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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 12:37

 

 

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Mairie de Pikine

 

 

 

Thème : Les déperditions scolaires un défi pour le système : tous pour l’achèvement du cycle scolaire.

 

La cérémonie de lancement de la semaine nationale de l’éducation de base s’est tenue ce lundi 31 Mai 2010 à l’école Notre Dame du Cap Vert sise dans le département de Pikine.

CHRONOGRAMME

1.      Vernissage d’une exposition

 

2.      Prestations de majorettes

 

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3.      Danses traditionnelles : Lutteurs, Peuls, Sérères, Diolas et Wolofs (Goumbé). Les thèmes des chansons dénonçaient les violences faites aux enfants, leur envie d’aller à l’école, d’y rester et de réussir, leur refus de voir le phénomène de la déperdition scolaire se pérenniser, la forte envie de réussir dans la vie.

 

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4.      Prise de parole du Représentant du Maire de la ville de Pikine.

Ce dernier a déploré le taux de déperdition scolaire élevé, souci permanent des collectivités locales du département de Pikine qui prévoit dans son budget : 168 millions pour les fournitures scolaires, des aides et bourses pour un montant de 160 millions, des investissements en construction de salles de classes et enfin la reconstruction d’établissements inondés. Ceci, dit il, est une modeste contribution complétant l’action des pouvoirs publics.

 

5.      Prise de parole de l’Inspecteur d’Académie  Dakar M. Baba Ousseynou LY

 

Monsieur le Ministre de l’enseignement Préscolaire, de l’élémentaire, du moyen secondaire et des langues nationales,

Monsieur le Gouverneur de la Région de Dakar

Monsieur le Président du Conseil Régional

Madame le Préfet de Pikine

Monsieur le Maire de la ville de Pikine

Mesdames messieurs les Directeurs et Chefs de services nationaux

Mesdames, Messieurs les Elus

Chers Partenaires

Mesdames, messieurs les Inspecteurs Départementaux de l’éducation nationale

Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etablissements et Directeurs d’écoles

Chers Parents

Chers enseignants

Chers élèves

Chers invités

 

Nous célébrons cette année la 14ème édition de la semaine nationale de l’école de base dont le thème est « Les déperditions scolaires : un défi pour le système éducatif. Tous pour l’achèvement du cycle élémentaire. » Ce thème nous invite à nous interroger sur la capacité de notre système à retenir les élèves pour un taux d'achèvement de qualité.

 

Monsieur le Ministre, nous nous limiterons à l’état des lieux des déperditions scolaires dans l’académie de Dakar et à indiquer les voies et moyens à emprunter pour atteindre le taux d’achèvement de 100 % et nous y maintenir.

Par déperditions scolaires, la Direction de l’enseignement élémentaire entend « les redoublements et abandons scolaires ». Elles se caractérisent par :

ü     Un abandon prématuré ou décrochage scolaire qui se produit lorsqu’un élève interrompt ses études avant de terminer sa dernière année primaire.

ü     Un redoublement qui fait qu’un élève reste dans la même classe deux et parfois trois années de suite,  pour n’avoir pas atteint le niveau de maîtrise exigé ou pour d’autres raisons.

             A propos du redoublement, nous faisons notre analyse de la Direction de l’enseignement moyen secondaire général contenue dans son rapport à la neuvième Revue annuelle du PDEF. On relève dans cette étude que « la plupart des études menées sur le redoublement révèlent que le redoublement n’est pas une mesure pédagogique efficace. Il n’est pas une réponse suffisamment pertinente au problème de la qualité de l’enseignement. Il affecte négativement la motivation et le sentiment de performance des élèves qu’il stigmatise. C’est une pratique non universelle et très coûteuse à bien des égards.

Le thème s’inscrit en droite ligne des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont la réalisation passe, dans une large mesure, par la réduction de l’échec scolaire considéré jusque là comme un défi majeur à relever par notre pays.

Au regard des indicateurs, d’accès que sont les taux bruts d’admission et taux bruts de scolarisation et comparativement au taux d’abandon et de redoublement, la circonscription scolaire est loin d’être mal lotie. Jugez en vous-mêmes. En effet, à 5ans de 2015, l’académie de Dakar continue à connaître un niveau de scolarisation (d’enrôlement) très satisfaisant comme en attestent le taux brut de scolarisation qui tourne autour de 128,6 % et le nombre sans cesse croissant de ses structures scolaires qui se rapprochent de 1000 écoles.

Parallèlement, la parité entre les sexes est devenue aujourd’hui une réalité en faveur des filles. Mais ce qui frappe le plus dans la circonscription académique, ce sont les indicateurs d’accès qui, dans leur majorité et selon l’approche genre, sont partout supérieurs à 100 %.

Le défit de l’accès semble donc gagné mais, nous continuerons à maintenir le cap pour que tous les enfants de la région de Dakar, aussi bien ceux des centres urbains que de la périphérie puissent accéder à une école démocratique mais surtout de qualité dans la perspective de corriger les disparités entre les zones.

En 2009, les divers taux enregistrés  ont montrés que celui de redoublement a connu une baisse de 1,48 %. Il restait  néanmoins assez élevé avec un cumul de 8,49 % de nos élèves qui n’accèdent pas en classe supérieure. Quant au taux d’abandon, il se situe à 1,37 % pour la même année.

Si le taux de promotion est à 91,51 %, celui d’achèvement 96 % (contre 59,6 % pour le niveau national) et celui de transition CM2 / 6ème, bien que supérieur à la moyenne nationale (59,53 %) n’est qu’à 65,31 %.

Ces scores montrent malgré tout que nous sommes encore en deçà des objectifs de 5 % en 2009 pour que les taux de redoublement pendant que l’optimisme est permis pour l’atteinte des valeurs ciblées en 2015 pour les autres indicateurs de qualité.

Améliorer les taux actuels reste alors tributaires de la réponse urgente et pertinente que le système apportera à la problématique du maintien des enfants à l’école et de la lutte contre les déperditions scolaires.

Les causes de déperditions sur lesquelles nous devons agir sont multiples. Mais  nous ne pouvons passer sous silence :

ü     La dimension géographique qui laisse apparaître une forte dichotomie entre milieu rural et zone urbaine. En effet, il est démontré aujourd’hui que les enfants des villes restent plus longtemps à l’école que ceux des zones rurales.

ü     Le niveau de vie économique des ménages : plus les revenus sont faibles, plus les enfants sont utilisés à des activités génératrices de revenus pour subvenir aux besoins de la famille. Ce qui diminue les chances d’accès à une éducation de base de qualité à une frange importante d’enfants en âge scolaire. A cela s’ajoute le coût de scolarisation jugé élevé pour les plus démunis.

ü     L’environnement psychologique et psycho-social est aussi une des causes premières de déperditions scolaires du fait que l’absence de sécurité, les multiples agressions et les fausses perceptions que certains parents ont encore de l’école ne militent pas pour un maintien des enfants dans les structures scolaires.

ü     Le problème du vieillissement du personnel noté dans la région a également une influence négative sur le quantum horaire à cause de l’absentéisme et des repos médicaux.

ü     S’il est indéniable que l’Etat a déployé d’augmenter le nombre d’es efforts allant dans le sens d’écoles, de collèges, de lycées, de manuels, de table-bancs… bref d’intrants de qualité. En revanche, force est de reconnaître que les apprenants travaillaient parfois dans des conditions difficiles. Les conditions d’études restent précaires avec l’absence d’eau, d’électricité dans certaines localités de la banlieue. Ce qui ne garantit pas un environnement propice aux enseignements – apprentissages.

 

Maintenir les enfants à l’école et lutter contre les déperditions scolaires ne saurait être l’affaire exclusive de l’école. C’est pourquoi un plaidoyer fort et incitatif transformateur des comportements est aujourd’hui nécessaire sur l’ensemble du territoire national pour qu’une prise de conscience dynamique et progressiste soit installée partout pour une école citoyenne, respectueuse des droits de l’enfant à l’éducation.

Nous lançons un appel solennel à toute la communauté éducative, parents d’élèves, partenaires, mouvements associatifs, collectivités locales,… bref à tous les acteurs du système pour travailler en parfaite synergie à réduire au strict minimum les déperditions scolaires. Une telle mission requiert de notre part une volonté manifeste de :

ü     Corriger les disparités entre zones urbaines et zones rurales en renforçant les politiques de maintien dans les zones à fort taux d’abandon.

ü     Relancer la politique d’octroi de bourses scolaires aux élèves en rapport avec les collectivités locales.

ü     Renforcer le partenariat entre le niveau décentralisé et le niveau déconcentré

ü     Accélérer le processus de construction de salles de classes déjà prévu dans le cadre Fastrack.

ü     Inciter les Comités de Gestion à mettre en œuvre des projets d’école qui ont un impact réel sur les enseignements / apprentissages.

ü     Repenser les stratégies de remédiation.

ü     Développer un paquet de services dans les écoles afin de rendre ces derniers plus accueillants.

ü     Sensibiliser davantage les parents aux enjeux de la lutte contre les déperditions scolaires.

 

C’est à ce prix seulement que nous pouvons réduire sensiblement les taux de redoublements et d’abandon et ce, conformément à la volonté du Gouvernement, qui a pris, à l’instar de la communauté internationale, l’option de l’universalisation de l’achèvement du cycle élémentaire.

Monsieur le Ministre,

Mesdames, messieurs,

Je ne saurais terminer mon propos sans féliciter l’Inspecteur Départemental de Pikine qui a eu l’honneur d’accueillir cette journée de lancement. Ces félicitations s’adressent tout naturellement aux membres des différents Comités qui se sont investis pour la réussite de la cérémonie.

Mes remerciements vont également à la Directrice de l’école Privée Notre Dame du Cap Vert et à son personnel pour l’efficacité du soutien multiforme.

Mention spéciale aux partenaires que sont Aide et Action, Plan International, World Vision, la Mairie de Pikine pour ne saluer que ceux là, pour le soutien constant à l’action éducative.

Un grand merci aux associations de Parents d’élèves, aux équipes pédagogiques pour leur grande mobilisation autour des questions scolaires.

Je vous remercie de votre aimable attention.

         

6.      Déclamation de poème en wolof, hymne à l’enfance, hommage à l’enseignant et plaidoyer pour une éducation de qualité par un Directeur d’école : M. Niang

 

7.      Remise de cadeaux à 30 lauréats choisis sur la base de services rendus à l’éducation : Inspecteurs de l’éducation, Partenaires, Retraités du secteur de l’éducation, Directeurs d’écoles et enseignants en exercice.

 

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8.      Prestation d’artiste : Elève, Thillo Ba se dit l’avocate des enfants. L’instrument de musique qui accompagne ses chansons avec une une calebasse munie de lamelles metalliques. Elle chante les droits des enfants, dénonce la pédophilie, la violence. Sa prestation eut un grand succès.

 

 

9.      Prise de parole du Ministre de l’Education Nationale qui, à l’entame de son propos, a félicité la Directrice de l’école Notre Dame du Cap Vert, établissement dans lequel la cérémonie s’est déroulée, dans d’excellentes conditions et dont les résultats au CFEE et à l’entrée en 6ème sont excellents.

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L’inspecteur départemental, dont le sérieux et l’engagement ont été soulignés par le Ministre, a aussi été félicité pour avoir stabilisé les résultats de l’IDEN raison pour laquelle il a été confirmé à son poste.

 

Le département de Pikine quant à lui, affiche des résultats moyens selon M. Kalidou Diallo. Ceci pose le problème de l’efficacité de l’enseignement et de l’efficience vu que le taux des dépenses publiques est très élevé. D’où l’importance du suivi des indicateurs clé dont certains sont bons. Le taux de scolarisation par exemple, est de 92 %. Cependant, il est à noter des difficultés sur le taux d’achèvement qui, au lieu d’atteindre l’objectif préalablement fixé de 62 % est à 59 %.

 

Le thème de la semaine a été ciblé pour inciter l’ensemble de la communauté éducative à réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour accroître le taux d’achèvement en limitant le taux d’abandon au sein de nos établissements scolaires. L’objectif qualité est à prendre en compte pour tenter d’améliorer les résultats du système éducatif. Il s’agira ensuite d’œuvrer pour une meilleure capacitation des enseignants et la prise en charge des difficultés des élèves qui nous sont confiés.

 

10.  Déjeuner

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 20:26

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Une étude menée sur le terrain par le Cabinet Les Lauriers débouche sur le constat selon lequel, plusieurs acteurs interviennent sur le territoire national, notamment à Dakar et Thiés pour tenter d’assurer une prise en charge efficace de ce handicap sur le plan scolaire.

Cependant, nous déplorons le fait qu’il n’y ait pas d’harmonisation des actions des différents acteurs. Il est urgent de mettre en place une politique de fédération et de mise en synergie de différentes actions menées dans les établissements scolaires afin de lutter contre la déperdition des efforts consentis dans des cercles restreints.

Cette politique sociale autour du sous secteur du handicap de la surdité sur le plan scolaire, pour être efficace, regrouperait le ministère de l’éducation nationale, le ministère de la santé et aussi celui de la famille et de l’action sociale. Ceci permettrait une meilleure coordination de la prise en charge des structures scolaires mais aussi, en leur sein, une coordination des actions des différents intervenants : enseignants spécialisés, orthophonistes, assistants sociaux…

 Ces établissements devraient être organisés en réseau pour une meilleure efficience et une cohérence dans les interventions. Ce réseau articulerait ses interventions autour d’objectifs communs, de stratégies communes en vue d’un plan d’action commun. Celui-ci permettrait d’identifier les besoins des écoles, les compétences et les expériences acquises par les éducateurs, la recherche des moyens pour la formation initiale et continue des enseignants. Le Cabinet Les Lauriers met surtout l'accent sur ce volet formation considéré qomme le tendon d'Achille du système.

 Les programmes, les méthodes d’enseignement, l’intervention des personnes ressources, de l’association des parents d’élèves, des collectivités locales gagneraient aussi à être organisés pour une meilleure prise en charge du sous secteur du handicap de la surdité.

L’objectif  du Cabinet Les Lauriers est d’accompagner les écoles spécialisées dans la gestion du handicap de la surdité. Pour ce faire, il faudrait identifier et diagnostiquer la situation de base, collecter et analyser des données afin de planifier une prise en charge concrète de leurs besoins prioritaires sur le plan pédagogique.

  Une étude menée au sein des établissements spécialisés nous permettrait de disposer d’informations sur les programmes, les méthodes d’enseignement, le personnel enseignant, les établissements scolaires, les opérateurs et le mode de financement, ce, bien sûr, de la maternelle au secondaire.

 Ce tour d’horizon serait complété par une réunion de travail avec le responsable du projet sourd au ministère de l’éducation nationale. Nous pourrions ainsi survoler l’ensemble des activités depuis 2004 et profiter des enseignements à en tirer.  

La production d’un rapport sur la situation générale du sous secteur en 2010 permettrait à coup sûr de faire face efficacement à des collaborateurs et partenaires.

 

Le Cabinet Les Lauriers s’engage donc auprès du ministère de l’éducation nationale pour ce projet de revalorisation et de gestion du sous secteur handicap sourds au Sénégal.

 

 

LA DIRECTRICE DU CABINET

Mme SOCK Marie Louise

 

 

 

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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple - Un But - Une Foi

 

 

Ministère de I’ Enseignement Préscolaire, de I’ Elémentaire

et du Moyen secondaire et des Langues nationales

 

 

DIVISION DE L'ENSEIGNEMENT PRIVE

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

LE MINISTRE                                              N. 001890 / MEPEMSLN / SG / DEP

 

Dakar Ie, 27 AVRIL 2010

 

 

 

Objet:: Enfants à besoins éducatifs spéciaux

 

 

Le département a entrepris depuis 2000, une stratégie de prise en charge plus hardie des enfants à besoins éducatifs spéciaux [EBES).

 

Ainsi, dès la première lettre de Politique de février 2000, parmi les principes

directeurs, une option forte (pour l'Education de qualité pour tous) fondait sa légitimité dans la recherche de l'égalité et de l'équité.

 

Pour ce faire, les mesures à prendre pour promouvoir l'égalité et l'équité impliquent une attention particulière aux questions liées au genre ou aux handicaps de toute nature, ainsi qu'une diversification des curricula en fonction des besoins et des possibilités des individus [ extrait principe 1-4 Lettre de Politique générale de février 2000).

 

Depuis lors la réflexion est entamée, plusieurs initiatives ont été menées, des partenaires impliqués.

 

Pour approfondir la recherche, le Cabinet de Consultance « Les Lauriers » s'engage aux côtés du Département pour continuer les investigations pour une meilleure prise en charge scolaire des enfants atteints de surdité.

 

Pour lui permettre de mener à bien son projet, je vous invite à lui accorder le meilleur accueil dans vos structures respectives.

 

Destinataires:

- Mesdames, Messieurs les Directeurs et Chefs de service;

-Madame, Messieurs les Inspecteurs d'Académie ;

-Mesdames, Messieurs les Inspecteurs départementaux de l'Education ;

-Mesdames, Messieurs les Chefs d'Etablissements scolaires.

 

Ampliations:

-MEPEMSLN/SG

-MEPEMSLN/DC

.CHRONO

 

Pour Le Ministre

et par délégation

Le Secretaire Général

 

MAFAKHA TOURE

 

 

 

langage des signes

 

 

 

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 13:46

 

 

 

 

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Mme Gaye Directrice de l'établissement

 


9ème Edition Des Journees Handiscole

Du 4 au 6 juin 2010 au Centre Culturel Maurice Guèye  - 

Table ronde le vendredi 04 Juin à partir de 15 h à la salle des fêtes de Rufisque, sur le thème : Personne en situation de handicap, Résilience et Démorésilience pour « tenir le coup »

 

La table ronde sera animée par d’éminents spécialistes de l’éducation inclusive dont  le Docteur IDRISSA BA, pédopsychiatre, DOCTEUR LAMINE FAYE, pédopsychiatre, Professeur YOUSSOUPHA FAYE de  l’Institut des Jeunes Aveugles de Thiès et le Professeur DJIBRIL SECK de l’INSEPS

 

 

 

Depuis 12 ans, HANDISCOLE apporte à des enfants handicapés ou de parents handicapés une possibilité d’être scolarisés au même titre que leurs pairs non handicapés.

 

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École pionnière dans le développement du concept d’Éducation inclusive,  Le Petit Prince d’Handiscole  rassemble toutes les sensibilités pour ne pas cantonner les gens dans leur handicap. 

 La prise en charge de l’éducation des enfants handicapés et en situation d’exclusion, dans les classes ordinaires ! C’est la disparition de toutes les barrières physiques, sociales, économiques et politiques qui font obstacle au processus d’apprentissage de tous les élèves.
Elle offre à ses pensionnaires une éducation de qualités et une chance de se développer dans de meilleures conditions pour devenir des personnes autonomes !

 

 

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Buts de l’association :
                
 

 - Donner l’égalité de chances de réussir à tous les enfants sans distinction aucune
- Mettre en place les mesures d’assistance appropriées dans le domaine scolaire      

- Recueillir le concours de professionnels de la santé (médecins, kinés, podologues…)

- Construire une école anti-ségrégative intervenant à tous les stades de l’aide scolaire           

- Répondre aux besoins de l’enfant en général

- Scolariser davantage d’enfants handicapés

 

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 LES PARTENAIRES  de Handiscole pour l'achat d'un bus scolaire.

 

-          Marcel Dugrand pour l’achat du minibus prévu pour faciliter le déplacement de nos élèves handicapés , a réussi à faire avancer la cause de handiscole dans le sud-ouest de la France et la somme de 18. 000 (dix huit mille) euros a été collectée en Gironde et en Haute-Garonne ;

-            Le Collège de Pellegrue organise depuis quelques années un cross sponsorisé au bénéfice de handiscole avec la participation des écoles primaires de son secteur (Pellegrue, Soussac, Saint-Ferme et Rauzan . Cette année la somme de 2 845 (deux mille huit cents quarante cinq) euros a été récoltée et versée pour l’achat du minibus d’Handiscole ;

-          Le cross de Langon organisé par les élèves des collèges Toulouse Lautrec et Jules Ferry fut également un succès ! Un grand bravo à tous les participants ; Jules Ferry partenaire d’Handiscole depuis huit ans a versé sa recette mille soixante dix sept euros (1077€) sur le compte du mini bus Handiscole

-          Le Rotary Club De Langon s’investit toujours dans le projet du minibus, le financement du transport des colis et les fournitures (papier et accessoires divers) pour assurer le bon fonctionnement de la photocopieuse qu’il nous avait offerte !

-          Deux partenaires en Haute Garonne : c'est le Collège des Trois Vallées à Salies-du-Salat et l’Institution Sainte-Thérèse à Saint- Gaudens qui mène, depuis huit ans, l’opération « bol de riz » au bénéfice de notre école. Cette année, la somme de 1000 (mille) euros a été récoltée et versée pour l’achat du minibus.

 -  L’Association Les Chemins de Traverse en compagnie du personnel de santé de Montreuil continue de parraîner des élèves d’Handiscole ;

 - L’Association Le Kinkéliba s’engage toujours à nos côtés pour finaliser le projet de construction de nos nouveaux locaux ;

 - Marianne Gautron et Élise Agnimel, de Strasbourg, continuent de collecter du matériel pour l’école !

 - À Dijon, L’Association Afriq’Handi qui a participé au financement du mini bus, reprend le projet de visioconférence pour le suivi médical des enfants déficients mentaux.

 - La Promotion enseps 1958/61 regroupe la majeure partie des parrains de  l’école.

 - Nous avons également l’implication de fidèles marraines comme Simone Salefranque et Danièle Jammes en Haute Garonne, Anne Pavie de Dijon Françoise Dumurgier et Anne Marie Munoz de Paris

 -          EIFFAGE Sénégal reste le bras  caritatif d’Handiscole au Sénégal son Directeur Gérard Sénac s’engage toujours à finaliser le projet de construction de nos nouveaux locaux ;

-          Nous saluons également l’engagement du Groupe Layousse à nos côtés depuis l’ouverture de l’école;

-          La Fondation Sonatel sponsorise depuis quatre ans les journées HANDISCOLE qui se déroulent chaque année au début du mois de juin et permettent aux  Rufisquois de découvrir les actions des pensionnaires et le sens même de l’école « Le Petit Prince d’handiscole » qui est de scolariser les enfants handicapés ou non et de leur permettre de retrouver espoir et dignité en intégrant l’école;

-          D’autres partenaires participent régulièrement au financement de ces journées, c’est le cas du CNOSS ; du Ministere de l’Education Nationale (Division De l’Enseignement Privé), des Moulins Sentenac ; de la Pharmacie Serigne Abdou Khadre Mbacké de Rufisque ; de la Sococim  Industries ; de Total Sénégal et de Valdafrique ;

-          Handiscole a instauré, avec les médecins et pharmaciens de  l’ASER (Association pour la Solidarité entre Rufisquois), une consultation médicale gratuite : tous les élèves de l’école Le Petit Prince en bénéficient lors des journées HANDISCOLE.

 

Ces élans de cœur de nos bienfaiteurs sont appréciables car ils ont permis à notre projet de s’inscrire dans la durée. Malgré l’effort et la générosité de nos partenaires, plusieurs élèves restent sans parrains.

 

 

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LES PERSPECTIVES

 En vue de déboucher progressivement sur un certain autofinancement et sur la prise en charge locale des différentes activités de l’école, Handiscole s’est investi cette année dans le projet du jardin potager et la transformation des fruits et légumes; le but visé étant que chaque activité soit auto financée ; ces sources de revenus permettant progressivement de pallier les aides extérieures.

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Handiscole envisage toujours de construire ses propres locaux  avec des installations adaptées aux enfants handicapés. L’Association Le Kinkéliba qui avait réalisé les plans s’engage aux côtés d’EIFFAGE SÉNÉGAL pour finaliser ce projet.

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 12:42

 

Qu’est ce qu’une marée noire ?

 

Question posée par Sadiya ( C.E.1)

 

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  Plage polluée

 

 

 

 

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 Plage polluée

 

 

Une marée noire est une catastrophe qui  se traduit par l'échouement en zone côtière d'une nappe d'hydrocarbures.

Cette nappe provient du déversement volontaire ou accidentel d'une importante quantité de pétrole  brut ou de produits pétroliers lourds à la mer et est ramenée vers la côte par l'effet des marées, des vents ou de courants.

 

 

 

Comment se produit-elle ?

 

 

La marée noire peut provenir :

d'un navire suite à un rejet volontaire (nommé dégazage), ou involontaire (un accident ou un naufrage)

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  Pétrolier

 

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  Naufrage d'un pétrolier

 

- d'un accident sur une installation de forage en pleine mer ( plate forme pétrolière)

 

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Plate forme pétrolière

 

 

- d'un accident industriel en bord de mer 

- d'un conflit armé.

 

Quelles sont les conséquences ?

 

Les marées noires sont un véritable traumatisme pour les régions touchées. Ces pollutions ont un impact écologique, économique et sanitaire.

Elles sont dangereuses pour l'environnement et perturbent fortement la faune et la flore marine.

 

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Poissons pollués

 

Elles sont la cause de la dégradation de l'écosystème à cause de l'asphyxie du milieu

Elles détruisent des fonds marins et l'habitat de nombreux animaux. La faune et la flore des zones côtières terrestres sont également touchées.

Le traitement des animaux touchés, le nettoyage des zones polluées mobilisent des moyens humains et financiers très importants.

Elles perturbent les animaux qui vont  accumuler une fraction des éléments composants le pétrole.

 L'étude de ces protéines de jeunes morues laisse penser que ce pétrole a des incidences sur la fertilité, la résorbsion osseuse, le métabolisme des acides gras.

 

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Oiseaux

 

 

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Nettoyage d'une plage polluée

 

  • Sur le plan économique, on note que les sites touristiques perdent leur clientèle, que les produits de la pêche  sont contaminés et deviennent impropres à la consommation ce qui entraîne aussi le chômage technique des flottilles de pêche et des emplois induits à terre. Le nettoyage des rivages est, quant à lui, très coûteux.

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Nettoyage...

 

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Sauvetage d'un oiseau...

  • Sur le plan sanitaire, ces produits sont dangereux par inhalation et par contact avec la peau. On note le dépôt de nombreux déchets sur les zones côtières que des volontaires tentent de nettoyer pendant de longs mois.

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 12:32

 

 

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La COOPERATION FRANCAISE en partenariat avec le MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE  et  l’Association MEMOIRES SCIENTIFIQUE DU SENEGAL (AMSS) pilotent le projet ACTION SCIENCE.

 

 

 

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Michel Adanson :  Bibliographie et Biographie : voir blog http://www.gingimbre.over-blog.fr

 

 

 

Il s’agit d’organiser des expositions sur la vie et l’œuvre de Michel Adanson puis des ateliers de confection d’un herbier dans les lycées, collèges, établissements, et organismes intéressés.

 

 

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INTERVENTIONS DANS LES ECOLES

 

 

 

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 Un herbier

 

 

Ces ateliers sont dirigés par  Mme Guermia Boubaaya, Assistante technique pour l’enseignement des sciences secondée dans les différents établissements par les Professeurs de sciences naturelles.

 

 

 

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Classeur à herbier

 

 

Plusieurs établissements ont eu la chance de recevoir le projet : Le lycée de Thiaroye, le Lycée Mariama Ba de Gorée, le C.E.M. de Scatt Urbam.

 

 

 

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 Un placard à herbier pour école...

 

 

 

  

L'Exposition

 

 

 

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Coquillages...

 

 

 

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Des cartes commentées...

 

 

 

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 Des photos et herbiers de la végétation du Sénégal : Baobab...

 

 

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 L'EXPOSITION est organisée et commentée par les membres de l’association AMSS : M. Bachirou  GUEYE et M. Mangoné  DIENE.

 

Sont exposés, entre autres : (La liste n’est pas exhaustive)
      
-  Des feuilles  fruits et fleurs du baobab (planches commentées)
-  Une courte bibliographie de Michel Adanson :  naissance à Aix, statues, portraits, rues d’Aix en Provence et de St-Louis.
. Des cartes (concessions, St-Louis, Podor, Gambie, Cap-Vert, Gorée).
.  Le Fleuve Sénégal : vue aérienne du marigot des maringouins  1950), moustique. Les vasières de palétuviers, rivage du fleuve + description d’Adanson.
. Le Cap-Vert : dessin d’Adanson du Cap-Vert sur le thème du Baobab
.  Les coquillages : grande planche de tous les coquillages.
. Adanson pionnier de l’ornithologie africaine : dessins d’une trentaine d’oiseaux avec les  commentaires d’Adanson.
. Des Poissons : une dizaine de planches de l’herbier Adanson avec ses commentaires.
.  La faune : termites, abeilles, crabes.
.  Flore du Sénégal : Plantes en photo avec plantes de l’herbier d’Adanson.  
   Nombreuses références aux botanistes de l’époque avec leurs photos.  
.  Les plantes médicinales : 2 exemples : le Nguer, le Tamarinier.

 

 

 

 

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L'herbier peut servir de décoration: Cadre de photo, couverture de classeur, de livre... 

 

 

 

 

 

Atelier de confection d’herbier de Mme Boubaaya

 

Qu’est ce qu’un herbier ?

 

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C’est une collection de plantes que le récolteur conserve aplaties et sèches. Un herbier constitue un catalogue de la diversité des plantes de son environnement proche ou lointain. Il sert à leur identification et leur conservation.

 

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Page de livre scannée - Classe de C.P.

 

 

 

Objectifs :

 

-         Apprendre à reconnaitre les plantes en réalisant un herbier

 

-         Découvrir son environnement et la vie végétale

 

 

 

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Matériel : Echantillon végétal, papier journal, cahier de terrain, fiche de renseignement du récolteur, chemise cartonnée, fiche de renseignement de la plante, crayons à papier, gomme, ciseaux, scotch et colle transparente.

 

 

 

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Comment faire ? 

 

- Il faut retirer toute l'humidité des feuilles afin de les conserver.

 

- Placer les feuilles une à une entre les pages d'un livre ou d'un journal.

 

- Mettre du poids afin que les feuilles sèchent plus vite et s'applatissent.

 

- Laisser au moins une semaine.

 

- Lorsque les feuilles sont bien sèches , il suffit de les coller sur des feuilles blanches,

 

de noter sur les étiquettes  la date, le lieu de la "récolte " et le nom de la plante. et de

 

faire une couverture qui vous permettra de faire comme si vous aviez fait un joli " livre "

 

de plantes.

 

 

 


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Fiche technique proposée par Mme Boubaaya: ( Destinée aux élèves)

 

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Nom latin de la plante :

 

Nom français :

 

Nom vernaculaire :

 

Famille :

 

Genre :

 

Espèce :

 

Classification :

 

Description :

 

Répartition :

 

Utilisations :

 

Divers :

 

 

 

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Une classe Sénégalaise

 

 

 

 

 

 

  QUELQUES PLANTES SENEGALAISES

 

 

Documentation:  AFRIQUE MEDECINE 21

 

I. LE BAOBAB

 

 

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Français : Baobab

Wolof : Gouye   

Latin :  Adansonia Digitata

 


- Le baobab est un arbre à port très caractéristique dû au tronc énorme, atteignant 7m de diamètre et souvent creux, aux branches robustes et tortueuses, généralement étalées.

-         Dans les villages, son tronc est court, souvent déformé par l'écorçage en bandes d'environ 2m de haut (présence de 1-2 bourrelets horizontaux sur tout le périmètre).

-         L'écorce est lisse, gris, argenté à violette, épaisse et fibreuse à tranche marbrée de rouge et de blanc.

-         Les rameaux sont gris, et légèrement pubescents devenant glabres. Les feuilles sont alternes, composées digitées, avec 5 à 7 folioles sessiles ou presque, longuement pétiolées glabre ou presque. Les pétioles sont glabres ou presque, et ont une longueur de 7,5 à 15 cm.

 

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-         Les fleurs solitaires, pendent au bout d'un pédicelle de 20 à 80cm, à corolle blanche, avec 5 pétales qui se recourbent vers le haut et qui dégagent des étamines de 10 à 20cm de diamètre.

-         Le fruit (appelé pain de singe) est une capsule indéhiscente qui ressemble à une cabosse ligneuse, pubescente, vert bronze à brun, ovoïde à subsphérique, pouvant persister longtemps sur l'arbre.

 

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-         A maturité, il contient de nombreuses graines noires noyées dans une pulpe farineuse blanche mêlée de fibres rougeâtres.

 

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-         La floraison à lieu en fin de saison sèche ou juste avant les premières pluies, souvent avant l'apparition des premières feuilles.

-         On trouve le baobab dans les zones sahélo-soudaniennes. C'est une espèce protégée, souvent plantée, dont la présence est liée à l'occupation humaine.

-         En brousse, il signale les villages disparus.

-         Préfère des sols de qualité très variable.

-         Il est répartit en Afrique tropicale sèche, du Sénégal au Soudan.

-         En Afrique orientale, de l'Ethiopie au Mozambique jusqu'au Natal.

Utilisations Médicinales :

-         Les feuilles sont utilisées contre l'asthme.

-         Les écorces sont fébrifuges.

-          L'écorce est employée contre le paludisme, l'inflammation du tube digestif, la carie dentaire, l'anorexie et les lumbagos.

-         Les racines  sont fortifiantes et luttent contre le paludisme.

-         Les feuilles sont diurétiques et diaphorétiques, mais sont aussi utilisées comme antidiaphorétiques et toniques.

-         Elles permettent aussi de traiter la diarrhée, la dysenterie, et les lumbagos.

 

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-         La pulpe du fruit est cicatrisante.

-         Les Fibres rouges sont emménagogues, et s'utilisent contre l'aménorrhée.

-         Les graines sont galactagogues et soignent la carie dentaire, la gingivite, le paludisme, la rougeole et les gastrites.

-         Sa gomme est utilisée pour les plaies.

-         Et sa sève pour la carie dentaire.

-         Autres Utilisations : Les feuilles servent de condiment alimentaire et elles sont très largement utilisées et commercialisées.

-         La pulpe du fruit sert aussi à fabriquer une boisson acidulée et sucrée.

-         L'écorce permet de soigner les chevaux. Les rameaux, les feuilles, et la pulpe du fruit sont donnés au bétail en saison sèche, contre la diarrhée chez les bovins.

-         Le tronc creux, sert parfois d'abri, de grenier ou de réservoir d'eau.

-         L'écorce entre dans la fabrication de corde d'instrument de musique, de cordages, de liens, de filets, de nattes et de teinture rouge.

 

 

 

 

 

II. LE BISSAP

 

 

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 WOLOF: Bissap

LATIN: Hibiscus sabdariffa)

ARABE: karkandji)

FRANCAIS: Hibiscus

 

 

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Sous le nom de bissap  en Afrique subsaharienne ou de carcadet  en Egypte, les boissons à base de fleurs d’hibiscus ont conquis des millions d’Africains.


Délicieuse et désaltérante, froide ou chaude, cette boisson a tout pour devenir en Europe un produit incontournable de la cuisine africaine.


La plante

L’Oseille de Guinée ou roselle est un arbuste (1 à 2 m) qui fait partie de la famille des Malvacées au même titre que le gombo ou le coton.

 

Cette plante est tolérante à la chaleur et elle est cultivée à travers le Sahel (Sénégal Soudan), en Egypte ainsi qu’en Afrique tropicale (Congo).


         
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Il existe deux types botaniques caractérisés par la couleur de leurs fibres : une variété rouge (colorant anthocyane) et une variété verte ou blanche. Cette dernière variété est surtout cultivée pour ses feuilles utilisées comme épinards acides.

Le bissap est produit à partir des calices rouges et charnus de la variété anthocyanées. Ces calices de 3 à 4 cm de long entourent un fruit ; une capsule qui contient des graines.


         
Propriétés et utilisations

En Afrique, le bissap est principalement bu tout simplement parce que c’est très bon ! Un goût acidulé avec un parfum de fruit rouge. De plus, bu frais, le bissap est très rafraîchissant.

Le bissap est aussi un colorant alimentaire qui est de plus en plus utilisé en remplacement des colorants chimiques. Cette utilisation concerne surtout le marché européen qui importe environ 3000 tonnes de calices séchés par an.

Le bissap est riche en vitamine C.
En infusion chaude, il facilite la digestion, est dépuratif, diurétique et provoque une baisse de la pression sanguine. Ce qui fait que les Egyptiens le déconseillent aux hommes juste avant d’aller se coucher…


         

Préparation

Amener l'eau à ébullition. Ajouter 1 à 2 cuillères à café de fleurs d'hibiscus par tasse. Retirer du feu. Sucrer selon votre goût et laisser infuser 10 minutes environ jusqu'à ce que l'infusion devienne pourpre.
Filtrer avant de servir (ou utiliser une boule à thé).

L'infusion d'hibiscus se déguste chaude ou froide (très rafraichissante).
Pour préparer un cocktail à l'hibiscus, ajouter divers jus de fruit (ananas...) et servir frais.
En Mauritanie ou en Egypte, on ajoute quelques feuilles de menthe: c'est délicieux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III. LE TAMARINIER

  

  

  

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Francais : LE  Tamarin

Latin: Le Tamarindus Indica 

 Wolof :  Dakhar

 

C'est un arbre de 10 à 20 m de haut à tronc plutôt court, à feuilles alternes, paripennées (jusqu'à 12 paires de folioles), aux fleurs jaunâtres en racèmes terminaux retombants, aux fruits, connus sous le nom de tamarins, constitués de grosses gousses contenant plusieurs graines entourées de pulpe fibreuse.

 

 

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C'est une plante à feuillage persistant, à croissance lente et à durée de vie longue.

Il fleurit en mai et donne des fruits en octobre.

 

Cet arbre est originaire des régions tropicales sèches de l'Afrique de l'Est. Implanté il y a très longtemps en Inde, il a depuis diffusé dans toutes les régions tropicales. Il a été introduit au XVIe siècle en Amérique centrale et est maintenant répandu au Mexique, au Honduras et au Guatemala.

Le tamarin est cultivé pour ses fruits parfois appelés « dattes de l'Inde » et plus particulièrement pour la pulpe comestible qui entoure les graines et qui est à la fois acide et riche en sucre. Au Sénégal, il n'est pas cultivé. Il pousse de manière sauvage.

Les graines sont employées comme condiment en Afrique et dans la cuisine indienne et du moyen orient. Elles donnent une saveur aigre et sont utilisées dans les currys, les plats de lentilles, les chutney doux, ou sert à parfumer le riz. On confectionne aussi avec le tamarin une boisson bourrée de vitamine C. C'est un ingrédient important de la Worcestershire sauce.


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La pectine qu'il contient est utilisée dans la confiture industrielle. Le jus très acide (riche en acide tartrique) trouve un usage comparable au jus de citron.

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Il peut être utilisé comme laxatif ou pour aider à la digestion. On peut aussi l'utiliser dans le traitement des bronchites. Il peut enfin soigner les maux de gorges (gargarisme).

Différentes parties du tamarinier entrent dans les pharmacopées traditionnelles.

Le tamarinier se cultive très facilement en bonzaï. 

 

 

 

 

  IV. LE COTONNIER

 

 

 

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Français: Coton

Latin: Gossypium Barbadense
Wolof: Witten
famille des malvacées

 


Le cotonnier est une plante tropicale vivace à fleurs jaunes avec des graines noires.

 

Il contient un composé chimique appele le gossypol qui est antifongique.Il est également utilisé comme médicament anti-fécondité et ses petites graines produisent de l'huile alimentaire.

 

 

Les semences sont utilisés par les Amérindiens pour tisser des hamacs.

 

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Fruit...

 

 

 

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Chez la fileuse, le coton se transforme en fil...

 

 

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 Le fil est enroulé sur des bobines...

 

 

 

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 Le tisserand fabrique des tissus... et des hamacs...

 

 

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Tissu traditionnel africain pur coton

 

 

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 Hamac (Suspendu entre 2 piquets. il sert de lit)

 

 


Les feuilles sont utilisées dans le traitement contre l'hypertension, les retards et les menstruations irrégulières.


Un extrait de la fleur est utilisée contre inflammation de l'oreille.

 

 

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Une autre application thérapeutique est l'utilisation comme emménagogue (une substance qui contribue à promouvoir la menstruation).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PAGE EN CONSTRUCTION

 

 

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 14:22

 

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Séminaire commun CEAN et IUFM Aquitaine avec le soutien de l'IRD

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Normes, disciplines et éducation

Regards croisés sur les modes de prise en charge des enfants et des jeunes en Afrique et en Europe

 

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Le jeudi 6 mai au campus international de l'IRD à Hann s'est tenu un séminaire de recherche consacré à la question de l'APC comme norme internationale de qualité. L'emergence d'une norme internationale en matière d'éducation: l'exemple de la notion de compétence.

 

 

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Jean-Marie de Ketele, Professeur émerite, université catholique de Louvain et Françoise Ropé , Professeur émerite Université de Picardie sont intervenus en visio-conférence depuis Bordeaux et  le débat  a été animé depuis Dakar par Mme Hélène Charton chargée de recherche au CNRS.

 

Le thème du séminaire: « Normes, discipline et éducation. Regards croisés sur les modes de prise en charge sur les enfants et les jeunes » a porté sur la question de l’approche par les compétences dans les systèmes éducatifs occidentaux et africains.

 

Il s’est agi plus particulièrement d’interroger dans une perspective comparatiste, la manière dont cette notion s’est imposée comme une norme de « qualité » en matière d’éducation (notamment dans les pays du Sud, alors même qu’elle commence à être questionnée dans les régions pionnières de cette approche comme au Québec).

 

En tant que constructions sociales, les modèles d’apprentissage véhiculent un ensemble de références de connaissances dont la structuration correspond à une certaine vision du monde et qui passe notamment par la création d’un nouveau langage et de nouveaux outils. La mutation des systèmes de connaissances passés, à des degrés divers, de savoirs disciplinaires organisés en objectifs pédagogiques d’apprentissages à la production de  référentiels de compétences structurant les étapes d’apprentissage constitue une rupture majeure qu’il convient d’interroger de manière critique. 

 

Françoise Ropé, professeure à l’université de Picardie, a insisté plus particulièrement sur l’origine de cette notion et sa migration du monde de l’industrie vers le monde de l’éducation dans les pays industrialisés.  Quel est le sens de cette évolution, que traduit-elle en termes de statut de la connaissance et de productions de savoirs ?

 

Jean-Marie de Ketele, professeur à l’université de Louvain s'est interrogé plus spécifiquement sur le processus de production et de diffusion de ce type de  « normes » en matière d’éducation (notamment vers les pays du Sud) en questionnant notamment l’évolution socio-historique du statut de la connaissance ainsi que les processus de décisions (rôle des débats publics) et de régulation (rôle des tests internationaux et nationaux).

 

Hélène Charton

 

 

SP A1110

 

 

COMPTE RENDU DU SEMINAIRE - Mme Marie Louise SOCK

 

Comment l’APC s’est-elle impose comme norme dans les pays du Nord et du Sud ? Au Sénégal, cette réforme  est elle le fruit d’une étude et d’une demande provenant de la base ? 

 

Le Professeur émérite Françoise Ropé s’est appesantie sur les Savoirs et les Compétences en faisant l’historique de l’évolution du système scolaire parallèlement à celle de l’entreprise.

L’école est le lieu où l’on dispense le Savoir.  La pédagogie par objectifs introduite dans les années 90 - seuil à partir duquel la redéfinition des contenus et des évaluations s’est révélée indispensable - est une méthode qui provient de la formation permanente des adultes. La notion de compétence a été introduite dans le dispositif par le biais des évaluations. Ces diagnostiques fixés sur le plan national et permettant de faire le point sur le niveau des élèves des classes de C.E.2 et de C.M.2 sont consignés sur des carnets (Livrets d’évaluation). Ils permettent de remédier aux difficultés de certains élèves en individualisant  l’enseignement par le biais des parcours différenciés et des groupes de soutien. En 1991 en France, un rapport général sur l’évaluation a été fait pour une meilleure compréhension du système en vue d’une éventuelle réorientation. Il y a eut ensuite l’évaluation internationale de tous les élèves de 15 ans (PISA) . Les carnets d’évaluations ont alors été déclinés en termes de compétences.

L’entreprise quant à elle, est le lieu de la qualification mesurée par des diplômes. La formation est balisée par des référentiels qui sont en quelque sorte des listes de savoir faire pour l’acquisition des diplomes puis pour l’accès à l’emploi. Ces référentiels sont la réponse à une recherche d’efficacité dans l’acquisition de connaissances pour la recherche d’un emploi. L’on raisonne alors en termes de contrats, de projets, ce qui sous entend des parcours personnalisés. Les compétences, à ce niveau, ne sont point statiques du fait du chômage qui va crescendo mais aussi du changement qui s’opère très vite dans les technologies de pointe.

Le résultat est que l’on note de plus en plus une similitude entre les outils utilisés à l’école et ceux qui sont utilisés dans la vie professionnels : les savoir faire sont opérationnels et validés par des évaluations. Les compétences, quant à elles, se divisent en compétences requises (par les emplois) et compétences acquises (par le salarié). Les évaluations de ces compétences se font par le biais de carnets d’acquisition des savoirs et savoir faire qui sont remplis par les employeurs après un entretien de positionnement. On note donc une relation étroite entre les capacités et l’action, une vision partagée entre la formation et l’emploi. Action, c’est le mot clé qui permet de valider les compétences.

 Nous notons donc une perméabilité entre le milieu scolaire et celui de l’entreprise.  L’APC, individualisante, permet  une meilleure rationalisation du système éducatif. Il  faudrait  tabler sur l’efficacité et sur l’équité pour former et réformer l’institution scolaire.

Seulement, il est recommandé de ne pas perdre de vue que la compétence est le contraire de l’incompétence. La personne taxée d’incompétente peut se sentir inutile et rejetée. Ce système, poussé à outrance peut engendrer une ghettoïsation. La souffrance au travail est un fléau indéniable et les enseignants devraient essayer de ne pas tomber dans certains travers.

 

 

SP A1106

 

 

M. Jean Marie Kétéle a communiqué, quant à lui, sur l’émergence et la diffusion de la notion de compétence  par le biais d’une analyse socio historique.

Pour lui, le statut de la connaissance a évolué en strates :

-          Les traditions et les fondements : Dans la tradition, la création des programmes scolaires était basée sur la traduction des grands auteurs, les commentaires de leurs ouvrages (philosophie : sagesse et  connaissances), l’étude des humanités anciennes (Gréco-latines  dans  les collèges jésuites ou arabes en Afrique). Les traces actuelles de ces traditions sont les facultés philosophie/ Lettres dans nos universités.

-          Le modernisme classique encyclopédique : Diderot et son encyclopédie… Il s’agit là de choisir des savoirs, de les restituer, les transmettre. Ce sont en quelques sortes les humanités modernes : sciences et filières scientifiques. Les traces sont bien sûr nos facultés des sciences actuelles.

-          Le modernisme scientifique et expérimental : Claude Bernard en est  la référence avec le système de l’expérimentation, de l’observation, méthodes de travail élargies aux disciplines littéraires, aux sciences de l’éducation (Pédagogie par les objectifs, taxonomie de Blum. Il s’agit là d’aller au-delà de la restitution en déclinant des objectifs vérifiables et observables. Les traces actuelles sont les écoles normales supérieures.

-          Le post modernisme professionnalisant : Les compétences permettent d’être compétitifs. Des approches  sont ciblées et vulgarisées : l’Approche par les Compétences, l’approche par les projets… Rappel du projet « La main à la pâte » et bien d’autres encore… Le curriculum est alors basé sur des référentiels. La notion de compétence est introduite. Les formations sont réellement professionnalisantes.  Les facultés de médecine s’orientent vers l’approche par projets. Les programmes et les formations sont reconnus par les employeurs. Les traces actuelles c’est que l’on va vers une généralisation de l’APC.

Il est cependant noté que les conditions requises pour une bonne utilisation de l’APC ne sont pas remplies en Afrique.

 

OPERATIONNALISATION  ET EVALUATION DES COMPETENCES : COHERENCE ? LE ROLE DES EVALUATIONS INTERNATIONALES

L’analyse de la situation problème se décline en plusieurs points

-          Savoir redire ou refaire

-          Savoir faire (application scolaire de base)

-          Savoir faire de base (application habillée)

-          Compétences spécifiques (niveau de résolution de problème)

-          Compétences génériques ou transversales (situation de transfert)

Il a été noté que les épreuves données lors des évaluations internationales étaient des situations habillées et pas des compétences. Il  faut donc faire très attention aux paramètres de la situation.

Une personne est compétente quand, face à une situation problème ou un échec, elle est capable de mobiliser un certain nombre de ressources pertinentes (savoir, savoir faire, savoir être) pour résoudre ce type de problème. Nous noterons qu’elle sera aussi qualifiée de compétente en fonction de la vision de la qualité que l’on a…

Compétence= (ressources X taches complexes)

QUERELLES ET OBJECTIONS VIS-A-VIS DE L’APC

Les objections sont :

-          Les APC se mettent en place au détriment des savoirs disciplinaires. Faux… Il n’y a pas de compétences sans la maîtrise des savoirs disciplinaires à mobiliser. Cette maîtrise entraîne une meilleure appropriation de ces savoirs.

-          Les APC  ne s’appuient pas sur les concepts de la discipline. Vrai car les APC sont des taches complexes. Il faut aussi mettre en évidence l’importance des structurants.

-          L’APC ne dit pas comment sont choisis les savoirs et les compétences. Vrai, ce sont les décideurs qui balisent les grandes orientations.

-          Les valeurs de l’école ne sont pas en place dans l’APC… Le chemin qui mène à la compétence est celui de l’utile.

-          Le développement de l’APC est moins important que les conditions de travail et les pratiques de terrain

 

LES ENJEUX PERSONNELS ET SOCIETAUX

L’accumulation de savoirs observables crée un savoir encyclopédique. Quel est le profil du citoyen dans ce cas de figure ? C’est un homme cultivé, qui sait bien parler, une bête de concours… Avec  l’APC, le citoyen, dans le contexte de mondialisation, doit pouvoir faire face aux difficultés de la vie afin de s’en sortir.

 

 

 

P.S.:  Mention spéciale à Mme Hélène Charton et Sophie de l'I.R.D. pour cette initiative heureuse.

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 13:07

 

 

 

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ASSOCIATION NATIONALE POUR LA PROTECTION ET L’INTEGRATION SOCIALE DES ENFANTS DEFICIENTS

                   ANPISED     

 

 

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L’association nationale pour la protection  et l’intégration sociale des enfants déficients mentaux organise un forum sur l’infirmité motrice cérébral (IMC) au Complexe.L.S.Senghor de  Pikine  Tally  Boubess le 05 Mai 2010.

 

Le forum est animé par d’éminents spécialistes du CHU Fann.

 

 

Thème : l’infirmité motrice cérébrale (I.M.C)  mythe et réalité.

                                       

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 Photo d'archives: Enfants handicapés dans les collectivités éducatives

 

 

Compte rendu du Forum ANPISED

 

L’association gère deux écoles qui prennent en charge des enfants déficients mentaux (une à

Dakar et une à Kaolack) et appelées « Papillon bleu ». L’école de Dakar, basée à Pikine est

dirigée par Mme Marianne Tressol.

 

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SERIGNE NON VOYANT

 

Le Professeur Moustapha Ndiaye s’est appesanti sur le fait que l’I.M.C. est un problème de

santé publique et que les causes sont multiples :

-          Des anomalies pendant la grossesse et lors de l’accouchement qui auraient pu être décelées durant les visites prénatales. Ces dernières sont parfois inexistantes dans certaines zones vu que les centres de santé sont parfois inaccessibles à cause de l’éloignement ou les difficultés financières auxquelles sont confrontées les populations défavorisées.

 

-          La formation du personnel médical qui devrait être capable de déceler très tôt les anomalies lors d’une grossesse. Certains cas de souffrance fœtale sont cause d’IMC. Il est à noter que seules 50 % des femmes en grossesse vont jusqu’à  leur terme.

 

-          Les mariages consanguins

 

La douleur des familles et surtout des Mères est à prendre en charge alors qu’elle est souvent

ignorée ou occultée. Les couples en sortent aussi souvent fragilisés vu le poids du handicap à

gérer et le manque d’aide, que ce soit sur le plan médical, social ou scolaire. Les centres

spécialisés dans la prise en charge de ces infirmités ne sont pas nombreux, les spécialistes

non plus. Le parent reste très souvent seul  et désemparé avec  son enfant handicapé.

Il serait impératif donc, selon le professeur Ndiaye, qu’il y ait un engagement politique pour la

construction de structures de proximité pouvant prendre en charge les enfants atteints d’IMC.

 

 

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Moussa Trisomique

 

Le Professeur Idrisse Ba a, quant à lui, fait une communication sur les aspects socio culturels

 des IMC. Selon lui, il faudrait assurer une prise en charge psychologique de la femme

enceinte qui, lors de la période d’attente, imagine un enfant idéal. Le fait de mettre au monde

 un enfant handicapé constitue un choc difficile à vivre qui conduit souvent au rejet.

Ces enfants sont atteints sur le plan de l’intelligence, de l’affectivité et de la psychomotricité. Il

faudrait une mobilisation plus grande, un engagement plus marqué de la communauté pour

infléchir l’orientation des choix politiques. Il faudrait aussi mettre l’accent sur une gestion

familiale du handicap.

 

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ANPISED

 

Justification de l’association : Protection, prise en charge et intégration sociale des enfants souffrant d’infirmité motrice cérébrale (IMC).

 

 

Il a été crée en 2003 le 16 septembre, une association nommée ANPISED par une équipe pluridisciplinaire dotée de 12 années d’expérience dans le développement local et dirigée par une spécialiste en gestion de projet.

 

L’association a pour objectifs de :

 

Maintenir et développer les liens des enfants déficients avec les structures spécialisées.

 

Sensibiliser les parents pour l’intégration sociale de ces enfants.

 

 Créer des centres pour leur épanouissement, éducation et récupération nutritionnelle.

 

Défendre les intérêts communs des enfants déficients

 

 Faciliter leur rééducation en formant les parents sur les bonnes pratiques

 

La protection, la prise en charge et l’intégration sociale des enfants déficients pour l’acquisition d’une plus grande autonomie et l’accès aux services sociaux offerts par les institutions est le but de l’association.

 

En ce qui concerne les enfants souffrants d’IMC ou de déficience néonatale, la méconnaissance du handicap et de ses causes par les parents ou les proches ont fait naître des attitudes négatives parmi la population et les structures d’insertion sociale.

Ceci est aussi à l’origine de comportements négatifs comme l’isolement ou la marginalisation, le rejet et même la séquestration de ces enfants.

La réduction de ces effets négatifs qui vont à l’encontre de tout effort d’intégration des enfants souffrants de déficience contribue à favoriser l’épanouissement de ces enfants.

Ainsi nous comptons avec la collaboration des autorités et de certaines organisations locales ou internationales dérouler un programme de sensibilisation au niveau régional et national.

Cela aidera à la compréhension des IMC qui sont souvent vues comme une manifestation d’esprit malfaisant (Ex : Djines, Rapp) par les populations au Sénégal ou mieux en Afrique noire.


La présidente Mme Nancy DIAKHATE DIOP

 

                             

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 12:36

 

 

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RÉSEAU DES CLUBS DE LITTÉRATURE, D’ART ET DE PHILOSOPHIE

 

 

Léopold Sédar Senghor

 

 

RESACLAP

 

 

  

 

 

Le Réseau des Clubs de Littérature, d’Art et de Philosophie Léopold Sédar Senghor (RESACLAP) organise au lycée Mixte Maurice Delafosse sa XIIème Conférence Nationale les 6, 7 et 8 mai 2010  autour du thème

 

 

« DE LA CITOYENNETÉA L’ÉCOLE ».

 

 

Cérémonie officielle d’ouverture dans l’enceinte du lycée le jeudi 6 mai 2010 à partir de 9h 30.

 

 

 

 

 

 

 

 

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 FESTIVAL INTERNATIONAL DES JOURNAUX SCOLAIRES

 

IMAGES D'ARCHIVES

 

 

 

 

 

 PROGRAMME DE LA XIIème Conférence nationale

 

 

Mercredi 5 mai 2010

16h : Accueil des délégations

 

       Remise de badges

 

       Animation

 

20h : Diner, animation

 

21h : Acheminement au site d’hébergement

 

 

 

Jeudi 6 mai 2010

 

7h : Petit-déjeuner

 

9h : Arrivée au lycée mixte Maurice DELAFOSSE

 

      Mise en place

 

10h : Début de la cérémonie officielle

 

12h : Cocktail / Vernissage exposition (photos, tableaux…

 

13h : Déjeuner

 

14h : Pause (Animation, thé, jeux de cartes, scrabble, etc.

 

15h : Eliminatoires « Génies en herbe » et concours d’éloquence et de rhétorique.

 

16h : Conférence : « De la citoyenneté à l’école » - trois communications de 30mn.

 

18h : Quartier libre

 

20h : Diner

 

21h : Veillée littéraire : Récital de poèmes, théâtre, finale «  Génies en herbe », finale concours d’éloquence et de rhétorique.

 

00 : Retour au site d’hébergement.

 

 

 

Vendredi 7 mai 2010

 

 

7h : Petit-déjeuner

 

9h : Arrivée au lycée mixte Maurice DELAFOSSE – Installation

 

10h : Démarrage ateliers : Ecriture, Peinture, Céramique.

 

13h : Déjeuner

 

13h 45 : Pause prière

 

15h : Citizen dictée

 

17h : Match de football / Animation

 

20h: Dîner

 

21h: Veillée culturelle: scenario préparée par les clubs d’allemand, de portugais, d’anglais et d’espagnol (mise en scène de la diversité culturelle du Sénégal)

 

00h : Retour au site d’hébergement

 

 

 

Samedi 8 mai 2010

 

 

7h : Petit-déjeuner

 

9h : Arrivée au lycée mixte Maurice DELAFOSSE

 

10h : Départ pour visites de sites

 

         Circuit : lycée – Corniche Ouest – Monument de la renaissance – Corniche Ouest – UCAD – IFAN – Assemblée Nationale – Palais présidentiel – Place de l’indépendance – Avenue Georges Pompidou – Sandaga – Avenue Peytavin – Corniche Ouest – Rue 6 – Lycée.

 

14h : Déjeuner

 

15h / 17h : Assemblée générale des professeurs / Forum des élèves

 

17h : Deuxième conférence : « La violence en milieu scolaire »

 

20h : Dîner

 

21h : Soirée croulants

 

23h : Soirée dansante – Elèves

 

Entrée : 1000frs

 

 

 

Dimanche 9 mai 2010

 

 

 

7h : Petit-déjeuner

 

10h : Retour des délégations

 

 

 

 

CITIZEN DICTEES

 

 

LES ENSEIGNANTS

           Debout, dans nos classes surchargées, nous étions une poussée du gigantesque effort à accomplir, pour la régression de l’ignorance.

           Chaque métier, intellectuel ou manuel, mérite considération, qu’il requière un pénible effort physique ou de la dextérité, des connaissances étendues ou une patience de fourmi. Le nôtre, comme celui du médecin, n’admet pas l’erreur. On ne badine pas avec la vie, et la vie, c’est à la foi le corps et l’esprit. Déformer une âme est aussi sacrilège qu’un assassinat. Les enseignants ‘ ceux du cours maternel autant que ceux des universités – forment une armée mobile aux exploits quotidiens, jamais chantés, jamais décorés. Armée toujours en marche, toujours vigilante. Armée sans tambours, sans uniforme rutilant. Cette armée là, déjouant pièges et embûches, plante partout le drapeau du savoir et de la vertu.

Comme nous aimions ce sacerdoce, humbles institutrices d’humbles écoles de quartiers. Comme nous servions avec foi notre métier et comme nous nous dépensions pour l’honorer.

 

MARIAMA BA

Une si longue lettre

 

 

LAUREATS

 

  1. Ndèye M. Diop – Coplexe scolaire EDUCAZUR
  2. Fidèle Diémé – Lycée Maurice Delafosse
  3. Jean Louis Prospère Gaye – Lycée Maurice Delafosse
  4. Aminata Ndiaye - Lycée Maurice Delafosse
  5. Adama Diallo – Lycée Ndayane de Diourbel
  6. Abdou Aziz Koné - Lycée Maurice Delafosse
  7. Aminata Sène - Lycée Maurice Delafosse

 

 

 

 

 

RÉSEAU DES CLUBS DE LITTÉRATURE, D’ART ET DE PHILOSOPHIE

LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR

RESACLAP

MEMBRES DU BUREAU EXECUTIF

 

  PRESIDENTE

Mme COLY Madeleine Annie

Diandail SANÉ

Lycée Thierno Saïdou Nourou Tall

diandail@yahoo.fr

 

   77 206 30 90

 

Vice-Président

  Abdourahmane FAYE Lycée Djignabo de Ziguinchor

fayabdourahmane@yahoo.fr

 

   77 649 53 21

 

Secrétaire Général

Jean Philippe SARR Lycée Thierno Saïdou Nourou Tall

jiphil01@yahoo.fr

 

   77 503 05 73

 

Secrétaire Chargé des Relations

Extérieures

Papa Bilali SOW Lycée Léopold Sédar Senghor de Joal-Fadiouth

socratesow@yahoo.fr

 

   77 534 36 29

 

Trésorier

 

 

Bara NDIAYE Lycée des Parcelles Assainies de Dakar

baudelairendiaye@yahoo.fr

 

   77 657 65 22

 

COORDONNATEURS RÉGIONAUX

Régions Prénom(s) et Nom Etablissements ou Structures

 

Dakar  

Abdrahmane DJIMERA Lycée de Pikine

abdra2006@yahoo.fr  

77 536 75 89

 

Diourbel

Mouhamadou DIOP Lycée de Diourbel

mohametibn@yahoo.fr 

77 535 09 88

 

Fatick

Demba SARR Lycée de Fimela / CPI au Pôle régional de Fatick

dsarr72@yahoo.fr  

77 631 45 05

 

Kaffrine  

Abdoul Karim DIALLO CEM II Babacar Cobar Ndao

karimdiallo30@yahoo.fr

77 633 81 15

 

Kaolack  

El Hadj Diatta DIASSE Lycée

Valdiodio Ndiaye

diasseeld@yahoo.fr  

77 404 13 40

 

Kédougou  

Lamine NDIAYE Lycée Technique

laminendiaye15@yahoo.fr

77 520 36 02

 

Kolda

Tidiane NDIAYE CPI au pôle Régional de Kolda

zagnd69@yahoo.fr 

77 524 71 66

 

Louga  

El Hadj Malick Sy GAYE Lycée Malick Sall de Louga

malicksygaye@yahoo.fr  

77 640 75 60

 

Matam

Khadimou Rassoul THIAM Lycée de Matam

33 966 62 66 / 77 541 06 06

khadimbi@hotmail.com

 

Saint louis 

Babacar SIDIBÉ Prytanée militaire de Saint louis

babsibi2002@yahoo.fr  

77 657 97 58

 

Sédhiou

Moussa SARR Lycée Ibou Diallo

moussasarkhombol@yahoo 

77 636 44 43

 

Tambacounda

Joseph NAPEL CPI au Pôle régional de Tambacounda

josephjoseph60@yahoo.fr  

77 549 37 77

 

Thiès

Mohamed Mansour NDIOUR Lycée Malick Sy de Thiès

ndiourphilo@hotmail.fr  

77 651 36 09

 

Ziguinchor

Mamadou Diang BALDÉ Lycée El Hadj Omar Lamine Badji de Ziguinchor

diediang@yahoo.fr

77 532 23 39

 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 13:10

 

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L'approche par les compétences  prend à son compte les développements pédagogiques les plus récents et les plus probants au niveau de leur application sur le terrain, partout dans le monde.

Elle constitue une alternative fiable aux approches pédagogiques répandues antérieurement :

 

-         L'approche par les contenus, qui se base sur la transmission de contenus de formation organisés en disciplines ou en matières. Son évaluation porte sur la rétention des connaissances présentées durant les cours, et non pas sur la capacité à se servir adéquatement de ces connaissances dans des situations professionnelles problématiques.

-         L'approche par objectifs, qui est fondée sur des comportements observables que les apprenants doivent apprendre à répéter selon les mêmes modalités suivies durant les cours. Ces comportements sont structurés dans un ensemble qui forme le programme mais sont isolés les uns des autres au moment de l'évaluation

 

L’approche par les compétences :

 

v   Est porteuse d'une pédagogie de la réussite : celle-ci postule que les apprenants suivant un programme de formation ont tous la capacité de réussir, l'échec étant considéré comme un symptôme lié à une cause à identifier. L’échec d'un apprenant à une épreuve devrait en effet être exceptionnel. Ceci implique une sélection des candidats faite en fonction de chacun des programmes ou famille de programmes, une mise à niveau pouvant s'avérer nécessaire dans certains cas.

 

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v    Est centrée sur l’apprenant et demande une véritable révolution dans la pratique pédagogique : le formateur ne doit plus enseigner ce qu'il sait, mais faire apprendre à l'apprenant ce que ce dernier doit maîtriser.

 

 

v   Responsabilise l'apprenant  qui passe d'un stade passif de réception de l'information à un état d'émulation et d'incitation à l'auto formation pour en faire le principal acteur de sa propre formation.

 

v   Exige que l'apprenant devienne la principale préoccupation autour de laquelle on mettra en place les méthodes, l'organisation, les outils, la pratique et l'évaluation des activités, des séquences et des cursus de formation.

 

v   Implique une pédagogie différenciée et un apprentissage par essai et erreur : l'apprenant fait ses apprentissages le plus souvent à partir de situations concrètes ou de problèmes à résoudre, sans suivre la séquence « théorie/pratique » Il est le premier responsable de sa formation et apprend à accomplir la tâche demandée par essai et erreur : d'où une approche pédagogique «différenciée», qui prend en compte le fait que chaque individu apprend à son rythme et selon des schémas d'intégration qui lui sont propres.

 

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v   A un mode d’évaluation qui  atteste de l'acquisition de compétences réelles. La réussite, pour un apprenant, c'est en effet l'acquisition des compétences d'un programme de formation dans les conditions énumérées et selon les critères de performances établis.

 

v   Exige une mise en synergie de toutes les ressources disponibles dans l’établissement d'où la nécessité d'avoir un esprit d'équipe solide et une pratique permanente de concertation, d'écoute et d'échange.

 

 

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La mise en œuvre de « l’approche par compétence » entraîne l’aménagement de l’espace scolaire, un nouveau mode d’organisation scolaire, la formation appropriée de nos maîtres et la participation des parents aux recherches effectuées par leur enfant.

 

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L’agencement intérieur des locaux scolaires est nécessaire pour recevoir un service de documentation et d’information où un fichier matières et un fonds documentaire doivent être enrichis, à savoir disposer d’une bibliothèque, de documents sonores, iconographiques, internet, CD, DVD et faire acquérir à l’enfant le sens de la responsabilité.

Sa fréquentation par les élèves est à provoquer et encourager. L’importance de ce service permet le libre accès aux rayons, aux fichiers, aux dossiers. Les élèves se sentent plus à l’aise dans un libre service.

Mais cela suppose un effort de classement et de présentation et une initiation des élèves à la pratique documentaire, autant de tâches nouvelles ou accrues pour le personnel de documentation.

L’outil doit être adapté. Un fichier-matières est indispensable. Le fonds documentaire doit être enrichi car les élèves y recourent volontiers.

 

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Le travail indépendant apporte une réponse à ces exigences, il permet à l’élève de se sentir concerné dans la définition de l’activité qui lui est proposée dans l’exécution au moment de l’évaluation. Il se rattache d’abord à une attitude pédagogique bien connue, l’instruction individuelle peut se définir par sa finalité : l’enfant découvre et élabore seul son propre savoir au sein d’une collectivité d’élèves.

Les principes de base de cette méthode sont : le recours aux méthodes actives qui doivent apprendre aux élèves la recherche personnelle et l’activité méthodique et réfléchie.

 

C’est ce souci de respecter avant tout l’enfant, ses aptitudes, ses besoins, sa liberté qui est le fondement essentiel de cette méthode. Faites en sorte qu’il ne subisse pas l’instruction, mais qu’il y prenne une part active.

C’est au sein des choses et de la vie, et par les choses et la vie que les enfants s’instruisent : c’est-à-dire par l’observation et la recherche. Ils n’étudient pas, ils découvrent. Ils sont le centre même de toute la vie scolaire, et le maître n’est plus qu’un discret et modeste compagnon qui offre et prépare le milieu et oriente les recherches. 

 

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Le travail libre n’est nullement, comme on le croit parfois, réservé aux intelligences supérieures. On le rencontre même chez les retardés mentaux. Et le travail fourni librement par un enfant peu doué est peut-être celui qui est chargé de la signification éducative la plus nette.

 Comment l’enfant s’orientera-t-il vers le travail libre ? A quelques exceptions près, il n’y viendra pas seul. Mais il suffit de peu de choses pour l’y amener ; une simple suggestion faite à l’occasion, invitant « ceux qui le voudront » à faire tel travail. La phrase intermédiaire, très vite dépassée d’ailleurs, est le travail facultatif.

Rapidement, les élèves en viendront à prendre eux-mêmes des initiatives, à écrire des histoires, à fabriquer des objets, à rechercher des matériaux dignes d’observation. Toutes ces productions, individuelles ou collectives, constitueront autant d’éléments nouveaux apportés au travail commun et le mouvement amorcé par quelques élèves se transmettra bientôt à la quasi-totalité de la classe.

 

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Le maître est bien sûr le créateur, l’animateur, le gestionnaire, le contrôleur. Mais il est tout cela en étant lui-même un coopérateur en se dépouillant de toutes ses prérogatives pour devenir l’aîné, celui qui canalise les enthousiasmes sans les éteindre, qui maintient ses élèves sur la voie des choses possibles.

A partir d’un certain âge, l’enfant a besoin également de travailler en collaboration avec ses camarades, de coopérer, d’étudier, d’élaborer par groupes. Le groupe devient donc le milieu naturel dans lequel s’épanouit, sous toutes ses formes, la liberté de l’enfant, liberté indispensable au développement de sa vie mentale.

 

 

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La plupart des matières d’enseignement se prêtent à l’usage du travail par équipes. Qu’il s’agisse d’étudier une question d’histoire, de géographie, de sciences, de grammaire ou de littérature, de langues étrangères, les membres de l’équipe se partagent la tâche à effectuer, recherchent des documents, les groupent, les classent, les analysent, réfléchissent, notent leurs observations puis élaborent un travail de synthèse et rédigent en collaboration rapports ou monographies. Le travail en équipe apparaît comme la plus tardive de toutes les novations pédagogiques.

 

 On a beau vouloir en faciliter l’éclosion, on n’évitera pas des règlements, des consignes, des sanctions. Qu’on utilise des fiches plutôt que des manuels, que des manipulations et des observations remplacent l’enseignement dogmatique, que la rédaction autonome se substitue à l’étude méthodique de la phrase et du paragraphe, il faudra, bon gré, mal gré, que les enfants s’inclinent devant l’évidence, acceptent des ordres, obéissent à des lois ...

 

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  Réglements, consignes, sanctions... ici positives...

Fête de fin d'année scolaire et distribution des prix au complexe

Seydou Nourou Tall de Pikine en présence du Maire Pape Sagna Mbaye

 

Pour conclure, une classe n’est pas « nouvelle » parce qu’on y fait du travail en équipe ou du travail individuel, parce que les enfants ont à leur disposition des fiches de recherche ou des fiches de contrôle. Tout cela est utile certes, mais peut devenir stérile. « Pour la vie, par la vie » doit demeurer le maître-principe de la nouvelle... méthode. C’est une manière constante et pendant toute la scolarité que la liaison doit être établie et maintenue entre l’école et la vie. L’adaptation au réel sainement comprise réside dans la conjonction de l’intelligence, de la sensibilité et de l’activité.

 

 

Une classe est « nouvelle » si les élèves y vivent non dans le monde artificiel qu’est trop souvent notre milieu scolaire, mais dans la vie même, si les parents collaborent, si le dévouement et l’influence de l’éducateur sont à la hauteur de nos espérances, si l’esprit de nos élèves s’ouvre sur des réalités chaque jour plus vastes et plus riches, s’ils y apprennent à « piloter deçà, delà » et à faire leur « miel qui est tout leur » comme le voulait Montaigne précurseur de l’éducation nouvelle.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 16:59

 Le reproche fait aux programmes centrés sur les contenus et les objectifs ainsi qu’aux modèles pédagogiques qui leur sont associés est qu’ils sont le plus souvent décontextualisés et pas ou peu transférables.

Cette situation, nul n’est sans savoir qu’elle compromet la réalisation des objectifs de développement économique, de progrès social, de paix et de démocratie fixés par le décideur.

 

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Le curriculum de l’éducation de base se déroule avec l’approche pédagogique fondée sur le développement des compétences. Cette dernière inclue :

-         Une approche par des compétences de vie

-         Une approche par des compétences transversales

-         Une approche par les standards

-         Une approche par la pédagogie de l’intégration

 

 

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L’intégration permet un transfert efficace des acquis qui vont plus loin que le savoir et le savoir-faire. L’élève, de ce fait, devient acteur des apprentissages et tend vers le savoir-agir.

Ce savoir-agir, rappelons le est fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficace d’un ensemble de ressources dans des situations problème.

 

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Les savoirs, les connaissances sont des ressources au service des compétences. Il ne s’agit plus de dispenser un enseignement décontextualisé mais  de mettre les élèves en situation d’analyse, de construction, de modification ou de réfutation de connaissances.

La motivation se révèle aussi comme étant une clé des apprentissages car les élèves découvrent l’utilité des savoirs. Il donne un sens à son apprentissage. Intégrer une connaissance c’est lui donner une place dans une structure déjà existante.        

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Il ne s’agit pas de juxtaposer et cumuler des  connaissances, des savoir-faire mais il faut apprendre à les mobiliser pour résoudre des problèmes. L’écart entre les acquis scolaires et les situations de vie est donc ainsi comblé. Nous noterons que la démarche de la pédagogie de l’intégration n’élimine pas les pratiques pédagogiques actuelles mais les complète.

 

DIFFERENTES DEFINITIONS DU MOT « INTEGRATION » SELON LES DISCIPLINES

 

1.     Intégration en mathématiques : C’est une opération consistant à calculer l’intégrale d’une fonction.

2.     Intégration en informatique : C’est une phase d’un projet durant laquelle on vérifie le produit par des tests d’intégration. Il désigne également la conception et la réalisation d’un système d’informations intégré par la mise en relations (interfaçage) de différents logiciels existants.

3.     Intégration en pédagogie : C’est une démarche selon laquelle les apprenants mobilisent des ressources pour résoudre une situation – Problème complexe (Pédagogie de l’intégration).

4.     Intégration en psychologie : Ce terme désigne que l’identité tend vers une unité fonctionnelle.

5.     Intégration en sociologie : Processus ethnologique durant lequel une personne initialement étrangère devient membre, (s’intègre) dans une communauté.

6.     Intégration en entreprise : (Etablissements scolaires) Phase d’appropriation des nouvelles fonctions pour la recrue. Au cours de cette phase, le nouveau acquiert des habiletés, valeurs voire aptitudes requises pour s’adapter à son nouveau milieu. Un parrain, le Directeur le plus souvent, l’accompagne, l’aide à s’intégrer dans l’équipe mais aussi à cerner ce qui est attendu de lui en fonction de ses compétences.

 

 Voir S.V.P. notre article sur l'intégration des nouvelles recrues. Merci 

 

 

Copie de SP A0983

 

 

Situation didactique ou d’intégration ?

La situation didactique introduit de nouveaux apprentissages (savoirs ou savoir-faire). L’apprenant manipule, découvre, pratique… construisant ainsi son savoir.

La situation d’intégration permet, quant à elle, à l’apprenant d’exercer une compétence. Elle permet de vérifier si les apprenants ont intégré les ressources nouvellement acquises,  que les objectifs préalablement fixés ont été atteints et que l’apprenant est capable d’affronter un problème de la vie courante.

COMMENT EVALUER LES ELEVES ?

Evaluer l’apprenant, c’est lui permettre de s’améliorer. Il faudrait mettre en place des critères de correction qui permettent à l’enseignant d’avoir plusieurs regards sur la même copie.

1.      Critère de pertinence de la production qui permet de vérifier si l’apprenant respecte les contraintes de l’activité (documents supports, réponses aux questions…)

2.      Critère de cohérence du récit qui permet d’évaluer si l’élève a produit un récit qui a du sens.

3.      Critère de correction de la langue qui évalue la syntaxe, l’orthographe, et la maîtrise des formes grammaticales utilisées.

4.      Critère de la production qui est facultatif car ayant trait au « perfectionnement ».

En mathématiques, il y a 3 critères minimaux.

1.      Critère  de  l’interprétation  correcte de l’énoncé

2.      Critère  de  l’utilisation  correcte des outils mathématiques

3.      Critère de cohérence de la réponse (bon ordre de grandeur, bonne unité de mesure…)

 

COMMENT REMEDIER ?

L’enseignant ne peut remédier à toutes les difficultés des élèves. Ce serait trop long et trop lourd. Il suffit d’identifier les difficultés fréquentes et importantes puis baser la remédiation sur ces dernières.

 

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