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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:12

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Nous avons décidé de fabriquer un LIVRE /BIJOU en forme de Cœur serti de perles pour la fête des Mamans.

 

 

 MATERIEL

 

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FILM DE L'ATELIER 

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PLIER

 

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DECOUPER

 

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LE LIVRE BIJOU PREND FORME PEU A PEU...

 

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LES PERLES SONT COLLEES UNE A UNE...

 

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TOUT LE MONDE S'APPLIQUE. C'EST UN CADEAU POUR MAMAN...

 

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DU VERNI, DES PAILLETTES ARGENTEES... RIEN N'EST TROP BEAU POUR MAMAN.

 

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DANS LE LIVRE, UN POEME ET UN MESSAGE D'AMOUR POUR MAMAN.

 

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DITES MAITRESSE COMMENT GARDER LE SECRET JUSQU'A DIMANCHE ?

 

 

 

UN GRAND BRAVO AUX ELEVES DE LA MOYENNE SECTION.

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 05:44

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La Science Fair Project est un événement important dans la vie de la Portland French School.

Elle consiste à pousser les élèves du cycle III et ceux du secondaire à présenter un projet scientifique qui soit original.

L'encadrement a été assuré par M. Mathias Guichard. Nous lui adressons nos félicitations ainsi qu'aux parents qui se sont pleinement investis pour le bon déroulement de cet événement annuel.

 

Un grand bravo à tous les élèves...  

 

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LES THEMES

 

Ils ont été riches et variés:

 

( Notre liste est loin d'être exhaustive. Nous avons longé les couloirs crayon et papier en main et nous nous sommes arrêtés au niveau de certaines productions. Il y avait 50 exposants et nul n'a démérité. Un grand bravo aux« Petits » du CE2).

 

- Les moisissures - Anna Easton

- Les lasers - Donovan Dressel et Cyrus Kagan

- Les structures des ponts - Alina Michelet

- La loi de la conservation de l'energie - Maxime Raznic

- Explosion d'un volcan - Zachary Bosworth et Caius Lamiée

- Quelle qualité de pop corn éclate plus vite? - Adam Blaine

- Sons et lumières - Lasayany Van

- Les cristaux à différentes températures - Juliana Smith

- Les meilleurs liquides pour les plantes - Michelle Sall

- Illusion optiques - Annika Lampert et Kiss Viv

- Les papilles de la langue - Jack Wentzien

- Les avions en papier - Aaro Rudder

- Le dégorgeoir de soda - Sinan Grehan, Landon James et Rishon Beard

 

 

Science-Fair-clipart.jpg

 

 

Nos apprentis scientifiques ont présenté leur travail lors de l'exposition prévue à cet effet le lundi 02 Avril.

 

Nous noterons la rigueur de la démarche scientifique lors de l'élaboration des différents projets.

 

PLANS

 

Science-Fair-board-3.gif 

Nous noterons:

 

- Les hypothèses

- Le matériels

- Les procédures

- La recherche

- Les données

- L'analyse

- Les résultats

- La conclusion

- Les recommandations ( dans certains cas...)

- La bibliographie

- Les photos  

 

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LE PROJET DE MICHELLE SALL ( CM1)

 

PORTLAND FRENCH SCHOOL

OREGON 

 

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QUELS SONT LES MEILLEURS LIQUIDES POUR FAIRE POUSSER LES PLANTES?

( Le radis)

 

                                      1.   Il faut des gobelets, des containers, de la terre,

                                         une éprouvette graduée, des graines de radis, de l’eau du robinet,

                                        de l’eau minérale et du thé.

 

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2. Verser du sable dans un des gobelets gradués pour avoir

                                   la même quantité dans chaque container.

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3. Verser la terre dans les containers qui serviront de pots de fleurs.

 

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4. Au bout de 15 jours, les plantes ont poussé. Elles sont de différentes tailles.

 

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CONSTATS

-      LE THE VERT :

 La plante arrosée avec le thé a germé mais n’a pas bien poussé.

Pourtant, il est recommandé d'arroser les plantes avec du thé ( mais avec les résidus de la théière). Le thé étant fabriqué à partir de feuilles, les bactéries du sol vont transformer ces résidus de thé en compost.

 

 Nous avons voulu savoir si le fait d’arroser avec le thé vert pouvait être d’un quelconque apport. Il s’avère que non.

 

 

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-    L’EAU MINERALE: La plante arrosée avec de l’eau minérale n’a pas bien poussé. Nous avons regardé la composition de l’eau minérale sur la bouteille:

 

   -  calcium 5.2mg/l
- magnesium 2.43 mg/
- potassium 1.15 mg /l
- sodium 14.05mg/l
- chlorures 25 mg/l
- flourides 0.06mg/l
- sulfates 6 mg/l
- bicarbonates 30.5 mg/ l
- nitrates 0 mg/l

Nous avons remarqué qu’il y a trop d'oligo-éléments présents dans cette eau. A la longue, il y a saturation donc problème avec les plantes !

Et eventuellement une croissance ralentie voire arretée. La plante a besoin de minéraux mais il ne faut pas lui en donner de trop sinon elle ne se développe pas bien. Donc l'eau en bouteille n'est pas forcement une bonne idée, de plus a long terme ca represente pas mal d’argent gaspillé.

 

 

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- L'Eau du robinet:

La plante que nous avons arrosée avec de l’eau du robinet s’est bien développée en 15 jours.

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:01

 

 

 

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BONNE FETE DU TRAVAIL MALGRE L'HORREUR DE CETTE CRISE QUE NOUS TRAVERSONS... 

 

 

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 07:24

 

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Le saviez vous ?

 

En 1564, le Roi Charles IX décida de modifier le calendrier. Jusqu'à cette date, en effet, l'année commençait le 1er Avril.

 

 

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Charles IX

 

 

La modification du calendrier fit que l'année commencerait désormais le 1er Janvier. C'est ainsi que, par habitude ou simplement par opposition, certaines personnes gardèrent l'habitude d'échanger des cadeaux le 1er Avril.

 

 

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Cette tradition se poursuit de nos jours et cette date est devenue synonyme de farces...

 

A la Portland French school, la Grande section B a bien fêté l'événement.

 

 

 

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 Coloriage

 

 

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Peinture, découpage, collage...

 

 

 

 

Bravo à tous les élèves pour ce beau panneau.

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 05:52

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DANS LE CADRE DE NOS ACTIVITES POUR LA FRANCOPHONIE 2011, NOUS AVONS ORGANISE UN CONCOURS DE DICTéE AUTOUR DES DIX MOTS PROPOSES

DIX MOTS POUR LE DIRE: COMPLICE, FIL, AVEC, CORDéE, HARMONIEUSEMENT, AGAPES, RéSEAUTER, CHœUR, ACCUEILLANT, MAIN.

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theme: interagir pour s’enrichir. Mes couleurs +tes saveurs=nos chefs d’œuvre

  

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LE FIL DE L’HISTOIRE

 

             lA MAIN DE LENFANT SE TENAIT HéSITANTE SUR LA PAGE BLANCHE DU CAHIER. eNTRE SES DOIGTS CRISPéS ET NERVEUX, UN CRAYON à PAPIER VERT FLUO à LA MINE BIEN TAILLéE. dES MOTS TRACéS à LA HâTE ATTENDAIENT AVEC IMPATIENCE QUE LE FIL TéNU DE L’HISTOIRE SOIT RENOUé. tIC TAC, TIC TAC, FAISAIT LA PENDULE, éGRENANT LES MINUTES INTERMINABLES.

              l’ENFANT, AGACé, SE TOURNA VERS LA FENêTRE VITRéE, LAISSANT ERRER SON REGARD SUR LA NATURE GéNéREUSE QUI S’éTALAIT à PERTE DE VUE. uN PAYSAGE DE CARTE POSTALE COMPLICE, ACCUEILLANT, S’OFFRAIT, INVITANT AU VOYAGE. eRRANCE AU GRé DES SOUVENIRS DE CHEVAUCHéES FANTASTIQUES DANS DE VASTES PRAIRIES HERBEUSES, PARSEMéES DE FLEURS. pROMENADES MATINALES SUR DE LONGS TAPIS DE SABLE FIN BORDéS DE COCOTIERS QUAND S’éLèVE UN CHœUR DE MOUETTES JOUEUSES.

                lE FIL DE L’HISTOIRE SE NOUE à NOUVEAU AVEC ENTRAIN SUR LA CORDéE, S’INTéGRANT HARMONIEUSEMENT AU COURS DU RéCIT. c’EST TOUJOURS AINSI QUE NAISSENT LES TEXTES. uN ENFANTEMENT DOULOUREUX DE MOTS ET DE MAUX RéSEAUTéS QUI DéCRIVENT NOS PEURS ET NOS RêVES. lES DOIGTS à NOUVEAU ALERTES DE L’ENFANT ERRENT SUR LA FEUILLE, DESSINANT L’APPEL. iL S’AGISSAIT D’INVITER TOUS LES ENFANTS DU MONDE AUX AGAPES DES POèTES, UN RENDEZ VOUS POUR LE PRINTEMPS 2011 à pORTLAND.

MARIE LOUISE SOCK

 

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Merci à tous les élèves du cycle 3 et au corps enseignant  de la Portland French School pour leur soutien lors de la préparation de cette activité.

 

 

 

 

 

 

PRINTEMPS DES POETES 2011 -

 

VOYEZ NOTRE ARBRE A POEMES...

 

 

 

Cliquez sur le lien S.V.P....

 

http://gingimbre.over-blog.fr/article-printemps-de-poetes-2011-69345659.html

 

 

 

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 01:59

 Un grand merci à Mme bénédicte Ricordel ( enseignante ) et à M. Oumar Ba ( Inspecteur de l'éducation) qui ont voulu partager cet article paru dans Le Monde du 05 Mars 2011.

 

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Philosophe, historien des sciences et homme de lettres français. Il est né en 1930 

 

 

 

Avant d'enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître. Qui se présente, aujourd'hui, à l'école, au collège, au lycée, à l'université ?

Ce nouvel écolier, cette jeune étudiante n'a jamais vu veau, vache, cochon ni couvée. En 1900, la majorité des humains, sur la planète, travaillaient au labour et à la pâture ; en 2011, la France, comme les pays analogues, ne compte plus qu'un pour cent de paysans. Sans doute faut-il voir là une des plus fortes ruptures de l'histoire, depuis le néolithique. Jadis référée aux pratiques géorgiques, la culture, soudain, changea. Celle ou celui que je vous présente ne vit plus en compagnie des vivants, n'habite plus la même Terre, n'a plus le même rapport au monde. Elle ou il n'admire qu'une nature arcadienne, celle du loisir ou du tourisme.

- Il habite la ville. Ses prédécesseurs immédiats, pour plus de la moitié, hantaient les champs. Mais, devenu sensible à l'environnement, il polluera moins, prudent et respectueux, que nous autres, adultes inconscients et narcisses. Il n'a plus la même vie physique, ni le même monde en nombre, la démographie ayant soudain bondi vers sept milliards d'humains ; il habite un monde plein.

- Son espérance de vie va vers quatre-vingts ans. Le jour de leur mariage, ses arrière-grands-parents s'étaient juré fidélité pour une décennie à peine. Qu'il et elle envisagent de vivre ensemble, vont-ils jurer de même pour soixante-cinq ans ? Leurs parents héritèrent vers la trentaine, ils attendront la vieillesse pour recevoir ce legs. Ils ne connaissent plus les mêmes âges, ni le même mariage ni la même transmission de biens. Partant pour la guerre, fleur au fusil, leurs parents offraient à la patrie une espérance de vie brève ; y courront-ils, de même, avec, devant eux, la promesse de six décennies ?

- Depuis soixante ans, intervalle unique dans notre histoire, il et elle n'ont jamais connu de guerre, ni bientôt leurs dirigeants ni leurs enseignants. Bénéficiant d ‘une médecine enfin efficace et, en pharmacie, d'antalgiques et d'anesthésiques, ils ont moins souffert, statistiquement parlant, que leurs prédécesseurs. Ont-ils eu faim ? Or, religieuse ou laïque, toute morale se résumait en des exercices destinés à supporter une douleur inévitable et quotidienne : maladies, famine, cruauté du monde. Ils n'ont plus le même corps ni la même conduite ; aucun adulte ne sut leur inspirer une morale adaptée.

- Alors que leurs parents furent conçus à l'aveuglette, leur naissance est programmée. Comme, pour le premier enfant, l'âge moyen de la mère a progressé de dix à quinze ans, les parents d'élèves ont changé de génération. Pour plus de la moitié, ces parents ont divorcé. Ils n'ont plus la même généalogie.

- Alors que leurs prédécesseurs se réunissaient dans des classes ou des amphis homogènes culturellement, ils étudient au sein d'un collectif où se côtoyent désormais plusieurs religions, langues, provenances et mœurs. Pour eux et leurs enseignants, le multiculturalisme est de règle. Pendant combien de temps pourront-ils encore chanter l'ignoble "sang impur" de quelque étranger ? Ils n'ont plus le même monde mondial, ils n'ont plus le même monde humain. Mais autour d'eux, les filles et les fils d'immigrés, venus de pays moins riches, ont vécu des expériences vitales inverses.

Bilan temporaire. Quelle littérature, quelle histoire comprendront-ils, heureux, sans avoir vécu la rusticité, les bêtes domestiques, la moisson d'été, dix conflits, cimetières, blessés, affamés, patrie, drapeau sanglant, monuments aux morts, sans avoir expérimenté dans la souffrance, l'urgence vitale d'une morale ?

VOILÀ POUR LE CORPS ; VOICI POUR LA CONNAISSANCE

- Leurs ancêtres fondaient leur culture sur un horizon temporel de quelques milliers d'années, ornées par l'Antiquité gréco-latine, la Bible juive, quelques tablettes cunéiformes, une préhistoire courte. Milliardaire désormais, leur horizon temporel remonte à la barrière de Planck, passe par l'accrétion de la planète, l'évolution des espèces, une paléo-anthropologie millionnaire. N'habitant plus le même temps, ils vivent une toute autre histoire.

- Ils sont formatés par les médias, diffusés par des adultes qui ont méticuleusement détruit leur faculté d'attention en réduisant la durée des images à sept secondes et le temps des réponses aux questions à quinze secondes, chiffres officiels ; dont le mot le plus répété est "mort" et l'image la plus représentée celle de cadavres. Dès l'âge de douze ans, ces adultes-là les forcèrent à voir plus de vingt mille meurtres.

- Ils sont formatés par la publicité ; comment peut-on leur apprendre que le mot relais, en français s'écrit "- ais", alors qu'il est affiché dans toutes les gares "- ay" ? Comment peut-on leur apprendre le système métrique, quand, le plus bêtement du monde, la SNCF leur fourgue des "s'miles" ?

Nous, adultes, avons doublé notre société du spectacle d'une société pédagogique dont la concurrence écrasante, vaniteusement inculte, éclipse l'école et l'université. Pour le temps d'écoute et de vision, la séduction et l'importance, les médias se sont saisis depuis longtemps de la fonction d'enseignement.

Critiqués, méprisés, vilipendés, puisque pauvres et discrets, même s'ils détiennent le record mondial des prix Nobel récents et des médailles Fields par rapport au nombre de la population, nos enseignants sont devenus les moins entendus de ces instituteurs dominants, riches et bruyants.

Ces enfants habitent donc le virtuel. Les sciences cognitives montrent que l'usage de la toile, lecture ou écriture au pouce des messages, consultation de Wikipedia ou de Facebook, n'excitent pas les mêmes neurones ni les mêmes zones corticales que l'usage du livre, de l'ardoise ou du cahier. Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois.

Ils ne connaissent ni n'intègrent ni ne synthétisent comme nous, leurs ascendants. Ils n'ont plus la même tête.

- Par téléphone cellulaire, ils accèdent à toutes personnes ; par GPS, en tous lieux ; par la toile, à tout le savoir ; ils hantent donc un espace topologique de voisinages, alors que nous habitions un espace métrique, référé par des distances. Ils n'habitent plus le même espace.

Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années soixante-dix. Il ou elle n'a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n'habite plus le même espace. Né sous péridurale et de naissance programmée, ne redoute plus, sous soins palliatifs, la même mort. N'ayant plus la même tête que celle de ses parents, il ou elle connaît autrement.

- Il ou elle écrit autrement. Pour l'observer, avec admiration, envoyer, plus rapidement que je ne saurai jamais le faire de mes doigts gourds, envoyer, dis-je, des SMS avec les deux pouces, je les ai baptisés, avec la plus grande tendresse que puisse exprimer un grand-père, Petite Poucette et Petit Poucet. Voilà leur nom, plus joli que le vieux mot, pseudo-savant, de dactylo.

- Ils ne parlent plus la même langue. Depuis Richelieu, l'Académie française publie, à peu près tous les vingt ans, pour référence, le dictionnaire de la nôtre. Aux siècles précédents, la différence entre deux publications s'établissait autour de quatre à cinq mille mots, chiffres à peu près constants ; entre la précédente et la prochaine, elle sera d'environ trente mille. A ce rythme, on peut deviner qu'assez vite, nos successeurs pourraient se trouver, demain, aussi séparés de notre langue que nous le sommes, aujourd'hui, de l'ancien français pratiqué par Chrétien de Troyes ou Joinville. Ce gradient donne une indication quasi photographique des changements que je décris. Cette immense différence, qui touche toutes les langues, tient, en partie, à la rupture entre les métiers des années récentes et ceux d'aujourd'hui. Petite Poucette et son ami ne s'évertueront plus aux mêmes travaux. La langue a changé, le labeur a muté.

L'INDIVIDU

Mieux encore, les voilà devenus tous deux des individus. Inventé par saint Paul, au début de notre ère, l'individu vient de naître ces jours-ci. De jadis jusqu'à naguère, nous vivions d'appartenances : français, catholiques, juifs, protestants, athées, gascons ou picards, femmes ou mâles, indigents ou fortunés… nous appartenions à des régions, des religions, des cultures, rurales ou urbaines, des équipes, des communes, un sexe, un patois, la Patrie. Par voyages, images, Toile et guerres abominables, ces collectifs ont à peu près tous explosé.

Ceux qui restent s'effilochent. L'individu ne sait plus vivre en couple, il divorce ; ne sait plus se tenir en classe, il bouge et bavarde ; ne prie plus en paroisse ; l'été dernier, nos footballeurs n'ont pas su faire équipe ; nos politiques savent-ils encore construire un parti plausible ou un gouvernement stable ? On dit partout mortes les idéologies ; ce sont les appartenances qu'elles recrutaient qui s'évanouissent.

Cet nouveau-né individu, voilà plutôt une bonne nouvelle. A balancer les inconvénients de ce que l'on appelle égoïsme par rapport aux crimes commis par et pour la libido d'appartenance – des centaines de millions de morts –, j'aime d'amour ces jeunes gens.

Cela dit, reste à inventer de nouveaux liens. En témoigne le recrutement de Facebook, quasi équipotent à la population du monde. Comme un atome sans valence, Petite Poucette est toute nue. Nous, adultes, n'avons inventé aucun lien social nouveau. L'entreprise généralisée du soupçon et de la critique contribua plutôt à les détruire.

Rarissimes dans l'histoire, ces transformations, que j'appelle hominescentes, créent, au milieu de notre temps et de nos groupes, une crevasse si large et si évidente que peu de regards l'ont mesurée à sa taille, comparable à celles visibles au néolithique, à l'aurore de la science grecque, au début de l'ère chrétienne, à la fin du Moyen Age et à la Renaissance.

Sur la lèvre aval de cette faille, voici des jeunes gens auxquels nous prétendons dispenser de l'enseignement, au sein de cadres datant d'un âge qu'ils ne reconnaissent plus : bâtiments, cours de récréation, salles de classes, amphithéâtres, campus, bibliothèques, laboratoires, savoirs même… cadres datant, dis-je, d'un âge et adaptés à une ère où les hommes et le monde étaient ce qu'ils ne sont plus.

Trois questions, par exemple : que transmettre ? A qui le transmettre ? Comment le transmettre ?

QUE TRANSMETTRE ? LE SAVOIR !

Jadis et naguère, le savoir avait pour support le corps du savant, aède ou griot. Une bibliothèque vivante… voilà le corps enseignant du pédagogue. Peu à peu, le savoir s'objectiva : d'abord dans des rouleaux, sur des velins ou parchemins, support d'écriture ; puis, dès la Renaissance, dans les livres de papier, supports d'imprimerie ; enfin, aujourd'hui, sur la toile, support de messages et d'information. L'évolution historique du couple support-message est une bonne variable de la fonction d'enseignement. Du coup, la pédagogie changea au moins trois fois : avec l'écriture, les Grecs inventèrent la Paideia ; à la suite de l'imprimerie, les traités de pédagogie pullulèrent. Aujourd'hui ?

Je répète. Que transmettre ? Le savoir ? Le voilà, partout sur la Toile, disponible, objectivé. Le transmettre à tous ? Désormais, tout le savoir est accessible à tous. Comment le transmettre ? Voilà, c'est fait. Avec l'accès aux personnes, par le téléphone cellulaire, avec l'accès en tous lieux, par le GPS, l'accès au savoir est désormais ouvert. D'une certaine manière, il est toujours et partout déjà transmis.

Objectivé, certes, mais, de plus, distribué. Non concentré. Nous vivions dans un espace métrique, dis-je, référé à des centres, à des concentrations. Une école, une classe, un campus, un amphi, voilà des concentrations de personnes, étudiants et professeurs, de livres en bibliothèques, d'instruments dans les laboratoires… ce savoir, ces références, ces textes, ces dictionnaires… les voilà distribués partout et, en particulier, chez vous – même les observatoires ! mieux, en tous les lieux où vous vous déplacez ; de là étant, vous pouvez toucher vos collègues, vos élèves, où qu'ils passent ; ils vous répondent aisément. L'ancien espace des concentrations – celui-là même où je parle et où vous m'écoutez, que faisons-nous ici ? – se dilue, se répand ; nous vivons, je viens de le dire, dans un espace de voisinages immédiats, mais, de plus, distributif. Je pourrais vous parler de chez moi ou d'ailleurs, et vous m'entendriez ailleurs ou chez vous, que faisons-nous donc ici ?

Ne dites surtout pas que l'élève manque des fonctions cognitives qui permettent d'assimiler le savoir ainsi distribué, puisque, justement, ces fonctions se transforment avec le support et par lui. Par l'écriture et l'imprimerie, la mémoire, par exemple, muta au point que Montaigne voulut une tête bien faite plutôt qu'une tête bien pleine. Cette tête vient de muter encore une fois. De même donc que la pédagogie fut inventée (paideia) par les Grecs, au moment de l'invention et de la propagation de l'écriture ; de même qu'elle se transforma quand émergea l'imprimerie, à la Renaissance ; de même, la pédagogie change totalement avec les nouvelles technologies. Et, je le répète, elles ne sont qu'une variable quelconque parmi la dizaine ou la vingtaine que j'ai citée ou pourrais énumérer.

Ce changement si décisif de l'enseignement – changement répercuté sur l'espace entier de la société mondiale et l'ensemble de ses institutions désuètes, changement qui ne touche pas, et de loin, l'enseignement seulement, mais aussi le travail, les entreprises, la santé, le droit et la politique, bref, l'ensemble de nos institutions – nous sentons en avoir un besoin urgent, mais nous en sommes encore loin.

Probablement, parce que ceux qui traînent, dans la transition entre les derniers états, n'ont pas encore pris leur retraite, alors qu'ils diligentent les réformes, selon des modèles depuis longtemps effacés. Enseignant pendant un demi-siècle sous à peu près toutes les latitudes du monde, où cette crevasse s'ouvre aussi largement que dans mon propre pays, j'ai subi, j'ai souffert ces réformes-là comme des emplâtres sur des jambes de bois, des rapetassages ; or les emplâtres endommagent le tibia, même artificiel : les rapetassages déchirent encore plus le tissu qu'ils cherchent à consolider.

Oui, depuis quelques décennies je vois que nous vivons une période comparable à l'aurore de la Paideia, après que les Grecs apprirent à écrire et démontrer ; semblable à la Renaissance qui vit naître l'impression et le règne du livre apparaître ; période incomparable pourtant, puisqu'en même temps que ces techniques mutent, le corps se métamorphose, changent la naissance et la mort, la souffrance et la guérison, les métiers, l'espace, l'habitat, l'être-au-monde.

ENVOI

Face à ces mutations, sans doute convient-il d'inventer d'inimaginables nouveautés, hors les cadres désuets qui formatent encore nos conduites, nos médias, nos projets adaptés à la société du spectacle. Je vois nos institutions luire d'un éclat semblable à celui des constellations dont les astronomes nous apprirent qu'elles étaient mortes depuis longtemps déjà.

Pourquoi ces nouveautés ne sont-elles point advenues ? Je crains d'en accuser les philosophes, dont je suis, gens qui ont pour métier d'anticiper le savoir et les pratiques à venir, et qui ont, ce me semble, failli à leur tâche. Engagés dans la politique au jour le jour, ils n'entendirent pas venir le contemporain. Si j'avais eu à croquer le portrait des adultes, dont je suis, ce profil eût été moins flatteur.

Je voudrais avoir dix-huit ans, l'âge de Petite Poucette et de Petit Poucet, puisque tout est à refaire, puisque tout reste à inventer. Je souhaite que la vie me laisse assez de temps pour y travailler encore, en compagnie de ces Petits, auxquels j'ai voué ma vie, parce que je les ai toujours respectueusement aimés.

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  Citations de michel serres

  • « Dieu est notre pudeur ».
  • « Le savoir rend heureux, le savoir rend libre ».
  • « La terre, jadis notre mère, est devenue notre fille ».
  • « La seule vraie désobéissance est celle qui permet d'inventer ».

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 08:28

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Elimane MBENGUE
email : embengue@gmail.com

 

 

Objectives : To continue my passion for working with children as school administrator

 

senegal 

 

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« LES HOMMES VOUS ESTIMENT EN RAISON DE VOTRE UTILITE, SANS TENIR COMPTE DE VOTRE VALEUR

Honoré de Balzac - Le lys dans la vallée

 

 

 

« CE N'EST PAS UN AMI, QUE L'AMI DE TOUT LE MONDE»

Aristote - L'éthique

 

 

« SIGGIL NGA SA ASKAN - YAA BAAX, YAA GORE»

Marilou Gingimbre - Sa jiggéén, sa xarit...

 

 

«TOUT LE MONDE PEUT FAIRE DES ERREURS ET LES IMPUTER A AUTRUI: C'EST FAIRE DE LA POLITIQUE.» 

George Clémenceau 

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WORK EXPERIENCE

v  August 2003 – February 2011: Head of School, The Portland French School:
I managed all aspects of the school : finances, education, fundraising, hire, evaluate and renew or terminate faculty and staff; maintain accreditation with the French Ministry of Education, maintain registration with the Oregon Department of Education, secure licensing from the Child Care Division.
Under my leadership, PFS emerged from a severe financial crisis with $1.5 million dollar deficit and undertook bold educational and managerial innovations:
- students trips to OMSI Camps, France, Costa Rica, Outward bound
- a third language (Chinese / Spanish) starting in 3rd grade
- the first authorized International Baccalaureate independent school in Oregon
- a school advisory council composed of the different constituencies;
I also taught 4th and 5th grade math, Middle School French social studies while being the Head of School.

v  2000 – 2003: Teacher and Cycle 3 coordinator at The Portland French School:
- taught 1st , 4th and 5th grades,
- coordinated a team of 4 teachers to develop, align and integrate the French curriculum and the Oregon Standards,
- trained the elementary school teachers on Integrated Thematic Instruction, on the teaching science and math in elementary school,
- coached after school soccer

v  Oct - Nov 1998: High School Teacher of English as a Foreign Language, Babacar Cobar Ndao High School, Kaffrine, Senegal;

v  1995-1996: Lector at the Department of French, Exeter University, United Kingdom, one of the top French departments in the country. I taught 1st , 2nd and 4th years spoken and written French, participate in all students’ evaluation;

v  1994 – 1995: Graduate Assistant, Department of English, Cheikh Anta DIOP University, Dakar, Senegal;

 

v  1987 – 1995: Primary School Teacher, Ministry of National Education, Senegal.

 


EDUCATION

v  Director’s Certificate for Early Childhood Learning Center, 2006

v  Certificate of Business Management, Professional Development Center, Portland State University, 2004

v  Inspector of Education Diploma (school district administrator), Ecole Normale Supérieure, Dakar, Senegal, 2000;

v  DEA in American literature and civilization, Cheikh A. Diop University, Dakar, 1999;

v  High School Teaching’s Certificate in English as a Foreign Language, Ecole Normale Supérieure, Dakar, Senegal, 1998;

- 

v  MA in American literature and civilization, Cheikh A. Diop University, Dakar, Senegal, 1997;

 

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v  BA in English and American literature, Cheikh A. Diop University, Dakar, Senegal, 1993;

v  Primary School Teaching Certificate, Ministry of Education, Senegal, 1988;

v  High School Diploma in Administrative Techniques, Abdoulaye Niass High School,  Kaolack, Senegal, 1985.

 

OTHER EXPERTISE:

v  International Baccalaureate Coordinator Level 1 and 2 trainings.

v  Website designing with Adobe CS4 (Dreamweaver), excel, power point, publisher, word etc.

v  Soccer Coach

LANGUAGES:

v  Wolof (fluent : read, write, speak)

v  French (fluent : read, write, speak)

v  English, (fluent : read, write, speak)

v  Spanish (high school level)

 


COMMUNITY INVOLMENT

 

v Coordinator of the Civic Organization JogJogtna.org, La Citoyenneté en Mouvement 2009 – present. An organization promoting good governance and the rule of law in Senegal

v Coordinator of the Senegalese Association of Oregon, 2008 - 2009

v Member of the Ecole Normale Superieure Council, Dakar, Senegal 1997 - 2000

v Member of Cheikh Anta Diop University Council, Dakar Senegal 1999 - 2000

v Board member of Cheikh Anta Diop University Student Service Center, 1997 - 1998;

v President of Ecole Normale Superieure’s Students Organisation, 1996 - 2000;

v President of the Afro-Caribbean Society, Exeter University, United Kingdom, 1995 - 1996; 

 

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"Nit ku ñuul dem ba ñu raxas ub yooram, ba mu fatte fu mu mas a joge, ba toskare... ba xamatunu fu nu joge; lu doon nun sax nu xeeb ko; defe ni lu nekk danu koo war a ñakku ci ñeneen ñi."
(Cheikh Anta Diop)

 

 

PORTLAND FRENCH SCHOOL - BILAN D'UNE GESTION SENEGALAISE  / TEMOIGNAGES

  

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- «PFS was founded in 1989 to offer a French-language immersion education to students in the Pacific Northwest» - Créée en 1989, la Portland French School avait pour objectif d'offrir à la communauté du Pacific Northwest une immersion dans la langue française.



- «The Board greatly appreciates Elimane’s efforts in rescuing the school from a financial crisis in 2003, and building the school to what it is today» - Effectivement, il est indéniable qu'en 2003, la Portland French School traversa une terrible crise financière. Appelé à prendre le poste de Directeur, il se mit au travail avec acharnement et sortit l'école de la gange dans laquelle elle s'était empêtrée.

  

 

La Portland French School? Elimane Mbengue a su en faire une formidable communauté riche de par sa diversité et qui n'est rien d'autre que sa vision du monde comme l'atteste son slogan «  Educating each child with the world in mind». Ouverture au monde ? Voilà que tout est dit...

- PFS is a wonderfully unique and diverse community that reflects Elimane’s vision, and literally embodies the school motto: “Educating each child with the world in mind.” 

 

 - La Portland French School s'est intégrée dans le réseau des écoles françaises et bénéficie de l'homologation de l'AEFE.

 

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 - «Elimane built, along with an incredibly dedicated group of parents and teachers, the PFS Middle School, which offers a safe, nurturing, and intellectually challenging environment for our children as they transition to adolescence L'appétit vient en mangeant dit l'adage. Le secondaire, sous son implusion, voit le jour. Toujours ambitieux et volontaire, il obtient le label IB pour son établissement.

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Qu'est ce que l'IB?

 

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Le programme est destiné à des élèves âgés de 3 à 19 ans . Il aideà développer les capacités intellectuelles, personnelles, émotionnelles et sociales nécessaires pour vivre, apprendre et travailler dans un contexte de mondialisation rapide.La communauté du Baccalauréat International compte plus de 904 000 élèves et 3 143 établissements scolaires répartis dans 140 pays.

 Le programme offre une éducation continue allant de la maternelle à la fin des études secondaires. Les établissements scolaires peuvent choisir d’offrir chacun de ces programmes de manière autonome ou de tous les offrir pour qu’ils forment un continuum.

Le Programme primaire s’adresse aux élèves âgés de 3 à 12 ans. Il met l’accent sur le développement de l’enfant dans sa globalité dans et en dehors de la salle de classe.

 Le Programme de premier cycle secondaire est destiné aux élèves âgés de 11 à 16 ans. Ce programme d’études stimulant enseigne aux élèves des aptitudes à la vie quotidienne, en englobant pour cela les disciplines scolaires traditionnelles et en transcendant les frontières qui existent entre elles.
Le Programme du diplôme, destiné aux élèves âgés de 16 à 19 ans, est un programme d’études exigeant de deux ans menant à des examens finaux et à un diplôme reconnu dans le monde entier par les universités les plus prestigieuses.

 Chaque programme comprend un programme d’études, une pédagogie et un système d’évaluation des élèves adaptés à la tranche d’âge à laquelle il est destiné. Des activités de développement professionnel destinées aux enseignants, ainsi qu’un processus d’autorisation et d’évaluation des établissements, sont également prévus dans chacun de ces programmes. Les programmes de l’IB sont enseignés dans 3 143 écoles du monde de l'IB réparties dans 140 pays.

 

 

 

 

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 - La Portland French School, sous l'égide du Sénégalais Mbengue, obtient aussi, dans la foulée, l'accréditation de la PNAIS The Pacific Northwest Association of Independent Schools   qui « is an organization devoted to promoting quality education within independent schools in the Pacific Northwest. PNAIS aims to develop comprehensive accreditation standards, to foster collegial and ethical relations among its schools, and to safeguard and represent their interests.»...

- «Through his recruiting efforts, our faculty currently represents 13 nations and four continents.  His recognition of the importance of music, physical education and art education is reflected in PFS being one of the few schools that embrace those subjects». Qui dit mieux? 13 nations, 4 continents représentés au sein de l'établissement. Les arts, la musique et le sport sont dispensés par des professionnels... Law la thiat Mbengue mbooro...

 

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PERSPECTIVES D'AVENIR...

La fin du partenariat avec la Portland French School  en Février 2011 constitue la fin d'un long cycle fructueux. Notre compatriote Elimane Mbengue a su transformer en actes et en acquis les attentes et espoirs placés en lui.

2000 / 2011... Il a tout donné... Nous lui souhaitons bon vent et que les Mannes des Ancêtres l'accompagnent le reste du chemin. Nous vous ferons part de sa nouvelle orientation professionnelle après son break sabbatique de quelques mois.

 

Marilou Gingimbre 

MISE A JOUR /  UP DATE

2011 / 2012       -    Assistant Director at CHPCS  - Portland

 

 

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 22:58

DU 08 OCTOBRE  2010 AU 17 JANVIER 2011

 

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Le musée national Picasso de Paris, suite à sa fermeture pour rénovation, a permis qu'une bonne partie de sa collection puisse voyager.

 

Le musée d'art moderne de Seattle ( Etat de washington) a eu la chance d'accueillir 150 peintures, sculptures, dessins, gravures et photographies de Pablo Picasso, l'artiste le plus prolifique, le plus innovant du XXeme siècle.

 

 

L'exposition a tenté de retracer le parcours professionnel de l'artiste en exposant ses oeuvres selon des périodes bien définies:

-  Picasso débutant

-  Période bleue - 1901 / 1904

-  Période rose - 1904 / 1906

-  Influences africaines - 1907 / 1909

-  Cubisme - 1907 / 1914

-  Ballets Russes

-  Surréalisme

- Guernica et pacifisme

-  Picasso et la corrida

 

 

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Zoom sur quelques oeuvres....

 

 

 

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Auto portraits - Période bleue 

 

 

 

 

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Paul en arlequin - Période rose

 

 

 

 

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Période rose

 

 

 

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Influences africaines

 

 

 

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Inluences africaines

 

 

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Cubisme

 

 

 

 

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Cubisme - Le joueur de guitare

 

 

 

 

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Les demoiselles d'Avignon

 

 

 

 

 

 

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Surréalisme

 

 

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Le célèbre Guernica

 

 

 

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Guerre d'Espagne

 

 

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El matador

 

 

 

VUES DU MUSEE 

 

 

 

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Cauchemar...

 

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 Robe...

 

 

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Tableau -  art contemporain

 

 

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Sculpture

 

 

 

EXPLOITATION PEDAGOGIQUE DE LA VISITE : REPRODUIRE UNE OEUVRE D'ART DE PICASSO SUR LA NAPPE BLANCHE DU RESTAURANT ( PINCES DE CRABES, CREVETTES ET PALOURDES)

 

 

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DESSIN DE PICASSENE 

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 05:05

QUELLE ECOLE AUJOURD'HUI POUR LE SENEGAL ET L'AFRIQUE DE DEMAIN, 50 ANS APRES LES INDEPENDANCES ?

 

 

 

 

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  Le Théatre national Daniel SORANO de Dakar

 

 

 

 

 

 

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,

Monsieur le Président du Conseil Economique et social,

Monsieur le Premier Ministre,

Mesdames et messieurs les Ministres d'Etat,

 Mesdames et messieurs les Ministres,

Excellences Mesdames et messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et messieurs les Sénateurs et Députés,

Messieurs les Recteurs, Honorables invités,

Chers Parents d'Elèves,

Chers Collègues,

 Chers Lauréats,

 

 

 

Permettez moi Excellence, Monsieur le Président de la République, d'adresser mes premiers mots aux lauréats pour leur dire qu'ils ont le privilège d'être là, aux premières loges de la République, du fait de leur labeur qui témoigne que l'excellence est le fruit du sérieux, de la discipline et de l'effort soutenu.

 

 

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Chers lauréats,

 

Aujourd'hui, vous êtes récompensés pour avoir compris assez tot que le génie ne passe du virtuel à l'effectif qu'au prix d'immenses sacrifices auxquels vous avez si généreusement consentis, en surmontant les innombrables épreuves qui ont dû certainement sillonner votre trajectoire. Ce faisant, vous avez compris à la suite de Karl Marx s'aderessant au citoyen Maurice La Châtre qu'« il n'y a pas de route royale pour la science et ceux là seulement ont la chance d'arriver à ses sommets lumineux qui ne craignent pas de se fatiguer à gravir ses sentiers escarpés».

 

En effet, la loi de l'excellence nous a souvent instruits que rien de grand ne se construit sans effort, sans persévérance, sans patience. «L'excellence, dit Aristote, n'est pas un accident, une occurence mais une transcendance quotidienne et permanente de soi».

 

En ce sens, chers lauréats, par votre travail que cette cérémonie magnifie si solenellement,vous avez honoré vos parents, vos professeurs et votre pays. Par votre engagement dans la voie de l'excellence, vous avez sans doute pris pour modèles d'illustres personnalités au nombre desquelles le Président de la République, lui-même, brillant universitaire dont le parcours et la vision sont des exemples de persévérance, d'endurance et de dépassement de soi. Parmi ces personnalités, le Parrain de ce prestigieux banquet, éminent homme politique qui fait partie des Sénégalais qui ont joué un rôle de tout premier plan dans la lutte pour l'indépendance du Sénégal, je veux nommer Valdiodio Ndiaye, né le 19 Mars 1923 et décédé le 05 Mai 1984 à Dakar.

Par ce choix, le Chef de l'Etat cherche, certainement, à ancrer dans vos jeunes mémoires l'exemplarité du patriotisme et du courage politique de ce brillant juriste, militant emblématique de la souveraineté de son pays et de l'unité Africaine.

 

 

 

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Monsieur Valdiodio Ndiaye Parrain de la Cérémonie

 

 

 

 

 

 

Excellence, Monsieur le Président de la République,

 

En vous remerciant du choix porté sur ma personne,sans doute expression de votre attachement si particulier au principe d'équité, attachement qui s'est traduit par exemple dans la parité, je me propose de réfléchir sur cette question fondamentale « Qelle école aujourd'hui pour le Sénégal et l'Afrique de demain, 50 ans après les indépendances?»

 

Notre étude est une réflexion qui nous invite à penser notre devenir. Il s'agit de nous assurer de la solidité du système d'éducation chargé de former notre jeunesse et de manière beaucoup plus précise, du système scolaire.

 

Penser l'école aujourd'hui pour le Sénégal et l'Afrique de demain, 50 ans après les indépendances, c'est réfléchir sur le type de femme et d'homme que nous voulons former. Il s'agit de définir une Politique de l'Education 

à l'echelle nationale et continentale articulée à une dimension prospective au sens où l'on entend Gaston Berger, c'est à dire qui concerne les actuels et les futurs citoyens Sénégalais et Africains.

 

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En effet, tout projet d'éducation, toute Ecole, vise à former un certain type de femme ou d'homme, et l'Ecole est précisément, ce lieu de production et de reproduction du savoir, du savoir-faire et du savoir-être. Or, cette institution et ses valeurs sont le fruit de toute une histoire. L'architecture de notre Ecole est, d'une certaine manière, un héritage de la colonisation européénne. Cela ne veut point dire qu'il a fallu l'implantation de l'école pour éduquer nos enfants.Toutes les sociétés, même celles qui sont perçues comme « archaiques» éduquent, et cela depuis toujours.

A preuve, dans nos sociétés traditionnelles, l'initiation des jeunes gens comportait une certaine afficacité qui permettait une socialisation réussie et une maîtrise des connaissances nécessaires à leur insertion dans leur milieu et dans le monde. Cela prévenait les crises multiformes qui pouvaient survenir.

 

 

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 CEREMONIE DE L'INITIATION

 

La colonisation est venue, non sans violence, accélérer la désarticulation déjà en gestation de cette double harmonie entre l'homme et l'homme mais aussi entre l'homme et la nature, notamment par l'entreprise de l'Ecole qui, tout en fascinant, était redoutée. Je vous renvoie à la société Diallobé dans l'Aventure Ambiguë de Cheikh Hamidou Kane.

 

 

 

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  M. CHEIKH HAMIDOU KANE - ECRIVAIN

 

 

Cette Ecole implantée par le colonisateur avait pour fonction de former des supplétifs, des commis et des Cadres moyens en rapport avec la gestion et le maintien de la domination coloniale.

Faidherbe, Gouverneur du Sénégal en 1854, dans la définition de sa mission politique de conquête et de domination, avait élaboré aussi en même temps, un projet d'école. Ainsi, le but recherché était d'implanter des écoles pour diffuser la langue française, qui se révèle ici comme un instrument de facilitation de l'expansion de la domination coloniale, mais surtout de corrosion des âmes, prises en otage. Nul n'ignore en effet que la langue n'est pas seulement un moyen de communication: elle porte l'âme d'un peuple. Il est clair dès lors que l'objectif fixé était la dimination culturelle et politique. A cet égars. Rolland Barthes a eu raison de dire, à l'occasion de sa leçon inaugurale au Collège de France, que « toute langue est fasciste » c'est à dire qu'elle nous enferme dans une vision du monde spécifique et nous contraint à penser d'une autre manière.

 

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L’école était sous le système colonial un instrument d’aliénation où l’enseignement a consisté à amener des écoliers à adhérer à des valeurs – posées  comme universelles – issues du patrimoine français. Or, celles ci, sélectionnées et fonctionnant comme des normes, ont été élaborés sur la base de leur propre histoire. Il fallait amener les jeunes Africains à admirer les héros du colonisateur. Sous ce rapport, l’école est demeurée plus que jamais un outil de propagande de la cause et de la langue françaises. On peut dire, à juste raison, que c’était le moyen le plus certain dont la puissance coloniale pouvait disposer pour faire accepter sa domination, car, comme le dit Maurice GODELIER, « dans une relation de domination, la force la plus forte n’est jamais celle du dominant, mais le consentement du dominé à sa propre domination ».

Ainsi, pour comprendre notre parcours depuis 50 ans, il faut interroger cette origine de notre école qui explique en grande partie ses maux et ses impasses. Dans cette perspective, on comprend parfaitement qu’au lendemain des indépendances, les jeunes états africains aient cherché à réorienter leur politique éducative, ce qui ne pouvait se faire sans une réélle prise en compte des nouveaux enjeux.

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La tâche devait donc consister à diagnostiquer les tares héritées de l’Ecole coloniale et à construire la nation en transcendant les différences culturelles, éthniques, confessionnelles et historiques. Il était nécessaire de donner à l’Ecole une perspective africaine. Ainsi, la nouvelle mission consistait à transmettre aux jeunes gens qui la fréquentaient des normes et des valeurs identiques et endogènes. En effet, le modèle colonial devenant désuet, le recours à nos traditions intellectuelles et morales repérables dans les différents groupes qui constituent notre pays devenait incontournable pour la deconstruction de l’idéologie coloniale.

La finalité d’une telle entreprise était la formation d’un citoyen éclairé, conscient de sa responsabilité dans le devenir de la nation.

Pour ce faire, l’identification à la patrie passait d’abord par la connaissance de son pays, ses héros, sa géographie, son économie, son histoire;  en somme, il a fallu nous approprier notre identité en la réécrivant, nous approprier notre passé. C’est l’histoire de la chasse racontée par les lions et non plus par les chasseurs.

 

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L’Ecole devait ainsi s’employer à cultiver l’amour de la patrie, à faire connaître les traditions et S’y enraciner tout en s’ouvrant au monde extérieur. C’est en ce sens que Senghor invitait à « s’enraciner dans notre propre culture irrgué par une tradition vivante et s’ouvrir à l’autre, à sa richesse que représente sa difference». En d’autres termes, une dialectique du Même et de l’Autre œuvre ici sous la modalité d’une ambition consistant à amener le jeune écolier à s’enraciner ans les valeurs authentiquement africaines mais en meme temps, à s’ouvrir aux valeurs universellement partagées. Cette dialectique entre l’Alter et l’Ego n’est elle pas magnifée par tous ces homes soucieux de la paix et de la concorde? Parmi ces esprits bien êlucides, nous ne pas penser à Antoine de Saint Exupéry que nous citons de mémoire « si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis ». C’est la condition de notre affirmation, de la reconnaissance des autres mais aussi de la reconquête de l’initiative historique sans laquelle nous ne pouvons être compétitifs dans un context de concurrence.

Mais reconnaissons le, cette rupture necessairement radicale a été timide. C’est là, tout le paradoxe. Notre Ecole, malgré l’urgence et l’exigence radicale de rupture, n’est pas parvenue à romper le lien ombilical avec sa génitrice colonial. En clair, elle continue de trouver ses fondements paradigmatiques dans ce passé réprouvé non sans façonner aujourd’hui encore, une élite extravertie. On comprend pourquoi pendant les années 60, l’un des combats majeurs menés par les intellectuels noirs africains était d’éclairer les peuples, d’où le succés des mouvements de la Négritude, de la conscience noire panafricaine, fédéraliste ou indépendantiste.

 Copie de SP A0987

 

Excellence, Monsieur le Président de la République,

 

Penser l’Ecole après 50 ans d’indépendance c’est réfléchir par-delà les obédiences de quelque sorte qu’elles puissent être, pour trouver des solutions durables aux problèmes qui la gangrènent. L’Ecole, aujourd’hui, satisfait de moins en moins la plupart des acteurs: les parents, les enseignants, encore moins l’Etat qui lui consacre pourtant un budget colossal – qui s’élève à 40% - et qui se demande ce qu’il faut faire pour la sauver.

En réalité, nous assistons à une crise mondiale de l’éducation qui n’est que le reflet d’une crise plus générale de la société moderne qu’on ne peut résoudre que par une politique clairement définie, qui integrer une prise en charge de la dimension ethique du sujet à former et une restauration de l’autorité des ainés ( les parents, les professeurs…) qui, bien que n’ayant plus le monopole du Savoir, demeurent des piliers indispensables.

 

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On le sait, l’école est prise dans le vertige des transformations qui secouent nos societés. Elle demeure pourtant la seule réponse aux questions qui nous assaillent et qui nous viennent du fait que nous sommes encore les parias de la modernité. Que l’Ecole coûte cher, nul ne le conteste, mais si nous voulons sortir de notre situation de pays dominé, nous n’avons pas d’autre alternative que celle qui consiste à donner une bonne education à nos enfants. Comme le dit le Juge Kéba Mbaye qui insiste sur la dimension fondamentale de l’éthique: « La deuxième condition du règne de l’éthique, c’est l’éducation. Tous mes amis des pays émergeants, pouirsuit il, me le disent; la clé de leur réussite, c’est l’Education »

Après 50 ans d’indépendance, l’Afrique est à la croisée des chemins. Guerres civiles, famines, catastrophes naturelles, coups d’états sont pourtant toujours notre lot quotidien. Certes des pays comme le Sénégal ont encore une croissance positive, ce qui dénote une réélle volonté de progrés. Mais le chemin à parcourir est encore long, et nous ne prendrons pas la mesure des enjeux tant que nous ne comprendrons pas que le Savoir est devenu l’infrastructure des sociétés modernes. C’est un contexte semblable qui a fait dire à Hegel que « l’importance d’une bonne école ne se fait jamais sentir plus fortement qu’au milieu des circonstances propres aux temps que nous vivons».

Nous pouvons, à bon droit, brandir un certain nombre d’indicateurs prouvant à souhait le gigantesque parcours accompli en 50 ans, plus que les 300 ans de colonisation ! Aujourd’hui, nous avons pu, par exemple, au Sénégal, démocratiser l’accés au Savoir en ayant presque atteint le taux de scolarisation universel (92,5%), et implanté des écoles dans les hameaux les plus reculés, des collèges de proximité, des lycées, des centres de formation professionnelle et des universités dans différentes régions du pays, introduit des «Daaras» modernes. Mais la grande innovation, Monsieur Le Président de la République a été le concept et la réalité de la Case des Tout-petits, qui prend les enfants en bas-âge en permettant ainsi de les socialiser très tôt et de restituer aux personnes âgèes la place qui, jadis, était la leur dans l’Education des enfants.

Ces efforts ont été fournis en même temps que d’autres, notamment le recrutement en nombre important d’enseignant, dans les différents secteurs de l’enseignement, la revue en hausse sensible du traitement des enseignants, la dotation en materiel didactique, la résorbsion de la fracture numérique par l’universalisation de l’accés à l’ordinateur et à l’internet ( par l’implantation des salles informatiques équipées dans les établissements scolaires),la promotion de la scolarisation des filles ( aujourd’hui, le taux de scolarisation des filles est passé sur la période 2003-2009 de 73% à 95,9% soit une evolution de 22,9%...

En dépit de ces réponses pour promouvoir l’Ecole de demain, force est de constater qu’il reste du chemin à parcourir à tous les nouveaux afin d’améliorer les performances. Il s’agit entre autres: 

-       De combattre le mimétisme culturel en donnant à nos enfants le sentiment d’être les dépositaires du testament de nos ancêtres et surtout les transmetteurs obligés de notre identité.

-       De revaloriser les langues africaines précisément en les introduisant dés l’école maternelle puisque les pédagogues nous enseignent qu’il est plus aisé pour l’enfant de conceptualiser et de s’approprier le monde dans sa langue maternelle facilite les apprentissages et la comprehension des autres langues. La grande urgence, c’est de faire de nos langues des outils d’administration et de gestion. Et l’histoire a montré que nous, Africains, sommes polyglottes par nécessité, soit parceque l’on vit à côté d’autres groupes ou que l’école nous impose la langue officielle.

-       D’assurer le développement professionnel des maîtres en les inscrivant dans un dispositive de formation pédagogique efficace et articulé autour de contenus répondant aux besoins et selon une méthodologie et une durée appropriées. C’est dans cette mesure seulement que l’on pourra endiguer la dégradation accélérée des niveaux et pretendre à des enseignements de qualité.

-       De rationnaliser la carte scolaire par une gestion du personnel integrant la prise en compte de certaines norms de qualité et se méfiant des contraintes politiques locales qui obéissent souvent à des determinations étrangères plutôt qu’à un souci d’objectivité et de rationalité. C’est pourquoi, il est nécessaire d’opérer une programmation des constructions scolaires afin d’optimiser l’allocation des ressources en tenant compte du besoin du plus grand nombre..

-       De pacifier l’espace scolaire: il est necessaire qu’il ait une synergie des efforts entre les différents partenaires ( Autorités, parents d’élèves, syndicat d’enseignants, et même élèves et étudiants). L’Ecole doit être préserve des conflits récurrents qui la paralysent, elle doit être un havre de paix, c’est le lieu du « loisir de penser». Prévenir les crises exige des différents protagonistes qu’ils aient en vue l’intérêt exclusive de l’Ecole et qu’ils soient de bonne foi.

 

Mais l’Ecole n’étant pas un microcosme isolé dans le macrocosme social, ses convulsions ne sont que le reflet de celles de la société. C’est en ce sens qu’en janvier 1981, les Etats Généraux de l’Education et de la Formation (E.G.E.F.) se sont tenus pour réfléchir sur l’Ecole traduisant ainsi une volonté de reformer cette institution fondamentale parcequ’elle répondait à peine aux attentes de la société.

 

Il importe aujourd’hui de revenir à l’esprit des Etats Généraux de 1981 pour trouver des éléments de réponse car ils apparaissent comme une analyse lucide de la situation qui prévalait à l’époque. Cette analyse était le fruit d’une réflexion consensuelle qui présentait des solutions particulièrement novatrice: integration des langues nationales, de l’enseignement religieux (introduit seulement dans notre système depuis 2008 et partiellement), creation de filières professionnelles…

 

L’Ecole Nouvelle préconisée par les Etats Généraux se voulait totalisante en tant qu’elle cherchait à prendre en compte tous les aspects de l’individu. En effet, ce qui importe dans une entreprise d’Education, c’est de comprendre la dimension complexe de l’être   éhumain. On refuse ici de s’installer dans une perspective mono-analytique qui réduirait l’homme ou la femme à un seul aspect. Cela exige alors la prise en compte des différentes sphères à l’intérieur desquelles évolue cette femme ou cet homme qu’il est question de former. Cette analyse trouve son ancrage dans la tradition des philosophes comme Platon, Kant, Rousseau, Hegel qui se sont intéressés de très près aux problématiques sociales de leur époque et, partant, à l’éducation. Penser l’Ecole n’est pas une nécessité comprise comme volonté de réforme de la société comme lieu de transmission.

 

 

Excellence, Monsieur le Président de la République,

 

 

Aujourd’hui, les défis du XXIème siècle doivent nous amener à investir comme vous ne cessez de le rappeler, dans les ressources humaines perçue comme facteurs determinants de croissance. Le facteur humain influe directement sur la production, la créatvité et l’inventivité. Cette option pour l’Education et la Formation a permis à des pays comme le Japon, quoique dépourvus de ressources naturelles mais s’adossant fortement sur sur ses traditions, de se developer et de se poser comme une grande puissance.

Dans le même sillage, d’autres pays comme la Corée du Sud, la Malaisie, la Chine, Taïwan, Singapour ont très vite compris que le développement ne se réalise pas nécessairement par la possession de gisements de matières premières mais qu’il présuppose la valorisation des gisements humains. C’est alors que suivant l’exemple du Japon, ils vont investir massivement dans l’éducation et la formation. En effet, si le Japon de l’Ère Meiji a réussi deux grandes revolution, c’est que ses dirigeants, à ce moment précis de son evolution, ont mis l’accentsur le caractère determinant du facteur humain dans le développement économique et social. Le Savoir apparaît comme la première denrée économique et politique à l’ère de l’information.

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Considérant ces expériences, il ressort que l’Education performante, c’est bien celle là qui prend son ancrage dans les réalités socio-culturelles de l’apprenant, ce quoi permet de venir à bout du mimétisme pour une mise à profit de la dialectique qui doit structure les rapports entre enracinement et ouverture. Sans doute c’est un tel esprit qui a incite notre collègue Alpha Amadou Sy à réaffirmer avec force : « aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les jeunes se doivent de realizer que la problématique de la culture, dans la perspective du développement , garde, aujourd’hui encore, toute sa fraîcheur. L’Afrique qui se meut douloureusement dans la mondialité, ne saurait faire l’impasse ni sur les questions identitaires, ni sur les questions culturelles. Qu’il faille éviter les pièges des « identités meurtrières»du passéisme et/ou du culturalisme sous toutes ses forms ne saurait être un prétexte pour minorer le role determinant de la culture dans tout projet de société».

Cet ancrage culturel, en tant qu’il sert de structure d’accueil à la créativité et à l’inventivité reste une des conditions de possibilitéd’une appropriation positive de ce qui se fait ailleurs. Partant, les Africains pourront devenir contemporains des autres en faisants leurs les immenses acquis des sciences et des technologies en function des preoccupations vitales de leurs peuples.

 

 

A contrario, là où le vide culturel sévit, nos peuples sont à la merci des influences étrangères dans ce qu’elles ont de plus perverses pour le développement. Ainsi, nos rares enfants qui ont la chance d’échapper à la fracture numérique sont conditionnés par des moteurs de recherché qui vulgarisent des manières de faire ou d’être que le Nord érige, malencontreusement, en absolu. Ce conditionnement, qui imprègne leur environnement mental et culturel, entretien le mythe de l’Ailleurs. L’histoire, pour eux, se passé là-bas et la consequence de cette extraversion, c’est le mot d’ordre : partir à tout prix. D’où le double défi: éduquer nos enfants en respectant les norms universelles tout en les enculturant dans nos traditions.

En vérité, les deux defies précités ne sont pas les euls, il y a un autre yout aussi pregnant, c’est celui de la democratization de l’accés du Savoir pour une qualité de l’Education, pour une société plus equitable apte à former des gens compétitifs.

C’est pourquoi Excellence Monsieur le Président de la République, nous ne pourrons répondre présents à ce grand rendez-vous sans pour autant acquérir ces « armes miraculeuses» qui nous délivrent de l’état de consommateurs passifs du Savoir produit par d’autres et nous poser en producteurs de ce capital immateriel, aujourd’hui le plus fécond.

La democratization devrait s’accompagner d’une fédération de ressources humaines et autres au niveau du continent. La mise en pratique d’une vision continentale à travers les Etats – Unis d’Afrique obéit à cet impératif. Vous avez théorisé, Monsieur le Président de la République, dans votre ouvrage « un destin pour l’Afrique » un enseignement supérieur continental, adapté aux différentes regions africaines selon leurs besions et leurs ressources spécifiques. Vous avez commencé à mettre cela en pratique avec l’université du futur africain. Il ne suffit donc pas d’avoir des ressources naturelles, encore faudrait il disposer des homes capables de les mettre en valeur.

Ce que l’Ecole coloniale a réussi, dans son versant fédérateur, au niveau de l’AOF, nous pourrions bien le realiser ici et maintenant. Le succés d’une telle entreprise est tributaire d’un ancrage culturel et d’ine conscience panafricaniste des élites qui pourront, à leur tour, exercer un leadership efficace.

La politique, faut il le rappeler, organise la vie à l’intérieur de la cité en commençant d’abord par s’occuper comme dit Hannah Arendt, « des nouveaux venus » que sont les enfants pour les protéger du monde et protéger le monde de ces « étrangers».

Par conséquent, une bonne politique éducative devrait mettre l’accent sur l’insertion des jeunes dans la société qui les accueille. L’Ecole a pour mission de les préparer à assurer  continuité et surtout de susciter des vocations, de faire émerger une élite. Amilcar Cabral disait à ce propos dans son ouvrage – L’arme de la théorie – que « pour diriger un peuple vers sa liberation, vers son développement, il faut une avant-garde, c’est à dire des gens qui montrent qu’ils sont les meilleurs et qu’ils sont capables de le prouver dans l’action».

Il revient alors à l’Ecole d’aider chaque jeune à se donner une vocation, se former et se percevoir comme future cadre africain. Ce qui implique la concertation entre pays africains au niveau des programmes et des methodes d’enseignement tout en veillant à préserver les spécificités nationales. La politique de formation des jeunes africains doit préparer et accompagner l’unité et la renaissance africaine qui en sont à la fois le moteur et le résultat: intégrer les différentes formations de l’école primaire jusqu’ à l’université.

Penser l’Ecole sénégalaise d’aujourd’hui et de demain, c’est esquisser les conditions culturelles, mentales, infrastructurelles et pédagogiques propices à une saine emulation pouvant favoriser l’émergeance de notre genie et l’éclosion de talents propres à porter cette dynamique. Et l’intéret de cette emulation, vous l’avez bien cerné, Monsieur le Président de la République, vous qui tenez à perpétuercette cérémonie solennellement organisée par la République pour honorer ses filles et ses filsles plus méritants.

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Chers lauréats,

Le Chef de l’Etat, en president personnellement cette prestigieuse rencontre dans ce mythique Temple des Arts, ne cherche pas seulement à vous féliciter pour le travail accompli. Il vous exhorte à œuvrer advantage pour être à la hauteur des immenses et légitimes attentes d’un people qui se doit de triompher de l’ignorance et de la pauvreté.

Monsieur le Président de la République,

En vous remerciant vous et les plus hautes autorités de l’Etat et en particulier Monsieur le Ministre de l’Education, en saluant l’effort constamment fourni par les parents d’élèves et en m’honorant de la determination et de l’abnégation de tous les enseignants toujours au service de la grande cause de l’Ecole, je dis:

-       Félicitations à nos jeunes lauréats

-       Ma profonde gratitude à ceux qui m’ont offert l’opportunité de m’adresser à cette si auguste assemblée.

-       Et merci à tous pour votre aimable attention.

 

Mme DIEYNABA  BADJI

Professeur de philosophie au Lycée Galandou Diouf de Dakar 

 

 

 

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 22:01

 

 

 

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En rapport avec la célébration des 350 ans de la ville de Saint-Louis du Sénégal et en collaboration avec le Conseil régional, la Mairie de Saint- Louis, celle de Podor, Le Musée CRDS, L'Association mémoires scientifiques du Sénégal souhaite organiser du 31 Janvier au 04 Février 2011à Saint Louis et du 07 au 09 Février 2011 à Podor, des journées culturelles et scientifiques sur l'environnement, ayant pour but de rendre hommage à l'illustre botaniste Michel Adanson qui a séjourné de 1749 à 1753 au Sénégal, particulièrement dans la région de Saint-Louis et le département de Podor.

 

 

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Cette célébration des 350 ans de Saint-Louis coincideavec le 260 ème anniversaire de l'arrivée de Michel Adanson au Sénégal.

Eminent scientifique du 18 ème siècle, il aura donné au BAOBAB emblème du Sénégal, son nom scientifique Adansonia Digitata, créé le premier dictionnaire ouolof français, élaboré la classification naturelle des plantes en 58 familles, sur la base de ses recherches et découvertes au Sénégal du 18 ème siècle ( la taxonomie adansonniène).

 

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Sur la base de ces découvertes, l'association a élaboré un Programme d'appui à l'éducation environnementale destiné aux enfants des écoles, Lycées, universités professeurs de S.V.T. et autres amoureux de la nature.

Ces richesses du passé, toujours présentes, sont vulgarisées à travers une exposition itinérante, des cours conférences animés par des menbres sympathisants de l'association.

 

 

 

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En savoir plus ?

 

* Lire l'article sur les herbiers, activité organisée par l'association mémoires scientifiques du Sénégal en partenariat avec la coopération française et le Ministère de l'éducation nationale du Sénégal.

 

 

http://leslaurierscosultance.over-blog.com/article-sciences-a-l-ecole-exposition-et-herbier-50283656.html

 

 

* Lire l'article sur Michel Adanson

 

 

 

  http://gingimbre.over-blog.fr/article-michel-adanson-50291690.html

 

 

LISTE DES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES QUI AURONT LE PRIVILEGE D'ACCUEILLIR L'EXPOSITION ET DE CONFECTIONNER UN HERBIER.

 

- LE LYCEE HAMET FALL

- LE PRYTANNE MILITAIRE DE SAINT LOUIS

- LE CEM GUILLABERT

- LE CEM DE PODOR

 

Un grand merci à M. Mangoné DIène et M. Bachirou Guèye pour leur dévouement et leur engagement sans faille.

  Nous souhaitons un grand succés à ces journées culturelles.

 

 

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