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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 16:30

 

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La formation des enseignants suite à la généralisation du nouveau curriculum de base de l’éducation implique une rupture avec les différentes entrées : par les compétences, par les objectifs.

 

Des programmes de formation continue d’enseignants devraient être appliqués avant et lors de la phase de généralisation du nouveau curriculum. Nous avons assisté ça et là, à une « information » de cinq jours- sous forme de séminaire -  destinée aux enseignants de l’école publique et de quelques écoles privées.

 

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Concernant les écoles de formation d’instituteurs, un atelier national a regroupé les rédacteurs du curriculum, les Directeurs et formateurs de l’ensemble des E.F.I. (Ecoles de Formation d’Instituteurs) afin de « préparer les structures de formation initiale à l’introduction de la pédagogie de l’intégration, à la fois comme structurant des cours et comme contenu de formation ». L’objectif ciblé par  cet atelier est « d’enseigner selon la manière dont ils veulent que les élèves-maître enseignent à leur tour ».

C’est donc dire que les futurs enseignants seront préparés à l’exercice de leur futur métier et mettront en œuvre des méthodologies et des pratiques de formation conformes à celles qui sont préconisées dans les outils du curriculum de l’éducation de base.

 

Les enseignants en formation initiale et continue ont donc la lourde tâche de s’approprier les outils leur permettant d’analyser, de comprendre les différentes pratiques de classe, de résoudre des problèmes pédagogiques, d’inventer des stratégies d’actions efficaces.

Il s’agira pour eux d’acquérir des savoirs professionnels et de les communiquer. C’est un apprentissage à moyen et long terme.

 

Ceux qui exercent sont aussi interpelés car devant impérativement allier pratique de classe et formation continue.

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Ceci nous amène à aborder aussi le problème de la formation des formateurs chargés de démultiplier les nouvelles pratiques. Leur rôle se décline en plusieurs points :

-         Accompagner les élèves-maître et les aider à former leur personnalité

 

 

-         Evaluer leur action afin qu’ils puissent se réorienter

 

 

-         Conseiller, répondre aux attentes par des propositions concrètes

 

 

-         Aider à enseigner, conseiller, aider à apprendre à enseigner

 

 

-         Etudier la pratique de l’élève-maître afin de dégager des éléments d’analyse et de poser un diagnostique

 

 

-         Prendre en compte l’état émotionnel de l’élève maître

 

 

-         L’aider à renforcer son efficacité en construisant des dispositifs d’apprentissage

 

 

-         Réguler sa pratique en construisant des indicateurs

 

 

 

 

 Mme Marie Louise SOCK

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 13:10

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L'Ecole Renaissance des Sourds de Dakar sis à Hann Maristes II organisait le 13 Avril une journée Portes Ouvertes à laquelle le Cabinet a été invité.

 

Créee en 2007, elle  bénéficie d'un personnel de l'éducation nationale Sénagalaise et de stagiaires formés sur le tas dans le but d'une prise en charge de sourd en âge de scolarisation. Son fondement repose sur l'utilisation de la langue des signes de l'Afrique de l'ouest.

L'école compte 6 salles de classe pour 6 enseignants Les élèves sont reçus sans distinction de race, de sexe, de religion ou d'appartenanece sociale.

 

L'objectif premier de ces enseignants était la prise en charge d'enfants du primaire. L'orientation après le CM2 posant problème, la structure a dû essayer, tant bien que mal de donner des cours our le secondaire et de ce fait, l'enseignement continue jusqu'en troisième avec des fortunes diverses.

 

 

 

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Un grand merci à M. Malick Soumaré du Ministère de l'éducation Nationale ( Ecoles Privées) pour son engagement auprès des sourds du Sénégal. Il a confirmé, lors de son allocution la ratification de la convention internationale pour les handicapés. Nous espérons qu'une synergie pourra se faire autour de lui afin que les enfants sourds puissent être pris en charge de façon efficace et perenne.

 

Merci aussi à M. Macodé DIOP de PLAN International pour l'appui en livres illustrés sur les droits des enfants.

   

 

Un exposé a été fait sur la surdité et le langage des signes suivi d'une initiation au langage des signes pour l'assistance.

 

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 L'anatomie d'une oreille

 

 

 

 

 

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Je suis sourd mais:

 

- Je ne suis pas muet

- Même appareillé, je suis malentendant

- Je suis intelligent

- Je peux faire des études

- J'ai des capacités insoupçonnées

 

 

 

 

Le langage des signes

 

 

 

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Langue des signes, langue parlée complétée, langue labiale, l'essentiel est de savoir communiquer ce que l'on pense, dire qui on est... Cela demande beaucoup de temps, de patience et l'implication de la famille.

 

 

 

 

L'enseignement dans cette école?

- Un enseignement polysensoriel (axé sur tous les sens)

- Un apprentissage de la lecture spécifique

- Le travail de la langue est dans tous les apprentissages

- L'adaptation des documents pédagogiques en vigueur au Sénégal

 

 

 

 

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L'accompagnement familial permet:

  - Un soutien à la parentalité

-  De partager des informations sur la surdité

- D'initier les parents, la fratie et les bonnes volontés au langage des signes car la surdité set un handicap partagé

- De favoriser des rencontres entre les parents d'enfants sourds

- De présenter aux enfants des adultes sourds comme référents

- D'aider les enfants à se valoriser

 

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 13:32

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 Maternelle Ker Mame Dior -  Pikine

 

 

 

Le Sénégal est, en Afrique, un des premiers pays colonisés par la France bénéficiaire d'une scolarisation en Français. Depuis les indépendances de 1960, plusieurs réformes se sont succédées.

 

                              

                          RETROSPECTIVE

 

Ces réformes ont toutes été importantes et sont la preuve d'un fonctionnement d'idées fécondes et de capacité invention en vue d 'améliorer le système éducatif sénégalais.

L'impératif  est de permettre l'édification d'une école sénégalaise où l'on apprend à apprendre, à entreprendre, à se débrouiller dans n'importe quelle situation pour résoudre ses problèmes dans une perspective de dévelopement intégré et durable.

Nous sommes obligés d'opérer des mutations profondes pour partager défis et enjeux de l'ère moderne. Pour ce faire, il faudrait se pencher sur les programmes, la transmission des savoirs, des savoir-faire, le rôle de l'école dans son milieu.

Au Sénégal, l'éducation relève de la responsabilité exclusive de l'état qui définit ses options éducatives.

 

 

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 Petites filles sympas...

 

 

 

- La première loi d'orientation est la loi 71-36 du 03 Juin 1971 qui régit l'éducation et l'ensemble de ses sous secteurs ( éducation formelle, non formelle, formation professionnelle).

 

- La loi 91-22 du 30 Janvier 1991 est promulguée par le Président de la République le 19 / 02 / 91 suite aux travaux de la commission nationale de la réforme de l'éducation et de la formation. Elle a pour objectif d'opérationnaliser la conclusion des états généraux de l'éducation.

Dans ses principes généraux, on note que l'éducation nationale est placée sous la responsabilité de l'état, qu'elle est laique, démocratique, Sénégalaise, Africaine et permanente.

 

 

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 Ecole Communautaire

 

 

- La loi 2004-37  quant à elle, modifie la loi 91-22 et la complète par la Lettre de politique de secteur de l'éducation". On note l'avénement du P.D.E.F. ( Programme décennal de l'éducation et de la formation).

 

La lettre de politique du secteur de l'éducation prend en compte les mutations notées dans le système éducatif.

 

La loi 2004-37 traite entre autres, de la scolarité obligatoire de 6 à 16 ans et de la gratuité de l'enseignement au sein des établissements publics.

La mise en oeuvre des options éducatives stipulées par la loi d'orientation est organisée par decrets.

 

 

- Le Decret 72- 862 du 13 JUILLET 1972

 

- Le Decret 79-1165 du 20 Décembre 1979 abroge le decret 72-862 . Il traite de l'âge de recrutement, de la durée de la scolarité, de l'enseignement élémentaire en son objet, son administration, sa structuration, ses objectifs, ses horaires et ses programmes d'enseignement.

 

 

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 M. Pape Sagna Mbaye - Maire de Pikine

 

 

 

Il s'est avéré, après expérimentation, que l'approche par les contenus constitue un handicap pour l'émergence et le développement des potentialités intellectuelles d'observation, d'expérimentation et d'analyse chez l'enfant.

 

Il s'est agit alors, par le biais de la pratique pédagogique sur le terrain, de tester diverses expériences qui permettraient une réorganisation et une réorientation  du système.

 

Dans les années 90, les classes des "Ecoles Pilotes" remplacent l'approche par les contenus par l'approche par les objectifs(1985)

 

S'y ajoute l'Education à la Vie Familiale en Matière de Population (E.V.F./M.P ) mais aussi le Programme de Formation et d'Information à l'Environnement (P.F.I.E) et enfin  le programme d'Education à la Santé.

 

  A partir de 2000, les progressions harmonisées sont instituées pour une mise en cohérence des contenus d'enseignement / aprrentissage.

 

La note d(orientation 2004 / 2005 insiste sur les initiatives spéciales pour la réduction des redoublements et abandons

 

Le Decret 2004-669 du 02 Juin 2004 portant organisation de l'agence Nationale de la Case des Tout Petits (A.N.C.T.P.)

 

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 Case des Tout Petits

 

 Le Decret 2006-768 du 31 jUILLET 2006 qui abroge le decret 2004-669 et qui tend à veiller à l'opérationnalisation des dispositions de la politique nationale de développement intégré de la petite enfance.

 

 

LES ENJEUX DE LA REFONDATION DES PROGRAMMES

 

Dans le contecte de mondialisation, il est necessaire que les ressources humaines soient de plus en plus compétentes. Le nouveau curriculum se veut pertinent et en adhéquation avec l'offre et la demande. Il compte prendre en charge l'action éducative, les acteurs et l'environnement scolaire.

L' approche par les compétences et la pédagogie de l'intégration permettent à l'élève de mobiliser de façon pertinente et coordonnée ses acquis pour résoudre une situation complexe.

De 96 à 2009, année de généralisation du nouveau curriculum, il y a eu plusieurs étapes:

    * La mise en place d'un secretariat permanent chargé du pilotage, du développement et de la coordination du curriculum

    * La mise en place d'un comité scientifique (universitaires, formateurs, inspecteurs, instituteurs enseignants retraités ...)

   *  La mise en place de commissions spécialisées disciplinaires pour le travail technique.

 

 

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  INTEGRATION

 

 

 

LA CONSTRUCTION DU NOUVEAU CURRICULUM DE BASE

 

- Elaboration des éléments de programme par des commissions disciplinaires

- Harmonisation et validation technique puis scientifique

- Livraison du produit aux régions pour adaptation

- Construction d'un livret programmes et horaires pour le prescolaire, l'élémentaire, l'alphabétisation et les écoles communautaires de base.

- Mise à l'essai en 2001 pour trois mois.

- Evaluation de la mise à l'essai

 - Remédiation et relance

- Mise à l'essai en Novembre 2005

- Généralisation pour le prescolaire en 2008

- Généralisation à l'élémentaire ( C.I. / C.P. / C.E.1) en Octobre 2009

 

 

 

FORMATION A L'APPROCHE PAR LES COMPETENCES

 

Effective en Octobre 2009 dans trois classes, la formation s'est faite sous forme de séminaires pour les enseignants en cours d'emploi.

 

 

PERSPECTIVES

La formation à grande échelle , la mise à disposition de manuel appropriés et une évaluation congruente sont à développer. Pour ce faire, il faut une planification rigoureuse et la mobilisation d'importantes ressources financières.

 

 

 

 

 

Mme Marie Louise SOCK

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 15:02

  PROJET SENEGAL

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Programme
des journées culturelles de Hann bel air AVRIL 2010:

 

-  Mercredi 21 Avril à 21h : spectacle au Centre culturel français Léopold Sédar Senghor

 

- Vendredi 23 Avril à partir de 21h : soirée conte / musique.

21H 00  Soirée de contes et musiques  lieux : LA CASE DES TOUS PETITS de Hann Village.

 

- Samedi 24 Avril à partir de 10h 00 : présentation des ateliers réalisés avec les enfants des écoles de Hann + pic nic avec les élèves et artistes. 

 

15h  Ballade contée au parc géologique et forestier de Hann

 




Présentation des artistes

 

Laetitia BLOUD



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Laetitia Bloud glisse ses histoires aux grandes et aux petites oreilles  partout où l'occasion se présente. Elle mêle à sa parole les bruits, le chant et  les sons de ses instruments pour appeler le rêve et créer des images sonores. C'est en toute complicité qu'elle aime partager ses histoires pour le plaisir d'un voyage immobile d'un monde à l'autre, dans un temps hors du temps...à la recherche du bon temps.

 

 

 

Jacques BOURGAREL




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Jacques Bourgarel est installé dans une petite maison au cœur de la forêt Varoise.

Avant d'être conteur il a fait des métiers aussi différents qu'Educateur, maçon, ou moniteur de pelote basque …Depuis 1992 il parcourt la France et la francophonie avec son sac à histoires, rempli de contes traditionnels de divers continents, souvenir de ses nombreux voyages... Avec la particularité d'avoir un goût prononcé pour adapter parfois ses histoires vieilles comme le monde dans à un registre contemporain.

La musique et le chant sont souvent présents dans ses spectacles. Il s'accompagne le plus souvent de sa guitare ou de sanzas africaines.

Sa façon de conter est sans artifice. L'air de rien, on se retrouve embarqué dans son univers fait de simplicité, d'émotion, d'humour et de tendresse …

Des histoires en complicité avec le public

www.jacques-bourgarel.com

 

 

 Thierno DIALLO



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 Thierno raconte pour les petits comme pour les grands, des contes d’Afrique et d’ailleurs, dans les théâtres, les festivals, les bibliothèques, les écoles, en France et à l’étranger

Thierno Diallo nous a emmenés avec une verve qui confine à la magie dans son Sénégal natal. L’espace d’un instant, Lyon, sa circulation, sa pollution se sont singulièrement éloignés de ce lieu devenu soudain une place de village…

 

 

 Olivier PONSOT


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Attention ce conteur peut avoir des trous de mémoire

et quand il tombe dedans, cela nous emmène loin, très loin...

Ces histoires sont d’ici et d’ailleurs, de là-bas et de plus loin…

Plutôt courtes mais quand même longues…

Plutôt modernes mais anciennes aussi.

Enfin surtout drôles et sérieuses un peu.

Bref Olivier Ponsot ne sait pas grand chose, mais cela lui demande beaucoup de connaissances…

 

 

Dieynaba GUEYE



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Sur scène, elle mime, chante, raconte les mythes et les traditions de la Mère Afrique comme une offrande faite avec une générosité peu commune.
A son auditoire, elle offre un répertoire de plus de quarante contes traditionnels illustrés par des chansons, revisités dans un souci pédagogique et traduits en plusieurs langues nationales. 

E
n outre, elle a eut à assurer l’animation d’émissions enfantines à la télévision nationale.


                         Interview        http://gingimbre.over-blog.fr

                                      
                                                            


 

Philippe IMBERT

 

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Happé par le monde merveilleux du conte, Philippe Imbert  vous fera voyager autour de la grande bleue, puisant ses histoires en Provence où il est né, en Espagne, en Grêce, en Corse,....
Mais il lui arrive aussi de se perdre dans le temps et là il vous  entrainera dans les péripéties  de Renard le Goupil et d'Isengrin le loup, dans les aventures du roi Arthur et de Merlin le prophète.
 

 

 Nathalie LOIZEAU


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Petite, elle a grandi entre la photo d’un grand-père violoneux qu’elle aurait adoré connaître, et des parents qui chantaient des airs d’opérette . C’est sans doute pour cela que Nathalie aime chanter les histoires  qu’elle raconte. Artisane d’une poétique fantaisiste, elle dessine dans l’espace, des vies imaginaires, invente des personnages qu’elle aurait aimé rencontrer ou détester, réveille de vieux récits endormis, pour les offrir aux autres, dans une forme et une  parole résolument contemporaine 







Eric FREREJACQUES


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C'est en 1984, qu'Eric Frèrejacques débute l'harmonica après avoir vu un concert de BILLY BOY ARNOLD.

Depuis il a accompagné bon nombre d'artistes sur différentes scènes de la région P.A.C.A. En 1996 il forme avec richard Peyrichon, un ami de longue date, un duo de blues acoustique qui les propulsera dans la cour des grands, distillant un blues énergique et inspiré.
Il parcourt également les pays francophones avec " Les contes du Mississippi ", mêlant ainsi harmonica, guitare slide et la parole pour le bonheur des petits et des grands.  
Guitariste depuis plusieurs années, dans de nombreuses formations du sud de la France, Richard Peyrichon a su se forger une technique et un style personnel, inspiré par des guitaristes traditionnels tels que (Robert Johnson, Mississippi John Hurt …) et des guitaristes plus contemporains (T.Bone Walker ou Ronnie Earl).

 

 Bertrand Chollat


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Conteur depuis 18 ans... Artiste intermittent... 




(Quel beau boubou dites!...)





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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 12:29

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ROCARE  - RESEAU OUEST ET CENTRE AFRICAIN DE RECHERCHE EN EDUCATION 


 ERNWACA - EDUCATIONAL RESEARCH NETWARK  FOR WEST AND CENTRAL AFRICA




Objectifs du programme


Le programme ROCARE de subvention a pour objectif de renforcer les capacités de recherche en éducation des chercheurs membres du ROCARE et des institutions d'enseignement supérieur des pays membres, ceci à travers le soutien à la formation doctorale et l'encadrement rapproché des équipes pluridisciplinaires de jeunes chercheurs.
Quatre objectifs déterminent ce programme de subventions:
- Former les jeunes chercheurs en méthodologie de recherche
- Renforcer les liens entre le ROCARE ET LES INSTITUTIONS SUPERIEURES à travers la co-tutelle des chercheurs
- Renforcer la collaboration interinstitutionnelle dans la sous région
- Fournir les résultats de la recherche appliquée sur des thèmes prioritaires de recherche en éducation du ROCARE et de l'UEMOA susceptibles d'informer les politiques et les pratiques éducatives en ce qui concerne l'éducation


THEMES DE LA RECHERCHE EN 2010


1. Qualité de l'éducation en Afrique: indicateurs et pratiques
2. Education et marché du travail: curricula, enseignement apprentissages et infrastructures
3. Education préscolaire et développement intellectuel de l'enfant: effets, impact et perspectives.
4. Travaux domestiques at scolarisation des filles en Afrique: état des lieux et impact



Atelier de lancement des dossiers de subvention 2010 de Dakar ( Camp Jérémy - Université Cheikh Anta Diop de Dakar


Feuille de présence:


Encadrement

1. M. Cheikhou Touré - Consultant - ROCARE
2. M. Ousmane Guèye - Coordinateur ROCARE
3. Nar Hane So - ROCARE



Chercheurs / Entrepreneurs


1.
Hassana Baldé - Chercheur
2. Asmaou Seydi - Chercheur
3. Marie Louise SOCK - Consultante en éducation
4. Momar Bop - Président ANAD
5. Bineta Ba Ka - Chercheur
6. Djibril Guèye - INEADE
7. Fatou Thiandoum - ENDA

8. Fatimata Sall - DCMS / Education

9. Aminata Ndioum - DCMS / ME
10. Mada Lucienne Tendeng - Chercheur
11. Alioune Ndiaye - Chercheur
12. Anna Marie Diagne - Chercheur IFAN
13. Djibril Diouf - Assistant d'enseignement Institut supérieur de management
14. Alpha Dia - Chercheur
15. Diarra Bousso Senghor - Géographe
16. Ousseynou Ndour Sène - Sociologue
17. Ibrahima Samba - Doctorant en sociologie









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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 12:58



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Programme de Développement de l’Education et de la Formation

(Extrait)

 

 

DIAGNOSTIC DE L’ACCES ET DE LA QUALITE

 

 

 L’EDUCATION FORMELLE

 

Le système d’éducation au Sénégal se caractérise par une très grande vitalité. Dans ce sens,  il dispose d’un potentiel assez élevé de partenariat. Cependant,  le revers de cette vitalité est que le système est réduit dans son efficacité par :

 

- des interventions multiples et contradictoires donnant l’impression d’un vaste champ d’expérimentation sans véritable identité propre,

 

- le dysfonctionnement quasi institutionnalisé de ses structures et l’imprécision fondamentale de ses textes organiques. Cet ensemble de facteurs explique le manque d’efficience et la faiblesse des performances du système.

 

 

Evidemment, ces constats généraux loin d’induire un quelconque pessimisme quant aux capacités de l’école sénégalaise à prendre en charge et à conduire des réformes profondes en son sein devraient plutôt militer dans le sens inverse.


Le PDEF a rompu avec la logique de projets sectoriels pour une approche programme.

Les diagnostics des sous - secteurs qui suivent doivent être abordés dans cet esprit.

 

 

 

Le développement de la petite enfance

 

La petite enfance (0-6 ans) est prise en charge dans les garderies d’enfants privées formelles, les écoles maternelles et les garderies d’enfants communautaires dont la case des tout petits.

 

L’éducation préscolaire a connu une évolution très lente (taux de pré scolarisation 2,7

%) liée à deux facteurs essentiels :

 

L’éducation préscolaire ne constituait pas une priorité de l’Etat à cause des coûts trop élevés (le coût unitaire d’un enfant du préscolaire est de loin plus élevé que celui du préscolaire);

A cela s’ajoute la disparité criarde entre zones rurales et zones urbaines expliquée par le coût unitaire très élevé des écoles maternelles formelles.

 

Ces dernières années, on relève une tendance à la baisse des effectifs des écoles maternelles publiques notamment dans les régions de Dakar et Thiès.

 

Au total, le diagnostic des principaux maux dont souffre le développement de la petite enfance sont les suivants :

 

 

Diagnostic de l’Accès

- Inadaptation de certains modèles d’école, du fait de la difficulté à les reproduire selon les normes luxueuses sur lesquelles il est fondé ;

- Une approche élitiste se traduisant par de grandes disparités à la fois entre populations riches et celles à faibles revenus, entre zones rurales et urbaines;

- La marginalisation de l'éducation spéciale de la Petite Enfance dans le système éducatif national;

- L’insuffisance des ressources allouées à l’Education Préscolaire

 

 

Diagnostic de la Qualité

- Manque de moyens logistiques pour le corps de contrôle, engendrant une influence négative sur la qualité de l’encadrement ;

- Insuffisance et inadaptation des équipements et des supports didactiques au niveau

des écoles maternelles publiques ;

- Inadaptation des programmes aux réalités socioculturelles ;

- Diversité des profils de sortie des enfants ;

- Insuffisance de la formation des éducateurs des écoles privées en général, impliquant des répercussions sur les apprentissages ;

- Manque d’harmonisation entre le secteur privé et le secteur public ;

- Faiblesse de la prise en charge de la question de la polyvalence dans la formation initiale des enseignants;

- l’inadaptation des modalités de fonctionnement répondant rarement aux préoccupations de bénéficiaires;

- la non prise en charge de la dimension holistique intégrant les volets santé nutrition et éducation;

- L'absence de synergie des différentes interventions des ministères impliqués.

- L’absence d’un référentiel de programme de formation du préscolaire (3 – 6 ans)

- Insuffisance du dispositif de suivi

- Insuffisance de qualification des personnels chargés de la Petite Enfance

- Manque de suivi sanitaire et nutritionnel

- Dégradation du cadre de vie

- Absence d’information et de sensibilisation sur le caractère stratégique de l’éducation préscolaire

- Insuffisance de la formation continuée dans le domaine des innovations et des programmes transversaux

 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 13:23

 

Programme de formation d’enseignants, de Directeurs d’écoles et d’encadreurs

Modules de formation continue proposés par le Cabinet Les LAURIERS

Année scolaire 2010 / 2011

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Nos tarifs, les dates des séminaires et colloques vous seront communiqués sur demande. Ils seront aussi publiés sur le blog.

 



NOS MODULES - Une dizaine pour chaque branche ciblée

- FORMATION INITIALE
- FORMATION CONTINUE
- CERTIFICATIONS PROFESSIONNELLES
- DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES



Une fois les études universitaires terminées, on demande aux instituteurs  de répondre aux défis du perfectionnement continu et de la formation de longue durée pour augmenter l’efficience de leur activité didactique.

 

 La spécialisation des formateurs suppose la formation et la reconsidération de certaines compétences spécifiques, de sorte que les enseignants puissent répondre, d’une part, aux sollicitations des caractéristiques de provenance de milieux divers des élèves, et d’autre part, aux exigences de qualité imposées par l’enseignement.

 

Pour répondre à la nécessité de spécialisation des formateurs, il s’agit de mettre en place un programme de perfectionnement qui vise la formation des compétences générales et spécifiques pour l’enseignement primaire et préscolaire, mais aussi une mise à niveau sur le  plan qualitatif de la formation continue concernant les connaissances théoriques. 

 

Les habiletés d’organisation, d’évaluation et de soutien de l’activité didactique des enseignants sont, quant à elles, vérifiées  par l’obligation de passer les examens.

 


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Les programmes de formation

 

- Le programme d’études supérieures - la spécialisation enseignement préscolaire et élémentaire vise la formation des compétences spécifiques d’élaboration des projets didactiques et de soutien des activités didactiques conformément aux demandes du système éducatif.

  Une spécialisation met l’accent sur des aspects psychologiques, pédagogiques, mais aussi sur les domaines spécifiques de formation du préscolaire, tout comme sur le perfectionnement des activités pratiques.

  On accorde une attention particulière aux modalités de communication et à la communication de l’enseignant avec les enfants et leurs parents.

 

- Le programme de formation continue- la spécialisation en enseignement primaire et préscolaire se déroule en conformité avec les politiques éducationnelles du Ministère de l’Éducation.

Celle-ci est centrée sur la formation professionnelle continue et sur l’évolution dans la hiérarchie professionnelle du personnel didactique de l’enseignement primaire et préscolaire.

    Cette formation est parachevée par un module de formation dont le programme  a un caractère prédominant formatif visant l’acquisition des principales compétences nécessaires à une activité éducationnelle de bonne qualité qui met l’accent sur l’efficience de l’apprentissage.

Les méthodes et les techniques utilisées dans ce sens auront un caractère interactif axé sur les activités pratiques.

 

  - Pour répondre aux demandes du principe de la normalisation, donc de l’inclusion des enfants qui présentent des demandes éducationnelles spéciales dans l’enseignement de masse, le programme propose la familiarisation des étudiants avec les politiques et les pratiques exemplaires dans le domaine de l’apprentissage différencié.

 

- Les objectifs du programme envisagent aussi le perfectionnement de la formation

Psychopédagogique, socio pédagogique, didactique et managériale des instituteurs

et des éducatrices dans le but d’optimiser l’activité éducationnelle.


- On accorde aussi un intérêt particulier à la formation qui vise le développement des compétences liées à l’élaboration des projets didactiques, à l’organisation et à l’évaluation de l’activité didactique conformément aux compétences visées par les standards du métier d’instituteur ou d’éducatrice.

 

 

Le programme de perfectionnement comporte quatre modules obligatoires :

 

-          La planification, l’organisation et l’évaluation de l’activité didactique;

-          Management et communication;

-          Techniques informationnelles.

-          L’informatique

 

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L’activité scientifique de soutien de la formation continue

 


- Aprés les séminaires de formation et colloques organisés par notre Cabinet, la formation continue des éducatrices et des instituteurs est soutenue par la tenue mensuelle de cercles pédagogiques et de commissions méthodologiques qui sont organisés par les inspectorats du département où les cadres didactiques exercent leur activité. Les commissions méthodologiques et les cercles pédagogiques sont des rencontres périodiques des éducatrices et des instituteurs, dans une région donnée, qui sont supervisées par un enseignant titulaire  de classe. Dans ce cadre, les instituteurs ou les éducatrices désignés par l’inspecteur présentent des leçons démonstratives. La leçon est ensuite analysée, ses points faibles et forts identifiés, et des suggestions sont formulées pour en améliorer les aspects négatifs.


- Nous devons  aussi mentionner les symposiums nationaux et internationaux annuels, organisés par des inspectorats, par des écoles ou par des universités.

Nous proposerons la liste de toutes les activités organisées concernant l`éducation. 

 

 Ces rencontres permettent en outre d’obtenir les dernières informations concernant la méthodologie des spécialités, les stratégies de formation et les politiques éducationnelles promues par le Ministère.

 

  Pour en savoir plus sur la formation, nous consulter....

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 12:48

LA REDEVABILITE ENVERS LA COMMUNAUTE

Cas des écoles communautaires
Une communication de Mme Marie Louise SOCK
Réf.: M. David Bainbridge - Tearfund

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Le Cabinet Les LAURIERS travaille en partenariat avec le Collectif Education Alternative de la banlieue Dakaroise dont le siège social se trouve au complexe Léopold Sédar Senghor. Ce collectif coordonne 52 écoles communautaires et les activités de ces dernières tournent autour de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté.

Cette réflexion sur la redevabilité pourrait apporter un plus à toutes les communautés impliquées dans cette tentative d’amélioration de la qualité de vie pour des milliers d’enfants.

 La redevabilité est une relation entre les organisations et les personnes qu’elles servent. Le Collectif devrait donc prendre en compte les besoins, les préoccupations et les capacités des membres de la communauté. Il gagnerait aussi, au début de chaque projet, à expliquer les actions et les décisions prises.

La redevabilité du Collectif envers les communautés peut se décliner en plusieurs domaines :

1.      La participation : il est certain que lorsque le membres de la communauté participent aux projets de développement, ceux-ci sont susceptibles d’être plus efficaces car ils répondent à des besoins réels. Le travail a également toutes les chances d’être durable compte tenu du fait qu’il y a eu appropriation du projet par la communauté. Il serait donc judicieux d’encourager cette participation communautaire en :

-          Identifiant les besoins, les capacités, les priorités

-          Identifiant les solutions et les actions qui répondent aux besoins ciblés. Pour ce faire, tenir compte des connaissances, de l’expertise et des capacités locales.

-          Mettant en œuvre le projet après s’être accordé au préalable sur des critères de sélection. Il s’agira aussi de d’organiser la main d’œuvre et les ressources.

-          Suivant et évaluant les progrès car si la communauté a l’opportunité de commenter, suggérer des changements le projet gagne en efficacité.

    Ce processus met donc les membres de la communauté au centre du travail à accomplir et renforce leur sentiment de dignité.

2.      La transparence : Elle consiste à se montrer ouvert envers la communauté au sujet du travail qui est entrain d’être effectué dans leur quartier.

3.      Les réactions : Si les membres de la communauté ont la possibilité de faire des commentaires sous forme de plaintes ou de suggestions, cela pourrait se révéler bénéfique pour le projet.

4.      Les enseignements tirés : La redevabilité envers la communauté implique l’engagement à améliorer la qualité du travail. Les enseignements tirés de l’évaluation du projet seront donc consignés par écrit et communiqués à tous sous forme d’études de cas ou de rapports. Les évaluations pendant et après le projet sont de bonnes sources de leçons.

 
 
Nos actions au niveau des écoles communautaires ne devraient pas déroger à la règle de la redevabilité communautaire et financière. Nous veillerons à ce que notre volonté de recherche d’une éducation de qualité pour tous et d’un confort de vie pour nos enfants de la banlieue porte des fruits.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 14:25



L’INTEGRATION DES NOUVELLES RECRUES: Cas des établissements scolaires

Communication de Mme Marie Louise SOCK

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INTEGRATION


L’établissement scolaire est une structure organisée, avec des objectifs bien définis. Pour que ces derniers soient atteints, il faut que soient mises en place des stratégies telles que le capital, le travail et la matière première (dans le cas de notre étude, il s’agira bien sûr des élèves).

Cependant, il est à noter que l’activité humaine est un paramètre important à prendre en compte dans le processus de production.

 

«  La plus grande richesse d’une entreprise, ce n’est ni sa trésorerie, ni les installations, ni les machines, ni même la technologie. Ce sont les hommes. Seuls les hommes peuvent utiliser les systèmes et les machines, appliquer la technologie et améliorer le résultat financier »

 

Robin F. Mac DERMOT / Raymond J. MIKULAK / Michael R. BEAUREGARD

Développer l’initiative et la créativité du personnel – Dunod 1996

 

 

Le recrutement des enseignants en vue de développer un établissement scolaire représente une phase importante et sérieuse. L’accueil et l’intégration des nouveaux venus devraient être une préoccupation importante au sein de nos écoles. Choisir la personne qu’il faut à la place qu’il faut devrait être le slogan de tout directeur d’établissement scolaire.

 

Afin de mobiliser les enseignants nouvellement recrus, de les aider à développer un sentiment d’appartenance à l’établissement, il convient de leur transmettre toutes les informations nécessaires au moment de l’embauche. Celles-ci tourneraient autour de la philosophie, la culture, les valeurs, le profil de sortie des élèves et les attentes de l’établissement scolaire. Plus l’accueil de la recrue est structuré, et efficace, plus ce dernier atteindra un niveau de performance satisfaisant.

 

Un des défis des établissements scolaires de nos jours repose sur leur capacité de rétention de leurs employés et de l’adhésion de ces derniers à la philosophie de l’établissement.

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«  Une des principales finalités des politiques de gestion des personnes est de développer leur implication. Par implication dans l’entreprise, on admet plus précisément que les personnes se reconnaissent dans les buts et les valeurs de l’organisation, qu’elles prennent sur elles-mêmes pour agir dans ce sens. »

 

Jean Marie PERETTI – Tout DRH





Quels sont les objetifs du recrutement? 


-  Définir les besoins de l'établissement scolaire
- Savoir élaborer une définition de poste et définir le profil de recherche
- Connaître et choisir les moyens adaptés au recrutement
- Connaître les différentes techniques d'entretien du recrutement
- Optimiser sa prise de décision
-  Connaître les démarches administratives et juridiques à réaliser pour intégrer un nouveau collaborateur
- Réussir le recrutement du nouveau collaborateur grâce au plan d'intégration


L'ACCUEIL

 

 

Avant  l’arrivée

 

Dès l’entretien d’embauche, il est important d’informer le nouveau sur la réalité de son poste et de l’établissement scolaire.

Avant son arrivée,

-        Lui faire parvenir des informations sur l’accès à l’établissement, adresse, transport éventuellement et sur la personne qui va l’accueillir (Nom, titre, coordonnées)

-        Sa classe est un tant soit peu préparée, rangée et les fournitures de base mis à disposition.

-        Un parrain est nommé qui allie compétence et disponibilité

-        Le personnel est mis au courant de l’arrivée éminente du nouveau, de son nom et de la classe à occuper.  

           Idéalement, le Directeur réunira le collectif enseignant  pour annoncer sa venue et présenter son parcours, ses qualités et ce pourquoi il estime qu'il apportera un atout supplémentaire à l'entreprise. Un email interne peut également faire l'affaire. Il doit refléter l'intérêt porté par l'établissement scolaire à cette nouvelle recrue. "Nous allons avoir le plaisir d'accueillir prochainement Monsieur X qui se chargera du poste Y et sur lequel nous comptons beaucoup pour assurer la bonne marche de l'établissement..." est le type de formule enthousiaste qui impliquera davantage l'équipe dans l'intégration du nouveau venu. Certains établissements scolaires pas encore modernisés comme c'est le cas au Sénégal pourraient opter pour le tableau d'affichage.

 

 

 

Si les éléments essentiels ont été anticipés, il est également recommandé d'élaborer un planning d'intégration. Celui-ci indiquera toutes les étapes par lesquelles le nouveau collaborateur devra passer pour assurer la meilleure intégration possible. Seront ainsi prévus des entretiens réguliers. Par exemple, le nouveau salarié sera prévenu d'un premier rendez-vous avec son Directeur un mois après le début de sa période d'essai pour dresser un premier bilan.

 

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  A l'arrivée du nouveau

 

Le responsable de l'accueil  reçoit le nouveau et :


- Transmet le dossier d'accueil (livret d'accueil, règlement intérieur, fiche d'enregistrement...)
- Commente le livret d'accueil (présentation de l’école, règlement intérieur, système d’évacuation d’urgence...)
- Transmet les horaires de travail
- Aide le nouvel arrivant à se repérer (classe, magasin, B.C.D., salle de gym, réfectoire, salle des professeurs,  infirmerie...)
- Présente les collègues de travail
- Transmet la carte de pointage (existe dans quelques rares écoles au Sénégal)
- (...)

 

 

Etre intégré dans une école prend du temps, le Directeur et les collègues sont là pour fournir le support quotidien, notamment dans les premiers mois.

Après 3 mois, un bilan d'intégration est fait au cours duquel Directeur et nouvel enseignant font le point sur la manière dont s'est passée cette période.
Quelle vision a le nouveau de sa classe, de l’école? De son environnement de travail ? Des objectifs qui lui ont été fixés ? Y a-t-il des besoins de formations ou toutes autres actions qui peuvent faciliter le processus d'accueil ?

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PRINCIPES DE L’ACCUEIL

 

La procédure d’accueil doit avant tout prévoir la présence d’une personne compétente et disponible pour accompagner le nouveau. Il peut s’agir d’un parrainage plus ou moins formel qui s’inscrit dans la durée (Plusieurs semaine). Plusieurs autres personnes peuvent être mobilisées.

La formation au poste se fait en interne car chaque établissement a ses particularités. Le livret d’accueil peut être utile à condition qu’il serve de base à un dialogue. Accompagner un nouveau, c’est ouvrir le dialogue : inciter à poser des questions, écouter, répondre. Mais c’est aussi responsabiliser, valoriser, rassurer, suivre, échanger et accompagner. Ne surtout pas oublier que trop d’informations tue l’information. Informer au fil des jours aide à la mémorisation. Il est nécessaire de vérifier par la pratique que les informations ont été assimilées.

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COMMENT REUSSIR L’INTEGRATION DES NOUVELLES RECRUES ?

 

L’intégration doit concerner l’ensemble du personnel de l’établissement, sans exception, quelle que soit sa taille. Les Directeurs d’établissements doivent en faire une priorité après la phase de recrutement.

 

 

QU’EST-CE QUE L’INTEGRATION ?

 

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L’intégration ?

« C’est le processus d’apprentissage des « ficelles » d’un emploi, d’endoctrinement et de formation, le processus par lequel l’individu reçoit l’enseignement de ce qui est important dans  une organisation et dans les sous unités. »

Schein, 1968

 

L’intégration ?

C’est la première phase du processus de socialisation organisationnelle.

 

L’intégration?

C’est le processus par lequel la recrue acquiert des connaissances sociales et des compétences nécessaires pour assumer son rôle dans l’établissement.

 

 

 

Pour que cette intégration puisse donner les résultats qu’on attend d’elle, il faudrait :

-         Mettre à la disposition des recrues toute l’information nécessaire à la bonne orientation de son travail.

-         Tenir compte des critères essentiels comme le statut, l’expérience professionnelle et les compétences de la personne recrutée.

-         Evaluer toutes les intégrations année après année afin de corriger les éventuels problèmes rencontrés.

 

 

DIFFERENTES DEFINITIONS DU MOT « INTEGRATION » SELON LES DISCIPLINES

 

1.     Intégration en mathématiques : C’est une opération consistant à calculer l’intégrale d’une fonction.

2.     Intégration en informatique : C’est une phase d’un projet durant laquelle on vérifie le produit par des tests d’intégration. Il désigne également la conception et la réalisation d’un système d’informations intégré par la mise en relations (interfaçage) de différents logiciels existants.

3.     Intégration en pédagogie : C’est une démarche selon laquelle les apprenants mobilisent des ressources pour résoudre une situation – Problème complexe (Pédagogie de l’intégration).

4.     Intégration en psychologie : Ce terme désigne que l’identité tend vers une unité fonctionnelle.

5.     Intégration en sociologie : Processus ethnologique durant lequel une personne initialement étrangère devient membre, (s’intègre) dans une communauté.

6.     Intégration en entreprise : (Etablissements scolaires) Phase d’appropriation des nouvelles fonctions pour la recrue. Au cours de cette phase, le nouveau acquiert des habiletés, valeurs voire aptitudes requises pour s’adapter à son nouveau milieu. Un parrain, le Directeur le plus souvent, l’accompagne, l’aide à s’intégrer dans l’équipe mais aussi à cerner ce qui est attendu de lui en fonction de ses compétences.

 


L’INTEGRATION ? UN SUJET PERTINENT…

 

Sujet d’actualité d’une grande importance pour nos établissements scolaires. Les recrues venant d’horizons divers avec des cultures différentes, l’intégration permet de rassembler et d’unifier les personnalités et nationalités en leur donnant une vision commune des choses et en leur inculquant les valeurs, la culture de l’entreprise.

 

Dans un processus d’intégration, on note deux aspects complémentaires :

1.     L’effort consenti par l’établissement scolaire et ses membres pour intégrer le nouveau venu.

2.     Les efforts consentis par le nouveau venu pour durant cette période où il se sent fragilisé et déstabilisé car n’ayant pas encore ses marques.

 

 

 

 

 COMMENT LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES INTEGRENT ILS LES NOUVEAUX ?

 

Lors de l’entrée organisationnelle c'est-à-dire les premiers contacts avec l’établissement scolaire, les nouveaux venus sont souvent confrontés au « choc de la réalité » et à des surprises. L’établissement peut limiter les effets néfastes des attentes non satisfaites en pratiquant des entretiens réalistes.

Quelques jours après l’ arrivée de la recrue, une séance de travail devrait être organisée afin de :

-         Lui expliquer en détail pourquoi il a été choisi

-         Lui expliquer éventuellement les réserves afin qu’il réagisse

-         Lui dire ce que l’on attend de lui avec précision et détail

-         Ecouter ce que lui attend de l’établissement et ses souhaits

-         Définir avec lui et organiser une stratégie efficace

 

Afin des cerner les problèmes qui se posent, les Directeurs, tout comme les recrues, devraient développer des tactiques de recherche d’informations (questions ouvertes, questions indirectes, tierces personnes, tests des limites, conversations déguisées, observation, surveillance…). 

Cette recherche active d’informations aura un effet positif sur le niveau d’ajustement.

 

 

 

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POLITIQUE DE CONSERVATION ET TECHNIQUE DE RETENTION

 

En plus des techniques d’intégration, les Directeurs d’établissements devraient mettre en place de véritables politiques de conservation des ressources humaines et des techniques de rétention du personnel. Il est à noter que le degré d’attachement d’un employé à son établissement dépend de la manière dont il a été accueilli et intégré.

 

 

 

 

BILAN DE L’INTEGRATION

 

 Chacun s'adapte à son nouvel entourage et à ses nouvelles responsabilités à un rythme différent. Certains enseignants peuvent se sentir rapidement à l'aise dans leur classe tandis que d'autres peuvent avoir besoin de plus de temps. C'est pourquoi nous pensons qu'il est important de faire un bilan complémentaire de l'intégration au moment des conseils de classe ou de cycle.


Ces réunions offrent la possibilité au Directeur et à l’enseignant de discuter sur tout ce qui s'est passé depuis son l’arrivée dans l'entreprise :

  • ce qui a bien et moins bien fonctionné,
  • les résultats obtenus au regard des objectifs,
  • les besoins et les opportunités de développement,
  • les points à améliorer pour les futurs recrutés.

 

  QUELLES RECOMMANDATIONS ?

 

Les Directeurs des établissements scolaires devraient être formés comme des managers au parrainage. Cette formation permettrait de différencier les techniques d’intégration du personnel selon le degré de qualification. A la fin de chaque intégration, un bilan devrait être fait par le biais de l’évaluation de la politique d’intégration qui a été mise en place.

Ceci constituerait, à coup sûr, un apport considérable à la bonne gestion des ressources humaines dans nos établissements.



Mme Marie louise sock 

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 13:36

Conférence des Ministres de l'éducation Nationale ( 51 pays à travers le monde)




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Théâtre National Daniel SORANO - Dakar




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Recommandations Spécifiques et Générales

Recommandations spécifiques du Thème 1 : Le rôle renouvelé de l’enseignant

Dans un contexte de mutations sociétales et de systèmes éducatifs en refondation dans les États et gouvernements membres de la CONFEMEN, l’enseignant, en tant que pièce maîtresse de la construction du savoir, doit être un enseignant complet, un guide, un praticien réflexif capable de s’adapter en permanence, un accompagnateur dans le développement des compétences disciplinaires et transversales chez l’élève.

Afin d’aider ce professionnel à jouer pleinement son rôle, les participants de la réunion-débat sur la pratique de classe et l’environnement scolaire et extrascolaire ont proposé les recommandations suivantes :

 - systématiser la formation initiale et continue, renforcée par la pratique réflexive et alimentée par les résultats de la recherche (recherche participative, recherche-action, recherche collaborative, etc.) 

 - intégrer dans le processus de formation initiale et continue, l’éthique et la déontologie professionnelle

 - garantir la mise en œuvre de tous les moyens disponibles (réseaux, enseignement par les pairs, enseignement à distance certificatif, accompagnement des équipes) dans le cadre d’un plan de carrière comprenant une formation en cours de carrière planifiée 

-  valoriser les enseignants en fonction des formations suivies au cours de leur carrière.


Recommandations spécifiques du thème 2 : « La transformation et la diversification des méthodes d’enseignement et d’apprentissage »

- Permettre à tous les élèves de se doter de nouvelles compétences susceptibles de les aider à devenir des individus épanouis, des citoyens responsables, ne peut se réaliser qu’avec une pédagogie différenciée, souple, réflexive, inclusive et ouverte aux questionnements et en réponse à la diversité des besoins et des conditions des élèves.

- Pour ce faire, quelques propositions de recommandations ont été formulées par les participants de la réunion-débat sur la pratique de classe. Il s’agit, notamment de :

 * assurer une bonne formation initiale des enseignants en adéquation avec les exigences des réformes curriculaires 

 * mettre en place un dispositif de formation continue qui prend en charge un suivi-encadrement rapproché des enseignants 

 * rompre avec les pratiques routinières et s’orienter vers la diversité des méthodes d’enseignement et d’apprentissage en promouvant graduellement l’introduction des TIC et les outils innovants dans les pratiques de classe 

*  renforcer les capacités des enseignants en matière d’évaluation, particulièrement dans une approche par les compétences 

 * développer la culture de la pratique réflexive chez les enseignants 

 * diversifier les formes de motivation pour les enseignants 

 * prévoir des moments de remise à niveau des enfants en difficulté 

 * doter les encadreurs de moyens logistiques et matériels nécessaires à l’exercice de leur fonction 

 * revoir le mode de nomination des directeurs et le baser sur la compétence et non sur l’ancienneté exclusivement.

Recommandations spécifiques du thème 3 : « L’ouverture à la collectivité : quelle richesse pour le travail de l’enseignant ? »

Considérant que l’ouverture de l’école à la communauté permet de prendre en compte les besoins de celle-ci et favorise le développement du riche potentiel partenarial et pédagogique pour la réussite éducative, les participants à la réunion-débat sur la pratique de classe et l’environnement scolaire et extrascolaire ont recommandé de :

 * formaliser à travers des textes réglementaires la distribution des rôles et des responsabilités, les étapes de la dynamique partenariale et la nécessité de l’approche participative, dans le cadre du partenariat entre l’école et la communauté
 
 * développer un plaidoyer et un lobbying pour renforcer l’ouverture de l’école à la communauté 

 *
capitaliser toutes les expériences porteuses de l’ouverture de l’école à la communauté et procéder à leur vulgarisation dans tous les pays de la CONFEMEN 

 * soutenir la mise en place de moyens diversifiés pour la formation initiale et continue des enseignants et des autres acteurs 

 t* ransférer les compétences en même temps que les moyens dans le processus de décentralisation des systèmes éducatifs 

 * renforcer les capacités des différents acteurs pour améliorer leur vision, leurs comportements dans l’ouverture de l’école au milieu, de même que leur efficacité 

 * mettre en place des mécanismes de veille et des ressources pour - améliorer l’efficacité dans le développement de l’ouverture de l’école à la communauté 

 * intégrer dans le partenariat pour l’ouverture de l’école à la communauté la lutte contre la pauvreté, la problématique du genre et la protection des enfants vulnérables ;
 vulgariser les conclusions du séminaire sur la dynamique partenariale.



Recommandations spécifiques d thème 4 : « L’adéquation entre le curriculum officiel et le curriculum implanté »

Pour promouvoir un enseignement de qualité efficace et équitable pour tous et pour réduire les écarts entre les différents curricula (officiel, implanté et réalisé), les participants de la réunion-débat ont fait les recommandations suivantes :

. Aux décideurs politiques

 * œuvrer pour que les décideurs politiques et les PTF coordonnent et harmonisent leurs actions en faveur de la mise en œuvre du curriculum en fonction des besoins du pays et en respectant le plan stratégique sectoriel 

 *stabiliser et pérenniser la structure de pilotage du curriculum et la doter des moyens de fonctionnement
 
*  créer les conditions d’implication de tous les acteurs (enseignants, société civile, communautés, syndicats, parents, élèves) 

 * éviter les réformes curriculaires intempestives.

. Au comité de pilotage (composé de tous les acteurs)

 f* Faire l’état des lieux et prévoir des mécanismes de suivi et régulation 

 * établir l’équilibre entre centralisation/déconcentration/décentralisation en identifiant les rôles des différents paliers : niveau macro, niveau méso et niveau micro 

 * harmoniser et clarifier la terminologie des curricula et définir les niveaux d’exigences ;
 réviser périodiquement les curricula officiels pour une meilleure adaptation aux besoins des élèves 
 
 * assurer la formation des encadreurs pédagogiques et des enseignants et garantir le soutien pédagogique 

 * harmoniser les formations données par différentes structures 

 * renforcer l’accompagnement professionnel des enseignants pour
 réduire l’écart entre curriculum officiel et curriculum implanté 

 * fournir aux enseignants un document écrit officiel (guide) pour améliorer leur niveau de connaissances et pour pallier les insuffisances pédagogiques, didactiques, docimologiques observées sur le terrain 

*  équiper les écoles en matériels pédagogiques adéquats, suffisants et à temps, ainsi que d’autres outils de gestion et s’assurer de l’utilisation effective des manuels par les élèves 


. Aux enseignants

 * S’impliquer activement dans un développement professionnel pour une maîtrise effective de la matière enseignée, des méthodes pédagogiques et des procédures d’évaluation des apprentissages.



. Aux structures de formation initiale

 * Intégrer dans les programmes des structures de formation initiale les réformes curriculaires en vigueur.



En définitive, pour toute réforme curriculaire, il est indispensable d’adapter l’approche systémique qui prend en compte, au-delà des programmes, les stratégies et matériels pédagogiques, les procédures d’évaluation et d’organisation, le cadre temporel et les diverses conditions qui favorisent le succès.

 Il faut également une planification du changement avec une approche progressive : une planification rigoureuse des différentes étapes, une prévisibilité des ressources, une identification des acteurs et une clarification des objectifs.




Recommandations générales

La réunion-débat a retenu les recommandations générales suivantes :

 * promouvoir une volonté et un engagement politiques affirmés pour
soutenir financièrement les réformes qui renforcent la pratique enseignante 

 * se doter d’un plan global concerté en matière d’enseignement intégrant la formation, le statut, le plan de développement de carrière et les conditions de travail ;
 
* offrir aux enseignants un niveau de formation théorique et pratique tant au préscolaire qu’aux autres niveaux d’enseignement permettant de - garantir un enseignement efficient et répondant aux besoins spécifiques des différents États ;
 
* créer un cadre de rencontre et de partage entre enseignants francophones afin de mutualiser les bonnes pratiques ;
 
* veiller à intégrer les TIC pour la mise à disposition des contenus et des parcours d’apprentissage et de formation ;

*  utiliser pleinement et plus efficacement, aux fins d’apprentissage, le temps scolaire prescrit, en tenant compte des étapes du développement de l’élève ;

 * inclure dans la programmation de l’OIF et de la CONFEMEN un soutien accru aux États et gouvernements pour la mise en œuvre des réformes curriculaires ;
 
* encourager les échanges régionaux et sous régionaux dans le
domaine
curriculaire ;
 
* mettre en place un fonds spécial d’assistance pour les pays post conflit ;
 
* considérer la destruction intentionnelle des infrastructures de l’école comme un grave délit.


 

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Vie Des Écoles Au Sénégal

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