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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 12:44




COLLOQUE


  

LE LIVRE : Outil de promotion ou objet de luxe ? Le cas du Sénégal en Décembre 2008

SAINT LOUIS – FETE DU LIVRE





Communication de Mme Marie Louise SOCK                           
 


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 L’enfant est un être en perpétuel devenir, en continuelle transformation. Le livre, compagnon privilégié, est destiné à l’enfant lecteur, à l’apprenti lecteur et même à celui qui ne sait pas lire et qui sollicitera l’aide de l’adulte. Il ratisse donc large, tentant, tant bien que mal, de tenir compte de la spécificité de chaque tranche d’âge, du bébé à l’adolescent.

           Cet ami de l’enfant propose donc des berceuses qui endorment, des chansons que les enfants apprennent à fredonner, des recettes, des activités manuelles, des histoires qu’il aime écouter ou lire…

           De quand date le premier livre pour enfants ? La question fait débat et nous ne rentrerons pas dans cette querelle de cochers. Nous citerons, par ordre d’ancienneté :

1.    La Civilité puérile d’Erasme en 1530

2.   L’Orbis sensualum pictus de Coménius en 1658

3.   Les histoires ou contes du passé de Perrault en 1697

4.   La suite du 4° livre de l’Odyssée d’Homère ou les aventures de Télémaque, fils d’Ulysse et de Fénelon en 1699

 

          En Afrique, par contre, les histoires destinées aux enfants étaient orales jusqu’aux années 60/70, époque où nait une littérature écrite et illustrée destinée aux jeunes. Cette littérature était constituée de contes, mythes, légendes, chants, poésies, berceuses, proverbes, devinettes et jeux de mots.

Avec la colonisation et les bouleversements sociaux puis culturels qui en ont découlé, la littérature orale commence à perdre pied dans les villes tout en restant vivace dans les villages, plus traditionnalistes car moins exposés sur le plan culturel.

                    Nous noterons cependant que cette littérature orale ne disparaîtra pas totalement dans les villes, subsistant grâce au dévouement et à l’engagement d’artistes, de chanteurs, de conteurs et d’amuseurs qui se produisent à la radio, à la télévision et lors des manifestations socioculturelles.

 

Les thèmes abordés dans nos livres destinés à la jeunesse sont issus du patrimoine oral, du quotidien des villages et des villes. Il suffit de faire un tour sur les rayons des différentes librairies de la place pour s’en rendre compte.

 

                   Comment se présente le livre pour enfant ? On le trouve de plus en plus dans le commerce, édité dans des matériaux qui tiennent compte de la classe cible : carton fort, tissu, plastique, etc.… Ils sont très coloriés et farcis d’images histoire de les rendre attrayants.

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 Concernant le contenu, nous noterons la différence entre les manuels didactiques qui se diversifient et tiennent de plus en plus compte de la spécificité culturelle de tous, et les autres livres : albums, romans, livres de contes, livres de coloriage, revues… Soulignons au passage, la création de journaux pour enfants qui décryptent l’actualité en mettant les manuels  à la portée des jeunes, en français facile.

                 Mais, que lisent les jeunes ? Quels sont les goûts et les attentes des enfants ? Comment les connaître ? Comment nos enfants les formulent ils ? Quelles interprétations, nous adultes, donnons nous à ces desideratas ? Voici les questions clé auxquelles nous, écrivains, devons répondre. Nous décidons d’écrire des livres pour enfants alors que nous n’avons pas la même perception des choses qu’eux. Dans nos livres, nos intentions d’adultes avouées ou habilement suggérées. Nous imposons subtilement, en imposant de fait notre point de vue d’adulte manipulateur. Là se pose l’éternelle  question de la relation enfant/adulte. Peut on le laisser être l’unique artisan de son savoir comme d’aucuns le prônent ou lui faire croire qu’il décide alors qu’en fait, il suit un chemin soigneusement balisé sans en avoir conscience ? La grande question !... Je ferai juste remarquer à l’assistance que parfois, dans nos productions, il y a des ouvrages méprisés, détestés par certains parents alors que les enfants les adorent. Je ne citerais là que le cas de la BD de Titeuf que tout le monde connait.

          Pour circonscrire le problème au cas du Sénégal, pays hôte de cette fête du livre, nous dirons que la pauvreté due au marasme économique, la dictature de l’information qui laisse une place de roi à la politique font que la culture a peu de place dans nos vies. La littérature pour jeunes est quasi méconnue même si elle se bat pour exister.

 Dans combien de maisons sénégalaises trouve t’on des livres pour enfants qui ne soient utilitaires ? Les jeunes se rabattent sur les bibliothèques de quartiers, d’écoles et les centres culturels. Mais là aussi, combien sont ils à pouvoir s’y rendre régulièrement confrontés qu’ils sont, très souvent, à l’éloignement géographique ?

 Nous ne saurions passer sous silence, nous faisant une joie de « griffer » au passage, la vétusté de certaines bibliothèques qui n’offrent que des rayons pousssiéreux, garnis de quelques vieux livres déchirés, sales et qui en rebuteraient plus d’un…

 Ces livres sont souvent le fruit de collectes faites en Europe ou sous d’autres cieux, des livres de seconde main offerts à telle ou telle structure. Les animations autour du livre au sein de ces bibliothèques ainsi que l’assistance technique d’adultes fait défaut.

Comment y attirer et y retenir la jeunesse ? Un effort devrait être fait dans ce sens. Les stocks devraient être régulièrement renouvelés et correspondre aux désirs et besoins des enfants.

On ne peut attirer des mouches avec du vinaigre, dit l’adage. Nous sommes de plein pied dans l’ère des nouvelles technologies et de l’informatique. La perte de vitesse du livre face à l’ordinateur est un phénomène mondial. Nous ne pourrons y faire face, même avec la meilleure volonté du monde, avec ce que recèlent les rayons de certaines bibliothèques. En ce qui concerne les touts petits, Disney a mit le paquet. Presque tous les classiques se retrouvent sous forme de dessins animés et les touts petits adorent cette formule. L’idéal aurait été que l’on puisse, dans toute bibliothèque familiale, trouver le CD et la version livre de tous ces classiques. Les enfants auraient ainsi toute latitude de passer de l’une à l’autre formule selon leur humeur. Les adolescents aussi, sont pris en compte par l’audiovisuel. Jules Verne est revisité lui aussi et les films tirés de ses romans captivent les jeunes. Bien qu’il soit nécessaire de signaler ici que sa cote est en ce moment descendante, les jeunes préférant des auteurs de science fiction qui les mènent plus loin dans l’imaginaire et qui correspondent plus à leur conception du monde virtuel. Nous ne saurons refermer cette parenthèse sans parler du phénomène Harry Potter… Combien d’adolescents ont pu lire ces livres ? Les CD par contre sont gravés en un tour de main et les voilà partis pour des heures de magie. Il n’y a rien à y redire, l’audiovisuel est un redoutable concurrent tout en étant un partenaire incontournable.

 

Nous allons à nouveau mettre les pieds dans le plat, n’ayant pas l’habitude de mettre de l’eau dans notre vin lorsqu’il s’agit de défendre les droits des enfants.

Nous aborderons  donc le problème des enfants aveugles, qui apprennent à lire avec l’alphabet braille. Cet apprentissage ardu, ils s’y attèlent avec courage et détermination. Passé ce stade, qu’ont-ils à se mettre sous les doigts afin d’améliorer leurs capacités en lecture et en compréhension fine d’un texte ? Pas grand-chose !... Et nous disons  ceci pour faire preuve d’un peu de diplomatie, une fois n’étant pas coutume… En fait, et pour dire vrai, il n’y a rien !... Et il suffit d’un peu pour que ces enfants retombent dans l’analphabétisme et c’est l’exclusion sociale à coup sûr qui les attend arrivés à l’âge adulte.

 

Quid des enfants alphabétisés en arabe ? Les livres qu’ils ont sous la main sont utilitaires ou ont trait à la religion. Encore des enfants qui ont le droit aujourd’hui, de nous demander des comptes. Qu’avons-nous à leur dire pour notre défense ?

 

Quant aux enfants analphabètes, quelles chances ont-ils ici, là, maintenant de pouvoir tenir un livre entre leurs mains, ne serait ce que pour en regarder les images et se familiariser avec le graphisme des lettres.

  

Nous poursuivrons notre litanie, signalant aussi à l’assistance le cas des enfants alphabétisés en langues nationales. Cheikh Aliou Ndao, un dramaturge et romancier Sénégalais qu’on ne présente plus, proposait d’écrire des livres en langues nationales, s’étant lui même investi dans ce créneau. Selon lui, c’est le meilleur outil d’alphabétisation et d’éducation. Dans les années 60, en compagnie d’autres intellectuels dont l’actuel Président de la République, M° Wade, ils se sont réunis à Grenoble et ont fait des recherches qui ont mené plus tard à un syllabaire en wolof. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. L’alphabétisation a fait de grands pas grâce à l’adhésion des masses populaires. Les recherches en pédagogie ont montré les bienfaits du bilinguisme.

 Paradoxalement, le travail en langues nationales reste superficiel, stagnant au stade de l’initiation à la lecture et au calcul pour le plus grand nombre.

 Qu’en est-il de la production littéraire en langues nationales ? Où se cachent les écrivains sénégalais et africains ?

 Celle qui est destinée aux adultes, bien que commencée depuis plus d’une dizaine d’années, en est toujours à ses balbutiements avec la parution de journaux, documentaires utilitaires et romans produits tant bien que mal par de preux chevaliers engagés.

 

Quid de la littérature pour jeunes et enfants ? Les éditeurs interpellés sur la question pointent un doigt accusateur vers le marasme économique.

 L’écrivain Boubacar Boris Diop nous dit avec philosophie, je le cite : «  Il est difficile de faire de l’enfant un roi pour un royaume qui n’existe pas. » Vrai…
Le marasme du secteur de l’éditionne ne permet pas une spécialisation. Et de toutes les façons, vu la conjoncture, les parents n’achètent les livres qu’en fonction de l’orientation qu’ils souhaitent donner à leurs enfants. Les éditeurs et libraires n’ont donc pas le choix.

  Si l’édition est quasi nulle, les écrivains en souffrent. Une raison supplémentaire pour moi de saluer aujourd’hui la mémoire de Feue Tata Fatou Ndiaye Sow, écrivain pour enfants. Que la terre lui soit légère et que Dieu l’accueille dans le Paradis des enfants, elle qui leur a tout donné.

Nous exhorterons au passage tous ceux qui ont reçu le don, à s’investir dans la littérature destinée à notre jeunesse en devenir dans ce monde chaotique.  

Il me semble, pour conclure, que seule une option politique conséquente pourrait nous aider à nous en sortir. Il faudrait des subventions importantes accordées aux maisons d’édition, une exonération de frais de douane pour les livres et des cadres d’échange et de rencontre pour les écrivains. Toutes ces mesures iraient de pair avec des initiatives telles que les salons et fêtes du livre, les ateliers d’écriture dans les quartiers, l’installation, la dotation et l’animation des bibliothèques. Il faudrait redonner à la jeunesse le goût de la lecture et à la lecture la place qui est la sienne.

 

Des initiatives telles que la fête du livre de Saint Louis sont à saluer car elles constituent des jalons importants dans la vie culturelle du pays vers l’objectif de développement que nous nous sommes fixés.

 

Je vous remercie.

 

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:35


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 Un des objets fondamentaux du Printemps des Poètes est de favoriser l’ouverture du regard sur la poésie et encourager la lecture de poème comme pratique culturelle.

Aussi, son action en direction du milieu scolaire est-elle naturelle et primordiale.
Notre vœu est de contribuer au renouvellement de l’approche poétique dans les classes de la maternelle à l’université, en lien étroit avec les personnels enseignants et éducatifs, l’encadrement pédagogique et les diverses structures périscolaire.

Cette action n’est donc pas marginale mais bien conçue comme un enjeu crucial de notre travail, elle déborde de beaucoup la simple réussite de la manifestation de mars : au rebours elle s’inscrit dans la continuité, la durée et implique donc une logique de partenariat et d’échange.

Il va de soi que ce faisant, l’effort du Printemps des Poètes rejoint celui de tous les médiateurs culturels dans leur lutte contre l’illettrisme et la restauration d’un lien actif et prolongé avec le patrimoine littéraire et la langue."


J
ean Pierre Siméon
Directeur artistique







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Disons-le sereinement, en poésie comme dans les autres domaines artistiques, la femme a le plus souvent été cantonnée à un rôle subalterne : muse, confidente, consolatrice… La valeur péjorative de l’appellation « poétesse » en dit plus que de longs discours. La question n’est pas de débattre s’il y a ou non une poésie féminine. La question est de mettre en lumière l’apport, à travers l’histoire, des femmes poètes et leur présence remarquable dans la création contemporaine. Ce pourra être aussi l’occasion de considérer les représentations du féminin dans l’imaginaire poétique, au-delà des stéréotypes de la célébration amoureuse."

Jean-Pierre Siméon




En savoir plus sur Andrée Chédid? Consulter S.V.P. mon blog de littérature. Voir annonce à droite...



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QUEL PROGRAMME POUR LES ECOLES?

PROPOSITIONS DU CENTRE DE RESSOURCES PEDAGOGIQUES D`ALLONES




Objectifs
:


Pour les élèves :


Favoriser

La maîtrise du langage oral

L’acquisition du langage écrit

L’acquisition d’une culture littéraire.

La mémorisation de textes en prose et en vers.

La compréhension par la mise en voix de textes courts. (rythmes et intonation)

La compréhension par l’écrit

La compréhension par l’expression en art visuel

L’acquisition d’une expression orale et écrite.

 


 


 
La Révolte du sujet

"Un jour, un jour",*Chante le Sujet

"Je me tiendrai

Seul

Sur mes pieds.

Sans ordre

Sans Verbe

Et sans allié,

Dans un désordre

Illuminé !"

 






 
Le répertoire pour le printemps des poètes 2010

Quoi lire ?
quels poètes ?
quels poèmes ?


De nombreux poèmes ont été écrits pour les enfants, dans une si grande simplification parfois qu’ils en

oublient le mystère de la poésie, la complexité de la langue. Or ce qui fait la poésie, c’est l’opacité de

la langue, ce qui inquiète bien souvent les adultes, mais beaucoup moins les enfants, car leur monde

est fait d’incompréhension et de mystère.


Il s’agit de rendre familier aux enfants ce mode particulier d’expression du monde, de la pensée, des

rapports de soi au monde, qu’incarne la poésie, en leur proposant d’authentiques poèmes, d’époques,

de genres, de formes et de tons les plus variés.

« Il n’existe pas de poésie pour les enfants. Qu’ils comprennent ou non, ils perçoivent toujours

quelque chose qui leur reste, et ce quelque chose est le coeur de la poésie », Frédéric Jacques Temple


Il faut privilégier l’éducation à l’écoute. Les enfants perçoivent la matière textuelle particulière du

poème, il faut leur montrer la différence avec la comptine, le récit, la parole de tous les jours. Ils

entendent bien que c’est ailleurs que ça se passe, que c’est autre chose. Demander aux enfants

d’écouter « particulièrement » en se fondant sur leur sensibilité.


L’écoute du poème se passe dans le silence, l’immobilité, le suspens, il faut donner sa chance à

l’émotion…et laisser de côté l’évaluation, il est difficile de mesurer l’impact émotif du poème…Celuici a toutes les chances d’être intérieur, lent et silencieux.



Quels supports ?


L’anthologie permet l’accès à une diversité de tons mais peut représenter l’inconvénient de ne pas

investir suffisamment l’enfant dans l’écriture et l’univers du poète. L’anthologie est un outil

incontestable mais ne doit pas faire oublier la traversée d’un recueil.


Les entrées en poésie : la poésie vivante, le dire, l’écrit, le lire, la transdisciplinarité

Autant il est important de présenter aux enfants un répertoire vaste et varié des textes poétiques, il est

tout aussi essentiel de leur proposer différents modes d’accès aux poèmes, un poème s’écoute, se lit, se

dit, se dessine, se danse, s’écrit, se mime…


La poésie est vivante

Il est important de créer la rencontre avec des auteurs, à travers des correspondances, des lectures…

pour découvrir un univers poétique mais aussi la vie d’un auteur et approcher les questions de la

création.


Lire de la poésie

Donner à lire de la poésie, par le biais d’affichages, d’échanges de poèmes (cartes-poèmes), que la

poésie circule, que les recueils soient mis en avant. Etre passeurs de poèmes.


Ecrire de la poésie

Il s’agit non pas de prouver un talent, mais de faire l’expérience d’une écriture créative et implicante.

Le travail d’écriture doit être préparé et s’accompagner de la lecture de textes poétiques. Quand on

parle de concours de poésie, il faut considérer que l’évaluation en poésie est délicate car elle repose

sur des critères subjectifs, demande un jugement sur l’expression d’une intimité.


Dire de la poésie

Le passage de l’écrit à l’oral peut se faire par des formes légères (lecture seule devant la classe avec le texte sous les yeux) : l’apprentissage de la lecture à voix haute peut être soutenu par un comédien lors d’atelier de diction. Elle peut prendre des formes plus insolites pour créer la surprise et l’étonnement (poème chuchoté à l’oreille par exemple, en petit groupe…).


La transdisciplinarité

La poésie se prête particulièrement aux mélanges des arts : la musique, les arts plastiques, la danse, les

marionnettes….


L’illustration

L’illustration en poésie est fort présente dans les albums et recueils destinés à la jeunesse et surtout

aux plus petits. Elle est proposée bien souvent comme un accompagnement à la compréhension du

texte, comme des pistes d’appréhension pour saisir l’opacité éventuelle du poème. Une façon de

rassurer par l’illustration.

Pourtant elle peut présenter deux risques majeurs :

D’une part, l’illustration peut devenir trop prégnante, écraser le texte, le noyer dans la couleur et en

faire oublier le contenu.

D’autre part, le travail de l’illustrateur devrait être une proposition d’interprétation du texte plus

qu’une représentation figurative. Le choix fait par certaines maisons d’édition jeunesse (Cheyne

éditeur par exemple) de proposer des dessins abstraits laisse à l’enfant la possibilité de se créer sa

propre interprétation et de créer ses propres images.

Il est nécessaire que l’illustration qui accompagne le poème soutienne le texte et puisse lui permettre

de garder toute sa force.



 Catalogue d’actions proposées aux enseignants par le Printemps des Poètes

Depuis sa première édition, en 1999, le Printemps des Poètes travaille ardemment à valoriser les

actions poétiques en milieu scolaire. Pour aider les enseignants à la mise en place de projets,                l’association suggère d’année en année de nouvelles initiatives.


A ce jour, voici les propositions d’actions faites aux établissements scolaires :


« Le grand jour du poème à l’autre » - le 12 mars 2010


« Chez vous, au travail, à l’école, dans la rue… offrez un poème,

- échangez vos poèmes

- postez un poème

- glissez un poème sous la porte

- ceci ou cela mais donnez un poème à l’autre. »



Petit inventaire d’actions originales et concrètes
pour diffuser la poésie dans les classes et en dehors des classes, proposé par le Printemps des Poètes


- Arbre à poèmes : Arbre réel ou fabriqué sur lequel on peut accrocher des poèmes


- Atelier de diction : atelier sur les différentes façons d’oraliser un poème


- Atelier d’écriture poétique : travail sur les jeux poétiques proposés à partir de thématiques ou de

contraintes formelles


- Babel heureuse : moment de lectures croisées dans toutes les langues


- Bannière poétique : donner à lire sur de vastes bannières des poèmes du répertoire contemporain


- Boîte à poèmes : boîte où chacun peut venir déposer un poème et en piocher un


- Bouteille-poème à la mer


- Brigade d’intervention Poétique (BIP) :

Intervention impromptue de comédiens, dans les classes, qui offrent quotidiennement ( sur une à deux

semaines) la lecture d’un poème sans aucun commentaire


- Carte-postale poème


- Correspondance avec un poète : les poètes et les élèves se rencontrent à travers un échange

épistolaire sur toute l’année


- Lâcher de ballons-poèmes


- Lecture de poèmes par un poète, un comédien


- Oreiller-poèmes : poser son oreille sur un coussin qui fait entendre des poèmes (Cie Les oreillers

rouges)


- Parapluie poétique : Ecouter des poèmes dans l’obscurité, sous un parapluie prévu à cet effet

(Association Lire dans le Noir)


- Parcours poétique : dans les musées, lieux publics, parcours à la rencontre de textes poétiques


- Les poèmes s’affichent : choisir un poème dans sa totalité ou un fragment et en réaliser une

transposition avec des moyens plastiques sur un support plan


- Pioche-poème : un comédien fait piocher un poème dans un panier, une boîte…et le lit à

l’assemblée


- Souffleurs de vers : des comédiens chuchotent des poèmes, à travers de longs tubes, à l’oreille des

passants (Cie Les souffleurs)


- Tract poème : diffusion de poèmes au plus grand nombre, sur les places publiques, les marchés…


- Un jour, un poème : les enseignants ouvrent leur journée par la lecture d’un poème

cadre de la manifestation du Printemps des Poètes

 



 
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:03


 

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L’ensemble didactique « L’ÎLE AUX BAOBABS »

 

Enfin des stratégies et des supports de lecture efficaces !

 

Le système éducatif Sénégalais a réalisé une percée importante avec la mise en œuvre  du Programme Décennal de l’Éducation et de la Formation (PDEF.)

 

Entre 2000 et 2008, le taux de scolarisation est passé de  67.1% à 90.1. Cette montée en puissance s’est accompagnée d’une nette amélioration du taux de transition et d’une implication constante du secteur privé.  En outre, la parité fille/garçon est atteinte depuis 2004.

 

Malgré cette évolution positive sur le plan quantitatif, le taux d’achèvement demeure faible : de 38,6% en 2000 il est passé à 58,4% en 2008. Cela veut dire qu’un enfant sur deux n’arrive pas en sixième année du cycle primaire.

 

Force est de constater que dans le domaine de la qualité les résultats obtenus sont en deçà de des attentes, situation caractérisée par des redoublements et des abandons massifs. D’après les évaluations, les échecs scolaires constatés trouvent essentiellement leur justification dans la non maîtrise de la lecture, élément clé qui permet d’entrer dans les  autres  apprentissages.

 

C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de la démarche qualité du plan décennal de l’éducation et de la formation, le Ministère de l’Éducation a noué un partenariat avec plusieurs organismes et cabinets techniques et a accueilli un nombre important d’innovations pédagogiques pouvant améliorer la qualité dans le système.

 

Parmi ces innovations figurent en bonne place les stratégies et outils de lecture/écriture développés par le cabinet conseil L’Artichaut/SARENA du Canada, concepteur de la collection « L’île aux baobabs ».


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L’expérimentation de cette méthode et des outils qui l’accompagnent a donné des résultats probants à la grande satisfaction des enseignants et des parents. Ces derniers soulignent  par ailleurs que la collection est adaptée au vécu culturel des élèves et leur assure une ouverture sur le monde tout en renforçant également les compétences des enseignants à conduire les élèves de la pratique guidée à l’autonomie.

 

Après cette expérimentation et une adaptation concluantes de deux ans, pilotées par l’INEADE, plusieurs écoles maternelles publiques et privées du pays, notamment dans la région de Dakar, ont adopté la méthode et ses supports.

 

En outre le Ministère de l’Éducation a décidé d’introduire l’ensemble didactique  CI /CP « L’île aux baobabs » dans 4 académies à faibles rendements scolaires en français (Dakar, Kaolack, Diourbel et Fatick). C’est ainsi que le manuel Moussa et son matériel d’accompagnement ont été mis en place dans plus de quatre mille classes de CI pour l’année scolaire 2008 / 2009.

 

 

En peu de temps, les élèves de la première année dont le français n’est pas la langue maternelle ont acquis des habiletés et un capital langagiers considérables qui leur ont permis d’aborder l’apprentissage de la lecture dans des conditions gagnantes.


 

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L’ensemble didactique « L’île aux baobabs »
(manuels et matériel collectif) actualise les progrès psycho-cognitifs des stratégies et démarches de l’enseignement apprentissage de la lecture. Grâce à la cohérence de ses outils, il permet un apprentissage progressif et différencié. Sa parfaite convergence avec le nouveau curriculum de l’éducation de base atteste de son caractère novateur en mettant l’élève au cœur des stratégies innovantes.

 

Cette précieuse collection qui permet aux élèves, enfin de LIRE POUR DE VRAI, constitue, aux yeux du Ministère de L’éducation, « une  alternative crédible pour l’atteinte l’amélioration de la qualité de l’éducation ».

 

C’est la raison pour laquelle, au nom de l’exigence d’équité et de l’égalité des chances, je saisis l’opportunité qu’offre ce BLOG pour partager l’information avec les collègues enseignants et les chefs d’établissements. 

 

 

Oumar BA

Inspecteur de l’enseignement

Expert en éducation

 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 16:39


Passionnée par son petit ordinateur éducatif... Exercices de français, de math, apprendre à lire l'heure...


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Arbre de Noel...

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Aperçu d'une salle de classe

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Salle de classe

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Exercices...

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Attentifs face au maître.

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Un goûter d'anniversaire


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Concentrée sur son exercice de mathématiques


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Je colorie le canard

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Exposition de nos productions collectives. (Thèmes: le corps humain et les formes géomé-
triques de base)


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Sketch sur le paludisme

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Exploitation du thème du carnaval

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Accueil du matin

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Carnaval: petites filles en tenues traditionnelles

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Formation d'enseignants: restitution de production

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Formation d'enseignant : pédagogie spéciale

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Chant en choeur


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Majorettes en herbe


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Parents d'élèves et officiels pour une fête de fin d'année

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Nos enfants sont au centre de nos préoccupations

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 12:29
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LE CARNAVAL

 

Cette fête annonce la fin de l’hiver.


Le Carnaval désigne la période qui va de l’Epiphanie au mercredi des Cendres.

Ce mot vient de l’Italien Carnevale  (Mardi gras) qui vient lui-même de cernelevare (Oter la viande).
Carne, la viande, la chair. Avant l`apparition de ce mot, la veille de ce jour s`appelait `Careme Prenant`. C`est le dernier jour  pour profiter avant le careme, faire bombance car ensuite, pas de viande pendant 40 jours.





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La tradition du carnaval remonte au moyen-âge et à l’origine, était un refus de l’ordre établi. Au temps des troubadours, tout était permis au peuple en liesse : des plaisanteries irrévérencieuses à l’égard  des grands du monde, des comportements sexuels réprouvés par la morale… Sous l’écran protecteur des masques, la liberté de dire et de faire était totale.


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Dans la tradition, il y avait le bonhomme Carnaval. C’était le Roi de la fête et il défilait sur un gros char.  Il était ensuite accusé de tous les pêchers et le mardi-gras, il était brûlé sur un bûcher. 

Aujourd’hui, on se déguise, on chante, on danse. Une foule de personnages et d’animaux gambade dans les rues de la ville dans un joyeux défilé. Ce jour là, on mange des crêpes, des gaufres et des beignets. Miam…

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Au Canada où il y a beaucoup de neige, on fait des bonhommes en rivalisant d’ingéniosité. Il y a aussi des courses passionnantes sur les traîneaux.

 

Au Brésil, le Carnaval de Rio est connu sur le plan international. Des chars et des milliers de danseurs défilent à travers la ville.


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Au Sénégal, dans les écoles, cette fête est apparentée au « Taajaboon », fête du nouvel an Musulman,  la Tamkharit.  Les enfants se déguisent donc avec plaisir et une foule de personnages défile : des « Signares » belles femmes métis de Gorée et de Saint Louis, les tenues traditionnelles de différentes ethnies du pays et plus moderne, des poupées à la mode chez les filles ou les classiques de garçons (Spider Man, Action Man…)


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Ces joyeux défilés quittent donc les écoles et escortent des chars (souvent des charrettes tirées par des chevaux) décorés avec des palmes de cocotiers. Ils font le tour du quartier sous les vivas des parents et voisins puis regagnent leur école pour un goûter géant.

 


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Quelque soit le pays, les traditions, l’imagination est reine le jour du carnaval. Les enfants, à l’abri d’une autre identité pour une journée ou quelques heures, se lancent à la conquête du monde.


Le déguisement, le maquillage et les masques permettent d’aller plus loin que les jeux ludiques auxquels ils s’adonnent d’habitude. Sécurisés par le costume qu’ils ont choisi de revêtir, ils vont au-devant d’eux même et des autres.

 






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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:38


Nous sommes souvent très mal à l'aise face aux grandes questions de nos petits. Pourtant, découvrir son corps, c'est normal... Voir un enfant se toucher nous dérange énormément et nous ne savons pas trop comment réagir.
Et pourtant, il suffit juste de poser le problème en termes de LIMITES et de pouvoir répondre avec pertinences aux questions posées par l'enfant sur son corps et sur celui des autres.

Face à un enfant qui se touche à la maternelle, Il faudrait ne pas dramatiser. Juste lui expliquer que cela ne se fait pas en public parceque cela fait partie des règles de vie en famille et en société.







Eviter les mots comme " tu es sale, c'est dégoûtant' ou du genre " tu iras en enfer" qui peuvent introduire des idées négatives dans l'imaginaire de l'enfant autour de la sexualité et de l'Amour.

C'est aussi le lieu pour expliquer à l'enfant qu'aucun adulte n'a le droit de les toucher et qu'il faudrait en parler à leurs parents si cela arrivait.


 Une attitude d'écoute, de conseil... Ni dramatiser, ni punir... Essayer de trouver le mot juste qui explique... 


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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 12:24

 

Les statistiques nous disent que toutes les trente secondes, un enfant meurt du paludisme en Afrique. Au Sénégal, c’est la première cause de consultation médicale. Plus d’1,5 millions de cas sont comptabilisés.

 

C’est une maladie dûe à un parasite qui est transmis par la piqûre d’un moustique femelle appellé Anophèle. Ce parasite circule dans le sang en infectant les globules rouges et en les détruisant.



 





Au Sénégal, l’Anophèle se développe dans les zones marécageuses, les zones inondées comme la banlieue Dakaroise où l’eau de pluie stagne dans des bassins de rétention prévus sans que rien ne soit prévu pour l’évacuation des eaux ainsi collectées.Cette année, pendant l’hivernage, certains bassins ont déversé leur trop plein sur les quartiers qu’ils étaient sensés protéger.



SP_A1683.jpg





 



On retrouve aussi l’anophèle dans des zones à forte pluviométrie telles que les zones du sud du pays ( La Casamance)

 

Lors d’une crise de paludisme, le malade peut avoir plus de 40 ° de température. Les accés de fièvre sont intermittents, c'est-à-dire que la fièvre s’arrête, puis reprend et ainsi de suite. Il a aussi des maux de tête, des douleurs musculaires. Le plus souvent, tous ces signes sont accompagnés de vomissements, de diarrhées, de toux et le malade est anémié parceque ses globules rouges diminuent. Les bébés et les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés, ayant moins d’anticorps pour lutter contre le parasite. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande de dormir sous des moustiquaires imprégnées de produit anti-moustique.





Le parasite responsable du paludisme résiste. C’est pourquoi, au bout d’un certain temps, le médicament utilisé n’est plus efficace et on doit en fabriquer un autre.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 15:18


 

Temps de  l’Avent… On attend Noël comme une lumière dans les ténèbres, comme le feu au cœur de l’hiver, l’amour envers son prochain dans ce monde sans tendresse.

Noël ? C’est une leçon d’humanité…

Noël ? C’est l’attente, les préparatifs avec le calendrier de l’Avent, le sapin, les guirlandes, la couronne sur la porte…


Quelle joie, le jour de Noël, de se retrouver tous ensemble autour d’un sapin bien décoré et illuminé !

 

A Noël, les Chrétiens célèbrent la naissance de l’Enfant Jésus né dans une étable. Pour rappeler cela, on fait des crèches à Noël avec des Santons. Dans ces crèches, figurent les parents de Jésus, les animaux de l’étable (âne et bœuf) puis les Rois Mages venus apporter des cadeaux au bébé.

 





Les enfants ont coutume de déposer leurs chaussures devant le sapin avant d’aller se coucher le soir de Noël. Le Père Noël, dans la nuit, y déposera ses cadeaux. Il arrive, selon la légende, dans son char emplit de cadeaux, tiré par des Rennes. Il passe par la cheminée.


Le Père Noël ? C’est Saint Nicolas … Le personnage du Père Noël comme nous le connaissons aujourd’hui apparait à New York en 1860.



 

Faut-il briser le mythe ? Certains parents rechignent à mentir à leur enfant. Mais que dire ?
Il est recommandé de préserver le mythe tout en essayant de ne pas en rajouter. Juste donner de quoi alimenter l’imaginaire.







Pour écrire au Père Noël, pas de timbre sur l’enveloppe. La poste envoie gracieusement le courrier quelle que soit l’adresse. L’essentiel est que la lettre lui soit adressée. Et pendant tout le mois de Décembre, le secrétariat du Père Noël  répond à toutes les lettres. Nous noterons que cela ne concerne pas nos postes africaines mais la poste Française.

 









Le sapin ?  C’ est un arbre toujours vert. Il représente laVIE au milieu de l’hiver glacial, quand tout est recouvert de neige. Décoré de guirlandes lumineuses, de boules brillantes, il symbolise, de par sa lumière, l’astre solaire qui se fait rare en cette saison.

 

Au Sénégal, on fête aussi Noël. Les sapins synthétiques foisonnent, importés par les commerçants chinois. Le vrai sapin coûte assez cher vu qu’il ne pousse pas à l’état naturel dans nos pays sahéliens. Il arrive que l’on décore juste un arbre à la place du sapin. C’est joli croyez moi… et les enfants son ravis. Avez-vous déjà vu un Père Noël noir ?

 




Le repas traditionnel est constitué d’une dinde et d’une bûche. Mais chaque pays a ses coutumes : en Angleterre, on sert du pudding et au Danemark, du riz aux amandes. Au Sénégal, le poulet remplace la dinde.



Dans ma famille, je ne sais pourquoi ni d’où vient cette tradition, mais quand j’étais petite, on buvait du chocolat chaud le soir de Noël avant d’aller au lit. Dans le liquide brûlant flottait une île blanche : du blanc d’œuf…




En Gambie, dans ma famille paternelle, il est de tradition d’offrir des cakes aux fruits confits.

 

 

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 14:38


 

Contrôlés par le cerveau, les cinq sens permettent de savoir ce qui se passe autour de soi.

 

Les yeux, organes de la vue :

Ils permettent de voir le monde, les parents, les amis, les fleurs et les oiseaux.

 












Les oreilles, organes de l’ouie
 :

Avec les oreilles, on entend les bruits, la musique, la voix de Maman…






Le nez, organe de l’odorat :

Dans tes narines, il y a de minuscules organes qui sentent les odeurs quand l’air pénètre dans ton nez. Les odeurs sont interprétées par ton cerveau qui te dit si c’est une bonne ou une mauvaise odeur.

 




La langue, organe du goût
 :

Grâce à de petits points qui sont sur la langue, on peut sentir le goût des aliments. C’est le cerveau qui pense : c’est bon ou c’est mauvais.

 





La peau
 :

Ton cerveau indique si ce que tu touches avec ta peau est froid, chaud, mou, piquant ou doux. Quand tu touches ta peluche, elle est douce. Tu la touches à nouveau pour avoir une agréable sensation et c’est si bon !

La peluche, c'est doux comme le coton,  les plumes des oiseaux et la soie.
Le papier verre, ça gratte comme la lime à ongles de Maman, l'éponge à récurer les marmites et l'écorce de l'arbre.








POESIE DE MIREILLE FRONTY


Une Maman
C'est une main fraîche
Sur un front fiévreux
Qui chasse, du bout des doigts,
Tous les cauchemars

C'est une voix pour les mots doux
Et ceux qui consolent...
Une voix qui nous chante
Des airs indémodables et légers...

C'est un regard
Où l'on se sent naître
Unique et beau
Comme une étoile,
Comme un soleil

C'est une odeur
Qu'on n'oublie jamais
Poudre, laque
Pain frais, miel, lait
Violette, lilas, mimosas

C'est un rire
Qui donne envie de partager.
Un rire pour la bonne humeur
Pour aller voir de quoi demain sera fait.

Une Maman
C'est comme une poésie
Avec des mots simples et très beaux
Qui parle de la vie.


 
             Merci Mireille pour ce beau texte vu dans Toupie








JEU DE KIM









KIM GOÛT

 

1.    Sucre vanillé

 

2.    Sucre

 

3.    Sel

 

4.    Chocolat

 

5.    Farine

 

6.    Café

 

7.    Café soluble

 

 

 

KIM ODORAT

 

1.    Fleur d'oranger

 

2.    Fenouil

 

3.    Cannelle

 

4.    Café

 

5.    Origan ou marjolaine

 

6.    Verveine

 

7.    Vanille




                                            Jeu de mémory








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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 13:59








Qu’est ce qu’une graine ? C’est la partie de la plante qui lui permet de se reproduire. La plante doit en fabriquer beaucoup pour y parvenir. Une seule carotte peut fabriquer  10 000 graines. Les semenciers cultivent parfois des carottes dans de vastes champs. Ces carottes ne seront pas mangées. Elles sont cultivées pour récolter leurs graines qui seront mises en sachets et vendues aux jardiniers et maraîchers.

 

Les plantes ne naissent pas toujours à partir de graines ! Certaines naissent tous les ans à partir d’un bulbe. D’autres enfoncent des tiges dans la terre qui donnent naissance à de nouvelles plantes. Parfois, on part d’un morceau de plante (tige, feuille, tubercule) qui prend racine et donne une nouvelle plante.


 

Dans une graine, il y a un tout petit germe appelé aussi embryon à partir duquel la plante va pousser. Il y a aussi des réserves de nourriture de la graine qui sont plus grosses et ressemblent à des sacs. Le petit germe y puise sa nourriture pour commencer sa croissance.

 

Les paysans ont toujours mis de coté les grains des épis, des légumes et fruits les plus beaux pour les semer. Peu à peu, les plantes cultivées ont changé, devenant plus belles et plus grosses. C’est la sélection. Mais toutes les variétés sont intéressantes. Elles assurent une biodiversité importante pour l’homme. De nos jours, les scientifiques interviennent sur les semences en les transformant pour y ajouter de nouvelles qualités. Ces plantes sont appelées organismes génétiquement modifiés (O. G. M.).

 




 




POUR FAIRE POUSSER DES GRAINES

 

Prendre quelques graines de lentilles et les semer dans un pot rempli de terre posé à la fenêtre. Ajouter un peu d’eau- Dès le lendemain, elles germent ! Continuer à donner de l’eau, elles vont grandir. Les plantes naissent, grandissent, se reproduisent puis meurent. Ce sont des êtres vivants comme nous !



 



QU’EST-CE QU’UN LEGUME ?

 

C’est une plante du potager dont une partie peut se manger : la feuille, la racine, la fleur, les graines ou le fruit. Ils apportent des vitamines et des sels minéraux très importants pour la santé.

 



















QU’EST-CE QU’UN FRUIT ?

 

C’est la partie de la plante qui entoure la graine. Il peut être dodu ou juteux comme la chaire de la mangue ou sec comme les noisettes. Les fruits frais sont remplis de vitamines : A pour la vue, B pour la mémoire, C pour l’énergie…

 


 








LE SAVIEZ VOUS ?

 

1.     Les graines de lotus peuvent rester 2 000 ans sans germer !...

2.     En écrasant des graines de mais, on les transforme en farine, sucre puis alcool. C’est le bioéthanol. Mélangé à de l’essence, on l’appelle bio carburant. On dit que c’est de l’énergie renouvelable car le mais peut être planté et récolté chaque années.

3.     Certaines graines voyagent… Elles peuvent flotter au fil de l’eau, s’envoler… Mais un seul but pour elles: germer!

4.     Trois millions de variétés de graines sont précieusement conservés dans un tunnel fermé comme un coffre-fort au plus profond d’une île au large de la Norvège. Ainsi, en cas de catastrophe, les hommes pourront toujours semer, cultiver et manger ! 

 

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Vie Des Écoles Au Sénégal

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