathématiques

3.      Critère de cohérence de la réponse (bon ordre de grandeur, bonne unité de mesure…)

 

COMMENT REMEDIER ?

L’enseignant ne peut remédier à toutes les difficultés des élèves. Ce serait trop long et trop lourd. Il suffit d’identifier les difficultés fréquentes et importantes puis baser la remédiation sur ces dernières.

 

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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 16:30

 

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La formation des enseignants suite à la généralisation du nouveau curriculum de base de l’éducation implique une rupture avec les différentes entrées : par les compétences, par les objectifs.

 

Des programmes de formation continue d’enseignants devraient être appliqués avant et lors de la phase de généralisation du nouveau curriculum. Nous avons assisté ça et là, à une « information » de cinq jours- sous forme de séminaire -  destinée aux enseignants de l’école publique et de quelques écoles privées.

 

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Concernant les écoles de formation d’instituteurs, un atelier national a regroupé les rédacteurs du curriculum, les Directeurs et formateurs de l’ensemble des E.F.I. (Ecoles de Formation d’Instituteurs) afin de « préparer les structures de formation initiale à l’introduction de la pédagogie de l’intégration, à la fois comme structurant des cours et comme contenu de formation ». L’objectif ciblé par  cet atelier est « d’enseigner selon la manière dont ils veulent que les élèves-maître enseignent à leur tour ».

C’est donc dire que les futurs enseignants seront préparés à l’exercice de leur futur métier et mettront en œuvre des méthodologies et des pratiques de formation conformes à celles qui sont préconisées dans les outils du curriculum de l’éducation de base.

 

Les enseignants en formation initiale et continue ont donc la lourde tâche de s’approprier les outils leur permettant d’analyser, de comprendre les différentes pratiques de classe, de résoudre des problèmes pédagogiques, d’inventer des stratégies d’actions efficaces.

Il s’agira pour eux d’acquérir des savoirs professionnels et de les communiquer. C’est un apprentissage à moyen et long terme.

 

Ceux qui exercent sont aussi interpelés car devant impérativement allier pratique de classe et formation continue.

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Ceci nous amène à aborder aussi le problème de la formation des formateurs chargés de démultiplier les nouvelles pratiques. Leur rôle se décline en plusieurs points :

-         Accompagner les élèves-maître et les aider à former leur personnalité

 

 

-         Evaluer leur action afin qu’ils puissent se réorienter

 

 

-         Conseiller, répondre aux attentes par des propositions concrètes

 

 

-         Aider à enseigner, conseiller, aider à apprendre à enseigner

 

 

-         Etudier la pratique de l’élève-maître afin de dégager des éléments d’analyse et de poser un diagnostique

 

 

-         Prendre en compte l’état émotionnel de l’élève maître

 

 

-         L’aider à renforcer son efficacité en construisant des dispositifs d’apprentissage

 

 

-         Réguler sa pratique en construisant des indicateurs

 

 

 

 

 Mme Marie Louise SOCK

Publié dans : Articles de Mme SOCK - Par CABINET LES LAURIERS

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